CONTENU

L'ÉVÝDENCE DE LA PROPHÉTÝE

Publications du Waqf Ikhlâs No: 4

  1-L'évidence de la Prophétie

  2-Préface

  3-Avant-Propos Du Livre

  4-Que Signifie La Prophetie

  5-Que Signifie Le Miracle

  6-Premiere Monographie

  7-Deuxieme Monographie "Preuve de la Prophetie de Hadrat Muhammed"

  8-Reponse A Un Ignorant De Religion

  9-Communisme Et L'hostilite Des Communistes Contre La Religion

10-Deuxieme Partie Les Temps Des Prieres

11-Lexique

12-Conseil


L’évidence
de la
Prophétie

 

Par
Ahmed Fârûkî Serhendî

 

Sixième édition

 

HAKÎKAT KÝTÂBEVÝ
Darüþþefaka Cad. No: 53 P.K.35
34083-Fatih/ÝSTANBUL-TURQUIE
http://www.hakikatkitabevi.com
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1999

 

A’uzu billâhi minechlcheitânirradjîm
Bismillahirrahmanirrahim.

Rasûlullah “sallallahü aleihi wa sallam” a communiqué: “Celui qui vit mon sunna quand la dépravation s’étend parmi mon ummat aura la récompense de cents martyrs”. Les savants de l’une de quatre madhabs (écoles juridico-islamiques) sont appelés “savants Ahl-i sunna”. Le maître de ces derniers, c’est Imâm-ý a’zam (le grand Imam) Abû Hanifa. Ces savants ont écrits dans leurs livres ceux qu’ils ont appris par Ashab-ý kirâm (Compagnon de Rasûlullah), et les Compagnons ont communiqué ceux qu’ils ont entendus de Rasûlullah.

Aujourd’hui, les gens dans le monde se divisent en trois groupes:

1– Les infidèles: Ceux-ci disent qu’ils ne sont pas musulmans. Les Juifs et les Chrétiens sont de ce groupe.

2– Les Musulmans sunnites: Ceux-ci existent dans tous les pays et leur nombre augmente.

3– Les Hypocrites: Ceux-ci disent qu’ils sont musulmans, mais leur foi et leur rituelle ne semblent pas à Ahl-i sunna. Ils ne sont pas de vrais musulmans.

 

 

LES TEMPS DES PRIERES

N.B.: Tout le monde est autorisé à traduire ou à reproduire ce livre, mais sans en changer le contenu. Nous le remercions beaucoup et prions à Allahu ta’âlâ pour qu’Il récompense son travail profitable. Les conditions pour l’autorisation: Le papier utilisé pour la pressure doit être de bonne qualité. La conception du texte, des lettres et du montage doit être réalisée sans fautes et avec soin.

________________

AVIS: Les missionnaires essayent de propager le Christianisme, les Juifs s’efforcent de propager les paroles corrompues de leur religieux et Hakikat Kitabevi fait la même chose pour propager l’Islâm et les franc-maçons pour anéantir les religions. Ceux qui sont raisonnables découvrent la vraie de celles-ci, aident à la propager et apportent ainsi du bonheur à tous les gens. Et cela serait le plus précieux et plus utile service à l’humanité.

Baský: Ýhlâs Matbaacýlýk Gazetecilik Yayýncýlýk
                          Sanayý’ Ticâret A.Þ. ÝSTANBUL Tel: 454 29 38

 

 

Bismi’llâhir’-rahmâni’r-rahîm

PREFACE

Nous commençons à traduire le livre “L’évidence de la Prophétie” en prononçant le Basmala[Prononçer la formule sacramentelle “Bismillâhirrahmanirrahîm”, au nom d’Allah Clément et Miséricordieux. -Je commence en demandant l’aide d’Allah.]. Allahü taâlâ (Le Tout Puissant) a pitié de tous les êtres humains qui sont sur cette Terre. IL crée toutes choses utiles et les remet à nous tous. Dans l’au-delà, parmi ceux des croyants désobéissants qui devraient aller en Enfer, IL pardonnera à ceux qu’IL voudra pardonner, leur accordera sa Grâce et les enverra justement au Paradis. C’est Lui seul qui crée toutes les créatures vivantes, qui fait que tous les êtres continuent d’exister à tout moment et qui les protège de la peur et de l’horreur. C’est en nous plaçant sous la protection d’un nom aussi honorable que celui d’Allah que nous commençons à traduire ce livre.

Gloire et Remerciement (Hamd) [Hamd: Gloire, Louange, Grâce. -Mentionner les faveurs, les dons venant d’Allah, chanter ses louanges.] à Allahu taâlâ. Paix et bénédiction sur Son Messager, Prophète bien aimé, Hadrat Muhammed. Que les prières favorables soient sur son pur Ahl-i bait [Les proches parents de Hadrat Le Prophète: Hadrat Ali (son cousin germain et son gendre), Hadrat Fâtýmâ (sa fille), Hadrat Hasan et Hadrat Huseyn (ses petits fils).] ainsi que sur ses loyaux et fidèles Compagnons (Ashab)!

Allahu taâlâ a grande miséricorde pour Ses serviteurs humains, IL souhaite qu’ils vivent dans la sécurité, le monde, et qu’ils atteignent la félicité éternelle dans aisance dans l’autre. C’est ainsi qu’IL fit le Prophète de ceux qui sont les plus supérieurs, les plus bons qu’Il choisit parmi les gens, et en leur révélant des livres sacrés, IL montra la voie de la félicité et de l’aisance. IL déclara qu’il faut d’abord croire en Lui-même et en Ses Prophètes pour atteindre la félicité, ensuite obéir aux commandements dans Ses livres sacrés. Quelqu’un qui croit ainsi et qui aime, apprécie les commandements est appelé “Mu’min” et “Musulman”.

Les savants Islâmiques écrivirent beaucoup de livres en toutes langues pour communiquer le réalité de l’existence et de l’Unité d’Allahu taâlâ (Le Tout Puissant) et pour expliquer comment on devrait croire en Prophètes. On en vit plusieurs. Nous arrivâmes à cette conclusion que, de ceux qui furent écrits dans un style concis, clair, explicite et compréhensible et supprimant les doutes et les pressentiments, le livre écrit en arabe, intitulé “Isbat-un-nubuwa”, était le plus utile. Ayant confiance de l’aide d’Allahu taâlâ, nous commençâmes à traduire ce livre en turc et en autres langues. Nous exposâmes quelques citations explicatives empruntées des autres livres entre les crochets. Le grand savant Islâmique, Imâm-ý Rabbânî Ahmed Fâruqî écrivit ce livre quand il avait dix-huit ans. Il cita les textes qu’il choisit de la dernière partie du livre “Chérh-i Mawaqýf” et il les expliqua. Il avait été publié pour la première fois avec sa traduction en langue Urdu en Pakistan et plus tard il fut réimprimé en offset par Hakîkat Kitabevi à Istanbul en 1396 de l’Hégire (1976). Hadrat Ýmâmý Rabbânî était né dans la ville Serhend en Inde en 971 de l’Hégire (1564) et y décédé en 1034 H. (1625).

La traduction en turc du livre est achevée le premier Redjeb-ul-ferd, 1398 de l’Hégire, c’est à dire, le 7 Juin 1978, Mercredi. Nos remerciements infinis à notre Allah qui nous accorda cette traduction! D’autre part nous préparâmes deux articles dont l’une est “Réponse à un ignorant de religion” et l’autre sur le socialisme et le communisme, et nous les ajoutâmes au livre.

Nous prions [Notre Allah] pour que tous les gens, en se purifiant eux-mêmes des effets séduisants des publications dévorantes et décevantes, lisent ce livre avec attention et avec l’équité, et atteignent ainsi le bonheur et l’aisance dans ce monde et la félicité éternelle dans l’autre monde.

  Mîlâdî                   Hidrî lunaire                   Hidjrî solaire
1999                        1420                                  1377

 

 

AVANT-PROPOS DU LIVRE

Je rends mon hamd[Voir page 5.] à Allahu taâlâ (Le Tout Puissant) qui envoya Ses Prophètes pour montrer la voie du salut à Ses serviteurs humains, qui révéla Ses grands livres aux quatre d’eux et dont les livres ne contiennent d’aucune aberration ou difformité. Le livre qu’IL révéla à Son dernier Prophète, Hadrat Muhammed[Je prie de mes lecteurs qu’ils prononcent “sallallahû Aleihî Wassalam” ou “Aleihissalam” après avoir lu le nom béni de notre Prophète, Hadrat Muhammed.], est le Qur’ân-al Karim[Coran ou Kur’ân. Dire “Qur’ân-ý kérim” ou “Kur’ân-al karîm”, c’est plus exacte.]. Dans le Qurân tout ce qui est nécessaire pour les serviteurs humains fut communiqué, les incrédules furent alarmés avec le tourment, et les croyants qui accomplissent les commandements de l’Islâm eurent reçus la bonne nouvelle du Paradis. En révélant Son Prophète, Hadrat Muhammed, Allahu taâlâ compléta les religions de Ses serviteurs humains. IL déclara qu’IL aimerait, et il serait content de ceux qui seraient dans la religion Islâmique. Autrefois aussi, c’est à dire aux temps passés, IL envoya des Prophètes à Ses serviteurs humains, qui avaient des âyats[Âyet ou âyat: versets du Qur’ân-ý kérim.] clairs et qui montrèrent de grands miracles. IL déclara dans le Qur’an qu’aucun Prophète ne viendrait après, ne succéderait à Hadrat Muhammed. De même qu’un malade malheureux se confie aux soins de médecins compatissants, IL décrète que les gens se soumettent, se livrent aux Prophètes qu’IL envoya, pour qu’ils atteignent les bienfaits que la raison seule ne pourrait pas embrasser, et ainsi qu’ils puissent échapper aux calamités. IL fit Hadrat Muhammed le plus supérieur, le plus compatissant des Prophètes, et son ummat le peuple le plus équitable. IL rendit sa religion, plus parfait que tous les autres. IL déclara au moyen des âyats, dans Son livre que Son Prophète était celui de toutes les créatures, qu’il n’a aucune conduite excessive et manquée, et qu’il était un personnage du plus haut degré. IL l’envoya comme le dernier Prophète à Ses serviteurs humains pour qu’il communique, explique la réalité qu’IL est Unique, qu’IL n’a pas de pareil, et pour qu’il corrige et règle les connaissances et les actions de ses serviteurs humains et qu’il traite leurs coeurs, esprits malades. Nos salutations et prières, de jour et nuit, soient sur lui, sa famille et sur ses Compagnons! Ils sont des étoiles qui guident le droit chemin et des sources de lumière, qui éclairent les obscurités.

Sachez que ce serviteur, c’est à dire, Ahmed, le fils d’Abdul’ ahad [nommé Imâmý Rabbânî mudjeddid-î alf-î thânî], qui a trop besoin de la compassion d’Allah (Le Très Haut), après avoir invoqué qu’il le protège, ses aieux, ses maîtres et ses disciples, contre tout ce qui est ennuyeux ou inconvenant au jour du Jugement Dernier, dit avec regret que les gens de notre temps devinrent négligents d’admettre la nécessité de la révélation des Prophètes, de croire en Prophètes dont les noms sont mentionnés dans le Qur’ân, et d’obéir à la religion du dernier Prophète. Même, de telle manière que plusieurs personnes de notre temps persécutent les Musulmans pieux qui accomplissent, obéissent à l’Islâm. Il y a même ceux qui se moquent du nom béni qui lui fut donné par ses parents, aux quelques noms innovés. La sacrifice du boeuf, qui est wadjib pour les Musulmans pendant la fête des Sacrifices “Iyd-ul-Ad’ha”, fut prohibé en Inde. Les mosquées furent détruites ou modifiées en musées ou en entrêpots. Les cimetières Islâmiques furent faits jardins de jeu et places de balayures. Les églises des incrédules furent restaurées sous le nom des monuments. Leurs rites, festivals, jours de fête ont été célébrés aussi par les Musulmans. En bref, les requêtes de la religion Islâmique et les coutumes Islâmiques furent meprisées, ou, entièrement abandonnées. Ce sont appelées rétrogression, bigoterie. Les moeurs, les religions corrompues, les immoralités et les immodesties des incrédules et des impies ou des irreligieux furent louées. Et on s’efforce à les répandre. Les livres, les romans, les chansons corrompus et dégoutants des infidèles Indiens furent traduits en langues des Musulmans et jetés sur le marché. On essaie ainsi à annihiler l’Islâm et sa belle morale, ses bonnes moeurs. A l’effet de ces travaux, les fois (imân) des Musulmans sont faiblies et ainsi les incroyants, les niants apparurent. Même, les hommes de religion, qui sont les médecins de la maladie de l’incrédulité furent attrapés, entraînés par cette calamité.

J’étudiai les causes de cette corruption de la croyance des enfants Musulmans et je scrutai l’origine, source de leurs doutes. J’arrivai à la conclusion qu’il y avait une seule cause de la négligence dans leur foi. Cette raison était qu’un long temps s’écoula depuis celui de notre Prophète Rasûlullah jusqu’à ce jour, et que les paroles, sur le sujet de la religion, de plusieurs philosophes fanatiques, aux courtes vues, ignorants de religion, et de plusieurs ignorants qui passaient pour savants avaient été considérés comme vraies. Je parlai à plusieurs personnes qui avaient lu les livres de ceux-ci, qui en avaient cru et qui se nommaient intellectuels, progressistes. Je vis qu’ils erraient surtout sur la compréhension de degré de la mission de la Prophétie. La plupart de ceux-ci disent: “Les Prophètes s’efforcèrent pour que les gens s’accordent bien les uns avec les autres, qu’ils aient de bonnes natures, habitudes. Cela n’a aucun rapport avec la vie future. Les livres philosophiques aussi montrent les voies de s’entendre bien et les bonnes habitudes. Imâm[Ce mot a deux sens: 1- désignant le directeur de la prière publique (namâz), 2- Nom donné aux docteurs sunnîtes qui fondèrent les quatre école-juridiques de l’Islâm et aux docteurs, savants d’ijtihad, de tasawwuf (soufisme) et des autres connaissances Islâmiques.] Muhammed Ghazzalî divise son ouvrage “Ihyâ-ul ulûm” en quatre chapitres. Dans la première, il explique les bonnes habitudes qu’il appella “Münjiyyat”[Celles qui sauvent du danger et qui amènent à la sûreté.].

Dans les trois autres, il écrit la prière rituelle quotidienne (namâz), le jeûne et les autres rituelles. Son ouvrage-là est semblable aux ouvrages philosophiques. Et cela montre que les prières (Ýbâdât) ne sont pas mundjî[Signifie sauveur-Adj. de munjiyya. Pl. Munjiyyât.] et que la sûreté dépend de bonnes habitudes”. Les autres disent: “Quelqu’un qui entendit le Prophète, les âyats et leurs miracles mais qui n’en croit pas, parce que les siècles s’y écoulèrent depuis là, et comme celui, qui vécut dans la montagne ou dans le désert et qui n’eut jamais entendu le Prophète. Comme il est impossible que cette personne-là en ait foi (imân), la première aussi n’en ait pas”.

En revanche, nous leur répondons que, pour perfectionner les gens et guérir les maladies de leurs coeurs, Allahu taâlâ eut pitié d’eux dans l’éternel passé et voulut envoyer des Prophètes. Dans le but d’accomplir ces missions, les Prophètes devraient prevenir les désobéissants et donner les bonnes nouvelles aux obéissants. Ils devraient avertir les premiers de tourment et les deuxièmes de récompenses (séwab) dans l’autre monde. L’homme désire atteindre ce qui lui plaît et dans le but de les obtenir, il s’égare du droit chemin et il commet ainsi des péchés, des dommages envers les autres. L’envoi des Prophètes est nécessaire pour protéger les hommes de faire du mal, et leur assurer de vivre dans la paix et l’aisance dans ce monde et dans l’autre. La vie dans ce monde est courte. Mais la vie future est éternelle. Pour cette raison, assurer la félicité dans l’autre monde vient avant. Certains philosophes, dans le but d’expédier la vente de leurs livres qui expriment leurs propres vues, opinions et imaginations, les embellirent avec les voies de perfectionner, la morale et les actions utiles, qu’ils eurent lu dans les livres célèstes et entendu des croyants. Quant à Hujjat-ul Islâm Imâm-ý Muhammed al-Ghazzalî qui traita les prières dans son livre, les savants de fiqh expliquèrent comment on devrait accomplir les prières, mais ils ne décrivirent pas leurs finesses particulières. Parce que leur intention était préciser les conditions et les formes d’accomplir correctement les prières. Ils ne considérènt pas les esprits, les coeurs des gens. Description de ceux-ci, c’était le devoir des murchids[Murchid: Guide parfait.] de tasawwouf (soufisme). Imâm-ý Ghazzalî combina les connaissances de l’Islâm qui assure le rétablissement des corps et des actions visibles, avec celles de târiqat, qui purifient l’intérieur, c’est à dire, l’esprit, coeur des gens. Il expliqua tous les deux dans son livre. Bien qu’il nomme le deuxième “Munjiyyat”, c’est à dire, connaissances qui sauvent de la calamité, il dit que les prières aussi sont mundjî (sauveur). Il faut enseigner les livres de fýqh pour que les prières soient sauveurs, assurent la sûreté. Mais on n’en apprend pas les connaissances de coeur qui sont sauveurs. Pour comprendre bien cette exposition, il faudra lire ce que ce sublîme Imâm avait dit, écrit, lequel je citai dans ce livre.

Nous ne vîmes pas Calinos, le savant en médecine, ou Amr Sîbawayh, le grammairien. Mais, comment nous savons qu’ils étaient compétents en ces sciences? Nous savons ce que signifie la science médicale. Nous lisons les livres de Calinos et entendons ses citations. Nous apprenons qu’il donnait des médicaments aux malades et les guérissait. Nous croyons, par cela, qu’il etait un docteur en médecine, n’est-ce pas? Pareillement, quand quelqu’un qui connaît la science de syntaxe (Nahw), lit les livres de Sibawayh ou entend ses citations, il comprend et croit qu’il était un grammairien. De la même manière, si quelqu’un apprend bien ce que c’est que la Prophétie, et s’il étudie bien le Qur’ân et les hadîths, il comprendra mieux que Hadrat Muhammed (Aleihisselâm) était au plus haut degré de la prophéte. De même que sa croyance en ces deux savants mentionnés ci -dessus ne sera pas perturbée, de même les calomnies, les diffamations des ignorants et des déviés ne choqueront jamais sa foi en Hadrat Muhammed (Alehisselâm). Car, toutes les actions et paroles de Muhammad aleihissalam guident les gens à la perfection, apporte et assure l’exactitude, l’utilité dans leur foi et actions, et envoient la santé et les lumières éclairantes à leurs coeurs malades. C’est la Prophétie.

Quelqu’un qui vécut dans les montagnes ou dans le désert et qui n’entendit pas les Prophètes est appelé “Châhiq-ul djébel”. Il est impossible que des gens pareils croient en Prophétie ou à la réalité de révélation des Prophètes. Leur cas est comme si aucun Prophète n’est pas venu. Ils furent excusés. Ils ne furent pas ordonnés de croire en Prophète. Pour ceux-ci, le quinzième âyat de surâ Isrâ du Qur’ân al-karîm déclare: “Nous ne faisons jamais de tourment avant d’envoyer le Prophète”.

Je jugeai d’expliquer ce que je savais au sujet d’enlever, d’effacer les doutes et les soupçons de ceux acquirent leurs connaissances religieuses des livres des ignorants de religion ou des plumes vénimeuses des ennemis de religion. Même, j’estimai que c’est une tâche, un devoir que je dus à l’humanité. En écrivant ce livre, je tentai d’expliquer ce que signifiait la Prophétie et que Hadrat Muhammed (Aleihisselâm) était le vrai possesseur de la prophétie, d’éliminer, répudier les doutes de ceux qui n’en croyaient pas et de révéler les méchancetés, dommages de certains philosophes qui essayèrent de cacher cette vérité d’après leurs pensées et opinions. Je tâchai de répudier, c’est à dire, rejeter leurs idées, opinions, en les documentant des livres des savants Islâmiques et en y ajoutant aussi mes humbles pensées. Je préparai mon livre avec une introduction et deux monographies. Et je divisai l’introduction en deux argumentations. En me confiant l’aide d’Allahu ta’âlâ (Le Très Haut), je commence à l’écrire.

AHMED BIN ABDUL-AHAD SARHANDÎ

Hidjrî Lunaire 990 (1582)

 

Première argumentation de l’Introduction:
QUE SIGNIFIE LA PROPHETIE?

C’est écrit à la fin du livre “Chérh-i Méwâqýf” que d’après l’accordance des Savants de science de kélam, une personne à qui Allahu taâlâ dit, “Je t’ai envoyé à ces gens de tel pays ou à tous les peuples du monde”, ou “relève ma valonté à Mes serviteurs humains!”, ou à qui donne des commandements semblables est appelée “Nébî”, c’est à dire, “Prophète”. Pour être un Prophète il n’est pas nécessaire d’avoir certaines conditions ou être né favorable, c’est à dire, avec les qualités propres, convenables à la prophétie. Allahu taâlâ dote ce don à quelqu’un qu’IL choisit. IL sait tout, et IL fait de mieux. IL fait ce qu’IL veut. IL a le pouvoir de faire tout. IL est Tout Puissant. A l’accordance des savants de kélâm, il n’est pas même nécessaire pour un Prophète de montrer de “Mu’jiza” (Miracle). Ils disent que le Prophète doit montrer des miracles pour que les autres puissent croire qu’il est Prophète, et c’est, alors, une condition. Mais, cela n’est pas une condition ou une nécessité pour être Prophète. D’après les anciens philosophes grecs, il fallait trois conditions pour être Prophète: La première est de relever l’inconnu. C’est à dire, donner des réponses correctes aux questions posées sur les faits du passé et de l’avenir. La seconde, faire des merveilles, choses extraordinaires, c’est à dire, choses qui sont impossibles mentalement et scientifiquement. Et, ils dirent que la troisième condition était de voir l’ange dans sa figure matérielle et formelle, et d’entendre par lui le “Wahy” (révélation), c’est à dire, la parole qu’Allah révéla.

Ni pour nous, ni pour eux (philosophes), il n’est pas nécessaire qu’un Prophète sache, connaisse tout l’inconnu. Et savoir certaines choses inconnues n’est pas particulière seulement au Prophète. C’est une réalité admise aussi par les philosophes qui se mortifient, c’est à dire, qui vivent dans une chambre en mangeant peu et en faisant cruellement souffrir le corps et l’esprit, et certains malades qui perdirent leur conscience, et plusieurs personnes quand elles dorment purent informer, relever certains inconnus. A cet égard, ceux-ci ne se diffèrent pas des Prophètes. Ce qu’ils appelent “l’inconnu”, ce sont peut-être des choses “Extraordinaires”, c’est à dire, les choses qui ne sont pas habituelles, mais rares. Mais ce ne sont pas “l’inconnu réel”. Savoir leur existence et de donner quelquefois le renseignement sur eux ne signifie pas surpasser l’ordinaire. Les Prophètes et les autres se diffèrent les uns des autres par cette distinction. Les savants de kélâm aussi admettent que les Prophètes peuvent savoir les vrais inconnus révélés par Allahu taâlâ (Le Très Haut). Mais ils disent que savoir l’inconnu n’est pas une condition, une requête pour un Prophète. Et les raisons citées ci-dessus pour savoir l’inconnu, lesquelles les philosophes proposèrent, ne sont pas justes. Cela est incompatible avec les principes de l’Islâm. D’autre part, savoir l’inconnu avec ces raisons, c’est un autre sujet. C’est l’une des choses extraordinaires. D’insister sur ces spécialités n’a aucune utilité.

Les choses extraordinaires, par exemple, influencer les objets, matières, substances comme on veut, causer le vent, tremblement de terre, l’incendie lorsqu’on souhaite, et l’enfoncement d’un navire, la mort d’un homme ou l’affligement d’un homme cruel par les désastres et les semblables lorsqu’on désire, ce sont l’effet aux substances de l’esprit humain. Tandis que, celui qui influence les substances, c’est seul Allah (Le Tout Puissant). Allahu taâlâ crée cet effet lorsqu’IL veut. Pour cette raison, on ne peut pas dire que les choses extraordinaires, étonnantes ne sont propres qu’au Prophète. Et les philosophes aussi admettent cette réalité. Donc, quel est le facteur distinctif qui différencie le Prophète des autres?

Bien que les philosophes disent que ceux qui ne sont pas Prophètes pourraient montrer des choses extraordinaires, ils n’admettent pas que ces choses extraordinaires seront atteintes le degré de l’ “I’djaz” (rendre impotent). Parce que telles choses sont destinées seulement aux Prophètes. Le Prophète et les autres se distinguent, se différencient les uns des autres dans ce cas.

Les anciens philosophes disent que les anges doivent se paraître aux Prophètes et leur révéler le Wahy (paroles divines) par Allahu ta’âlâ (Le Très-Haut) c’est une condition pour la Prophétie. Et c’est inconvenable à leur propre philosophie. Ils disent cela pour séduire ceux qui ont la foi. Parce que selon eux, l’ange n’est pas matériel et il ne peut pas parler. Ils disent qu’il faut être matériel pour produire des sons pour parler. Le son est produit par les vagues de l’air. Nous pouvons aussi dire que ces mots des philosophes peuvent signifier peut-être que les anges pourraient prendre forme, se paraître sous la forme matérielle.

 

Deuxième Argumentation:
QUE SÝGNÝFÝE LE MÝRACLE (MU’JÝZA)

D’après nous, le “Mu’ciza” (Miracle) est le témoin que prouve l’identité d’une personne qui annonce sa prophétie. Le miracle a des conditions suivantes:

1– Allah le crée sans motifs naturels, car il aura aidé à confirmer Son Prophète.

2– Il doit être extraordinaire. Les choses ordinaires, comme le mouvement du soleil qui se lève chaque jour de l’est et des fleurs qui s’ouvrent au printemps, n’est pas un miracle.

3– Il faut que les autres soient incapables de faire le même.

4– Il faut que cela arrive quand le prétendant de prophétie le veut.

5– Il doit arriver, se réaliser comme le Prophète le veut. Par exemple, quand il dit qu’il ressuscitera le mort, mais au lieu de cela un autre événement extraordinaire arrive, par exemple si une montagne se sépare en deux parties, cela ne sera pas accepté comme un miracle.

6– Le miracle arrivé sur sa volonté ne doit pas le démentir. Par exemple, quand il dit qu’il va parler à un certain animal et si l’animal dit que “cet homme est menteur”, alors cela ne sera pas un miracle.

7– Le miracle ne doit pas arriver avant qu’il dise qu’il est Prophète. Les choses extraordinaires arrivées avant la prophétie, comme Hadrat Jésus avait commencé à parler en berceau, quand il avait demandé de datte de l’arbre sec, il l’avait trouvée dans la main, et quand Hadrat Muhammed (Aleihisselâm) était un enfant sa poitrine était fendue, son coeur lavé, purifié et un nuage le sauvegardait au-dessus de la tête, les arbres et les pierres le saluaient, n’étaient pas de miracles. Elles étaient des kérâmats. Celles-ci sont appelées “Irhâs”. Ce sont pour fortifier, donner de la force à la prophétie. Il est possible que ces kérâmats peuvent se montrer chez l’Awliyâ[Sa forme singulière est Walî. Il signifie une personne qu’Allahu taâlâ aime. L’Awliyâ et les savants religieux sont les héritiers des Prophètes dans la connaissance et en esprit.]. Avant d’étre informé de leur prophétie, les Prophètes étaient au degré de l’ Awliyâ. Des kérâmats sont apparus chez eux. Le miracle peut être arrivé après peu de temps de la révélation de la Prophétie. Par exemple, s’il dit qu’une certaine chose sera arrivée dans un mois et si cette chose-là est alors réalisée, cela sera un miracle. Mais, il n’est pas nécessaire de croire en sa prophétie avant la réalisation du miracle.

Le miracle (Mu’jiza) n’est pas seulement une nécessité mentale qui montre que le Prophète dit la vérité. C’est à dire, cela n’est pas comme le cas qu’un ouvrage dénote l’existence de son agent, l’auteur. Parce qu’il faut une relation entre deux choses pour que la raison conçoive qu’une chose est la preuve d’une autre. Quand on voit la preuve, on comprend que l’existence de la chose avec laquelle il a la relation, non pas l’existence, d’une autre chose, le cas n’est pas pareil avec le miracle. Par exemple, les cieux seront mis en pièces, les étoiles seront dispercées et les montagnes pulvérisées quand la fin du monde aura été arrivé et au jour du Jugement Dernier. Ce n’est pas le temps pour envoyer un Prophète. Il y a des miracles prédits par chaque Prophète. Mais, il n’est pas nécessaire pour ceux qui l’entendirent de connaitre qu’ils sont miracles. Cela semble au fait qu’un kérâmat arrivé d’un Wali[Sa forme singulière est Walî. Il signifie une personne qu’Allahu taâlâ aime. L’Awliyâ et les savants religieux sont les héritiers des Prophètes dans la connaissance et en esprit.]. Il est un Mu’jiza pour le Prophète malgré qu’il n’a pas de relation avec quelqu’un qui prétend d’être Prophète. Tout ce que nous citâmes jusqu’ici est expliqué en détail dans le livre “Chérh-i méwaqýf”, écrit par Hadrat Sayyid Chérif Djurdjânî.

D’après plusieurs savants, quoique Tahaddî, -appeler et dire, “Allez vous faire aussi! Mais vous ne pouvez pas faire!”-, ne soit pas une condition du mu’djiza, le sens du mu’djiza, contient le tahaddî. Parce que le tahaddî n’est pas prédire l’avenir, le Jugement Dernier, l’autre monde et des événements futurs. Ce ne sont pas de miracles pour convenir les incroyants. Les croyants (Mu’mins) croient que ces prédictions sont miracles. Les kérâmats de l’Awliyâ ne sont pas de mu’jiza parce qu’ils ne prétendent pas leur prophétie et ils n’ont pas de tahaddî. Quoique ces choses extraordinaires qui ne contiennent pas le tahaddî ne montre pas la véracité de celui qui prétend sa prophétie, cela n’est pas valable pour mu’jiza. C’est une particularité demandée mu’jiza.

Question: Les miracles sont les choses extraordinaires qui prouvent la véracité d’une personne qui prétend sa prophétie. Est-ce que le miracle a un effet spécial sur la preuve de cela?

Réponse: Ce n’est pas le cas réel. Si le miracle prouve la validité de la prétention de prophétie, c’est que les autres ne peuvent pas le faire. Cela signifie que le mu’jiza a un effet spécial. Même, c’est la preuve véritable.

Question: Dans le commentaire du livre “Mévaqýf”, Hadrat Sayid Chérif Djurdjanî dit: “La transmission ne peut pas être une preuve toute seule. Parce qu’il faut croire aussi à la véracité d’une personne que dit qu’il est Prophète. Cela dépend de l’admission de la raison. Quand la raison voit le miracle, alors elle croit que le Prophète dit la vérité”. Ce rapport de Djurdjanî dit que le mu’jiza montre la véracité du paragraphe avant que le mu’jiza ne se conçoive pas par la raison. Maintenant, est-ce que ces deux rapports ne contredisent pas l’un l’autre?

Réponse: L’exposé ci-dessus exprime que la raison examine le miracle qui montre que le Prophète dit la vérité. Il ne dit pas s’il y a d’effet de la raison pour la compréhension de véracité du miracle. Quand même, si nous admettons qu’il veut dire que la raison a d’effet, il ne veut pas dire que cela se comprend par l’intelligence. Il n’y a personne qui dit que la raison n’en a aucun effet; a cet égard, on ne peut pas considérer que ses paroles contredisent l’un l’autre. Hadrat Sayyid Djurdjanî tellement traita dans son commentaire le mu’jiza que c’est un choix entièrement juste.

Le miracle qui dénote la véracité du Prophète n’est pas aussi une croyance obtenue par entendre. C’est une dénotation naturelle. C’est à dire, quand le mu’jiza est vu, Allahu taâlâ (Le Très Haut) crée chez la personne qui vit ce miracle la conviction que celle qui prétend sa prophétie a la véracité. C’est la loi divine d’Allah (Le Tout Puissant). Parce que, bien qu’il soit possible pour un menteur de montrer le miracle, il n’est lui jamais arrivé. Si une personne qui prétend sa prophétie soulève une montagne de sa place et dit: “Si vous allez me croire, cette montagne va retourner à sa place, ou si vous n’allez pas me croire elle sera tombée sur vos têtes’, et si ceux qui assistent là, quand ils veulent la croire, voient que la montagne va à sa place et quand ils n’ont pas l’intention de la croire voient la montagne venir vers eux, il sera compris que ce Prophète est vrai et c’est la loi divine qui prouve cette vérité. Oui, quoiqu’il soit mentalement possible qu’un miracle défini provient d’un menteur, ce n’est pas la loi divine d’Allahu ta’âlâ. C’est à dire, il n’est jamais vu. [L’intelligence admet que le menteur aussi peut montrer le miracle. Il dit, “Puisque Allah est Tout Puissant, IL peut le faire aussi”. Ce jugement de la raison, qui n’est pas compatible avec la loi divine, même rencontrer rarement les événements qui sont compatibles avec ce jugement, ne fait pas le dommage à notre connaissance sur les événements qui sont compatibles avec la loi divine. Par exemple, si le Dajjâl[Imposteur qui doit venir quelque temps avant la fin du monde. (Antéchrist).] ressuscitera ou tuera, ce fait ne changera pas notre connaissance qu’il est un menteur. Le feu de Nemrod ne brûla pas Hadrat Ibrâhim (Abraham). Ce fait ne changea pas la loi divine d’Allahu taâlâ qui donne le pouvoir de brûler au feu. Cependant la réalisation du fait qui n’est pas compatible avec la connaissance de la raison, acquise par la preuve, fait dommage à cette connaissance.] L’exemple de cette explication est comme ci-dessous: “Un homme réclame qu’il est le messager d’un Sultan. Il dit, “si vous ne me croyez pas, apportez cette lettre au Sultan” et il écrit dans la lettre: “S’il est vrai que je suis ton messager, descends de ton trône et assieds-toi sur le sol!”. Le Sultan reçoit la lettre. Quand il la lit, il descend de son trône et s’assied sur le sol. Ceux qui le voient, croient définitivement que l’homme disait la vérité. Cette croyance n’est pas comme le cas de “comparer l’inconnu au témoin”, c’est à dire, voir quelque chose et en comparaison, essayer comprendre les choses qu’on n’a pas vues, parce que le miracle prouve définitivement la véracité. D’après la secte mu’tazila, il n’est jamais possible qu’un menteur montre le miracle.

Le magie et ses semblables signifient causer, produire quelque chose en préparant le moyen de leur production, ou, de temps en temps, produire l’illusion, exposer l’inexistant comme l’existant, et, bien qu’il n’existe pas en réalité, cela paraît existant dans l’imagination et l’illusion. Ce ne sont pas de choses extraordinaires.

 

PREMIERE MONOGRAPHIE

Nous allons traiter dans cette matière le “Bi’cet”, c’est à dire, l’envoi de Prophète (par Allah), et démontrer sa nécessité. Au temps de sa création, l’homme est entièrement inconscient de tout. Mais, les créatures autre que l’homme sont si nombreuses qu’Allahu taâlâ sait Seul leur nombre. Cette réalité est déclarée dans l’âyat trente et un de sourâ de “Muddessir”. L’enfant commence à concevoir les univers par les moyens de “Conception” (Idraq). Toutes sortes des créatures sont appelées “L’Univers”, (Alam). Le premier organe de conception, créé chez l’homme, est la faculté de tactile “Lems”. L’homme conçoit, comprend le froid, chaud, mouillé, sec, mou, dur et les semblables par cette faculté. La faculté de Lems (tactile) ne peut pas comprendre les couleurs et les sons. Elle les considère inéxistants. Puis, IL créa la faculté de voir, par laquelle on conçoit les couleurs et les formes. Cet univers a beaucoup de varitétés et il est plus nombreux que celui de Lems. Puis la faculté d’entendre (de ouie) fut aperçue. Les sons, les tons s’entendent par cette organe de sens. Puis, le “goût” (zawq), c’est à dire, la faculté de gouter fut ceréée. Ensuite, celle de sentir fut créée. Cinq sens qui font connaître “Monde de perception” sont complétés ainsi. Vers le septième âge, le pouvoir de “Discernement” est créé, par lequel, ceux qui ne s’entendent pas par les organes de sens, sont perçus, discernés. Ce pouvoir est de séparer les choses conçues les unes des autres par les organes de sens. Puis, la raison fut créée. De différentes choses comme utiles, nuisibles, bonnes, mauvaises qui sont distinguées par le pouvoir de discernement, elle distingue ceux qui sont nécessaires, permis, possibles et impossibles les unes des autres. Elle conçoit ceux que les pouvoirs de discernement et de sens ne peuvent pas concevoir. Allahu ta’âlâ crée un pouvoir autre que la raison chez Ses certains serviteurs choisis. On sait avec cela ce que la raison ne peut pas savoir, explorer ce qui devra arriver au futur. Cela est appelé le pouvoir de prophétie “Nubuvvat”. Comme le pouvoir de discernement ne peut pas concevoir ce que la raison comprend, il n’en croit pas. Et parce que la raison ne peut pas comprendre ce qui fut conçu par le pouvoir de prophétie, elle ne croit pas en son existence, elle le nie. Dénier ce qu’on ne comprend pas devient l’expression de ne pas concevoir, ne pas savoir. De même, si quelqu’un né aveugle ne voit pas les couleurs, les formes, ne les connaîtra jamais. Il ne croira pas à leur existence. Allahu ta’âlâ créa le rêve chez les créatures humaines pour leur imprimer qu’un pouvoir de prophétie (Nubuvvat) existe aussi. L’homme voit d’une manière claire ce qu’arrivera au futur ou d’une vision d’ “Alam-i mithal” (Univers exemple) dans son rêve. Si on dit à une personne qui ne connaît pas ce que c’est que le rêve que quand l’homme tombe évanoui et qu’il perd toutes ses pensées et ses sens, il voit ce qui est l’inconnu, ce que la raison ne peut pas concevoir, elle n’en croira pas, elle dira “L’homme perçoit son alentour par ses organes de sens. Si ces organes ne fonctionnent jamais, ils ne peuvent rien comprendre”. Il raisonne ainsi faussement. De même que les organes de sens ne peuvent pas comprendre ceux qu’on sait par la raison, de même la raison ne peut pas comprendre ceux qu’on sait par les pouvoirs de prophétie.

Ceux qui ont le doute de l’existence du pouvoir de prophétie, doutent que cela soit possible, et quoi qu’il soit possible, ils doutent de l’occurence de cela. Son existence et son occurrence montrent qu’il est possible. Les Prophètes communiquent les connaissances que la raison ne conçoit pas. Et cela montre que ce pouvoir existe. Ces connaissances qu’on ne peut pas comprendre par la raison, la calculation et par l’expérimentation furent conçues seulement par l’ “Inspiration” par Allah, c’est à dire, le pouvoir de prophétie. Le pouvoir de prophétie a des propriétes autres que celles-ci. Le rêve est l’un des semblables de ces propriétés, parce qu’il existe chez les humains. Pour cette raison, nous le montrâmes comme exemple. Les autres propriétés sont révélées par la voie de zawq chez ceux qui s’efforcent dans la voie de tasavvouf (soufisme). Et une particularité que nous marquâmes est suffisante comme document pour faire croire en Prophétie. Imam Muhammed Ghazzalî aussi écrivit cette particularité comme un document pour convaincre de prophétie dans son livre “Al-munqýdh-u an-id-dalâl”.

D’après les anciens philosophes grecs, il est utile de croire en prophétie; “parce qu’il aide la raison. Penser à l’existence, la puissance et la science d’Allah est pareil. Et plusieurs choses utiles que la raison ne peut pas concevoir sont apprises des Prophètes. Croire à la résurrection, aux connaissances de l’autre monde, savoir que certaines actions sont meilleurs et certaines sont mauvaises, savoir que si certaines nourritures ou médicaments ne sont pas nuisibles”, disent-ils.

Ceux qui ne croient pas en Prophétie disent comme le suivant:

1– Il faut que la personne envoyée comme Prophète sache que l’auteur de la phrase: “Je t’envoyai comme Prophète. Communique Mon message!”, C’est le Dieu et il n’y a pas une voie, un accès pour connaître, savoir Dieu. Celui qui dit ainsi peut être le djin (le génie). Tous les religieux croient en génies.

Réponse: La personne qui fut envoyée prouve par le miracle qu’elle est envoyée. C’est Allah qui fait le mu’jiza. Le génie ne peut pas le faire. Aucune créature ne peut le faire non plus.

2– Si celui qui apporte le “Vahy” (Révélation) au Prophète est un objet, il faudra qu’il soit vu par tout ceux qui y sont présents. Mais vous dites aussi qu’il est invisible. S’il n’est pas un objet mais un esprit, il deviendra impossible pour lui de parler et d’entendre. Si vous dites comme réponse “Le génie qui apporte le Vahy d’Allah au Propète est un objet, Allah (Le Tout Puissant) ne veut pas qu’il soit vu. En même temps, Il a le pouvoir de ne pas le montrer, le rendre invisible”, alors il faudra que nous ne voyions pas une montagne devant nous et n’entendions pas le son de la grosse caisse qui se bat auprès de nous. Mais, c’est une niaiserie.

Réponse: C’est le génie qui apporte le Vahy (Révélation). Le génie est un corps fin et transparent. Les objets, les corps décolorés et transparents ne sont pas visibles, et c’est la loi divine d’Allahu ta’âlâ. L’air est une substance, un corps. Mais, comme il est décoloré et transparent il n’est pas visible. Si nous disions que les corps solides n’étaient pas visibles, alors cela serait une niaiserie. Il est possible pour les esprits de prendre une forme visible, de parler, et d’être entendu.

3– Pour croire en Prophète, il faut accepter qu’il est le Prophète. Mais cela ne sera possible qu’après une longue observation. L’obligation de confirmer aussitot le Prophète serait absurde.

Réponse: Après avoir vu les miracles, les merveilles et les faits extraordinaires du Prophète, il est impossible de ne pas comprendre sa véracité. Ceux qui en virent et entendirent devraient comprendre et immédiatement croire à cette réalité.

4– C’est la mission du Prophète de commander les choses utiles et de prohiber celles qui sont nuisibles. Mais cela n’est pas convenable. Parce qu’il signifiera efforcer, obliger les serviteurs d’Allah. Vous dites: “Allah crée les actions de ses serviteurs. Ceux-ci n’ont pas une influence sur cette action”. Et cela serait ainsi pousser le serviteur d’Allah à faire quelque chose qu’il ne pouvait pas faire.

Réponse: Quoique le pouvoir du serviteur humain n’ait pas de l’influence sur la création de l’action, vouloir l’exécution de l’action et préparer ses causes dépendent de la volonté du serviteur humain. Il est appelé “Kesb” (Acquisition). Il est juste qu’on est commandé pour acquérir.

5– L’exécution de commandement fatiguera le serviteur humain, s’il ne l’accomplit pas, il sera torturé. Mais tous les deux cas sont nuisibles pour lui. Allahu taâlâ est Dominant. IL ne fait jamais ce qui est inutile.

Réponse: Notre réponse est que tous les commandaments sont entièrement utiles pour ce monde et pour l’autre. Leur utilité est plus nombreuse que leur fatigue. Il n’est pas convenable et raisonnable de quitter ou refuser ces utilités pour éviter quelques fatigues.

6– S’il n’y a pas une compensation pour le fatigue sur l’exécution du commandement, il sera niais de donner ce commandement s’il a une utilité, mais si tous sont utiles pour Allah, alors cela signifiera qu’Allah a besoin de Ses serviteurs, et c’est entièrement contraire à la réalité. S’il est utile pour l’homme, alors il ne sera pas raisonnable de commander ce qui est utile et torturer celui qui ne le fait pas, parce que ce commandement signifie: “Fais ce qui est utile pour toi! Si tu ne le fais pas, je te brûlerai éternellement”.

Réponse: Quand la raison trouve quelque chose belle, laide, niaisie, ce n’est pas valide toujours. Il ne sera pas non plus juste de dire qu’il faut que tout ce qu’Allah fait, doive être utile. Nous allons prouver cela après. Le tourment éternel n’est pas pour non acquisition de l’utilité. C’est pour non acquisition du commandement de son Créateur, de son possesseur. Ne pas exécuter son commandement est la trahison, le sacrilège, le dédain envers Lui.

7– Puisqu’Allahu taâlâ sait que Son serviteur ne pourra et ne voudra pas ce qui est utile pour lui-même, pourquoi commande-t-IL de le faire? Est-ce qu’un tel commandement ne serait-il pas nuisible et laid à Son serviteur?

Réponse: Bien que nous disions que ce commandement serait nuisible pour Son serviteur humain, nous citâmes ci-dessus qu’il fallait endurer les dommages insignifiants pour atteindre plusieurs utilités. D’après ceux qui sont de la secte appelé “Mu’tazila”, qui est l’un des soixante-douze groupes déviés et qui prétendent qu’ils sont Musulmans, il y a aussi l’utilité dans l’admonestation faite à l’incrédule, c’est à dire, dans l’avertissement des commandements et prohibitions. Cette utilité est de le diriger à la récompense (thavab), car la thavab est une compensation provenant de l’éxécution des commandements par celui qui fut averti. Ce n’est pas l’utilité de l’avertissement, de l’admonestation. Quelqu’un invite quelqu’un à dîner, bien qu’il sache que l’invité n’y viendra pas. Il veut montrer ainsi qu’il est un homme généreux et bienveillant. S’il ne l’invite pas, il ne pourra pas montrer sa générosité. J’estime pertinant de citer ici ce que les penseurs Musulmans dirent:

Allahu taâlâ (Le Très Haut crée faible et dénué l’homme. Il a besoin de plusieurs choses comme nourriture, habits, logement, refuge, la protection contre ses ennemis. Une personne ne peut pas procurer seul ses besoins. Sa vie courte n’est pas suffisante pour cela. Il est nécessaire que les hommes collaborent les uns avec les autres et qu’ils vivent ensemble. Quelqu’un donne à un autre un outil qu’il fit. Il en prend une autre chose dont il a besoin. Et ce besoin de coopération est énoncé comme “L’homme fut créé civilisé”. Pour vivre dans la civilisation, c’est à dire, dans la société, il faut de la justice. Car, tout le monde veut obtenir ce dont il a besoin. Ce désir s’appelle la “Sensualité”. L’homme se fâche contre celui qui prend ce qu’il désirait. Alors la querelle, la torture et la crauté entre eux poursuivent les unes les autres. Cela mène à la désagrégation sociale. Il faut beaucoup de connaissances pour régler la relation et rendre justice. Chacune de ces connaissances est une loi. Il faut que celles-ci soient proclamées dans une manière équitable. Si les gens ne peuvent pas arriver à un accord mutuel dans la préparation de ces lois, le chaos commencera de nouveau. C’est pour cette raison qu’il faut qu’elles soient préparées par un être équitable au dessus des gens. Pour obéir les préceptes de lui, il faut qu’IL doive être puissant, et qu’on entende que les injonctions viennent de Lui. C’est seulement les mu’jizas qui prouvent cet entendement et cette croyance. Ceux qui sont luxurieux, vicieux et arrogants n’aiment pas les règles de l’Islâm. Ils ne veulent pas obéir à ces règles. Ils attaquent les droits des autres et ainsi ils commettent le péché. Quand il est déclaré que ceux qui obéissent à l’Islâm seront récompensés, et ceux qui ne lui obéissent pas seront punis, l’ordre de l’Islâm est vigoureux. Pour cette raison, Lui qui met ces règles et inflige le châtiment doit être connu. Et c’est pour cette raison que les prières furent commandées. IL est rappelé au moyen des prières quotidiennes. La prière (ibadat) commence avec la confirmation et la croyance en son existence, ses prophètes, aux bienfaits et aux tourments de l’autre monde.

Trois choses arrivent d’y croire et d’accomplir les prières: Premièrement, l’homme se dégage de suivre son luxure. Son coeur, son âme se purifient. Il ne sera pas traité avec le courroux. La cupidité et la colère empêchent de rappeler le Créateur. Deuxièmement, les choses sublimes, élevées qui n’ont aucun rapport avec la connaissance matérielle et celle de sens surviennent chez l’homme. Quand il est considéré que les biens seront donnés aux bienfaiteurs et les tourments aux malfaiteurs, la justice sera établie parmi les hommes. Ceux que nous citâmes jusqu’ici, dits par les penseurs Musulmans, sont semblables à ceux que la secte Mu’tazila qui dit: “Il est raisonnable que les injonctions sont nécessaires”.

8– Si Allahu taâlâ prédestina dans l’éternel passé l’exécution de l’action qu’IL commanda, ce commandement serait niais, inconvenant et irraisonnable. Il sera inutile de commander faire ce qui est certain et prédestiné. D’autre part, il sera une torture de commander faire quelque chose dont l’accomplissement n’est pas prédestiné dans l’éternel passé. Cela voudrait dire, “Fais ce qui est impossible de faire”.

Réponse: Puisque l’homme a le pouvoir d’agir et commander, cela ne veut pas dire une torture. Tous les commandements d’Allahu taâlâ peuvent être exécutés par le pouvoir de l’homme. Si cette question était posée sur l’action de créer d’Allahu taâlâ, notre réponse sur l’injonction serait même de celle de la première question. C’est à dire, on ne peut pas dire qu’Allah est obligé de créer quelque chose dont la création est prédestinée dans l’éternel passé. Mais, on ne peut pas dire non plus qu’IL est incapable de créer quelque chose dont la création n’est pas prédestinée.

9– Commander ceux qui sont difficiles pour le corps humain empêche penser, comprendre l’existence d’Allah. Et il ne laisse pas de temps pour faire plusieurs choses.

Réponse: L’utilité des injonctions est de pouvoir de considération et de compréhension l’existence d’Allahu taâlâ et de régler la vie. Nous expliquames cela en détail dans la septième réponse.

[Il est un essentiel de foi (îmân) de croire à la nécessité d’accomplir les commandements et de s’abstenir des prohibitions. Quelqu’un qui croit à la plupart des injonctions mais ne croit pas à une seule d’eux ou qui ne veut pas la faire, sera considéré comme incroyant en Hadrat Muhammed lui-même. Il sera incrédule (Kâfir). On doit croire en tous les commandements pour être un Musulman. Si un Musulman n’obéit pas aux commandements, par exemple, s’il n’accomplit pas l’office de prière (namâz), s’il prend des boissons alcoliques ou si les femmes ou les jeunes filles se montrent au public les bras et la tête nue, elles ne perdront pas leurs fois, il ne deviendra pas infidèle (Kâfir). Il est un Musulman qui commit le péché, désobéissant. S’il ne veut pas obéir même à un de ces commandements, c’est à dire, s’il ne l’aime pas ou s’il ne lui attache pas d’importance, de valeur, ou, s’il la dédaigne, il perdra la foi et il deviendra “Murtad” (Renégat). Dire comme, “Qu’importe! Si je n’accomplis pas les prières, ou, si je sors les bras, jambes nus? C’est le coeur qui est important! Mon coeur est pur”, ou dire, “D’abord gagner la vie, faire le bienveillance envers tout le monde, puis la prière!” signifie apprécier quelques commandements et ne pas approuver, aimer les autres. Il faut que chaque Musulman fasse attention à ce point subtil, et ceux qui désobéissent aux commandements doivent être vigilants pour qu’ils ne perdent pas leur foi. Ne pas obéir aux commandements est différent de ne pas vouloir obéir. Ces deux cas ne doivent pas se confondre.]

10– La raison exécute ce qu’elle trouve utile et elle n’accomplit ce qu’elle considère nuisible. Si elle ne peut pas comprendre que quelque chose est utile ou inutile, elle la fait quand elle en a besoin. Alors, puisque la raison faisait ce service, il ne faudrait pas l’envoi de Prophète.

Réponse: Plusieurs choses que la raison ne peut pas comprendre ou peut comprendre mal sont communiquées par le Prophète. Le Prophète est comme un médecin spécialiste. Il sait mieux l’effet du médicament. Bien qu’on sache l’effet de plusieurs médicaments après de longues expériences sur le peuple, le public pourra subir aux risques et aux dommages jusqu’à ce qu’il les apprenne. Il lui faut de long temps pour les connaitre. Donc, il ne restera pas de temps pour accomplir les autres choses nécessaires. En payant une petite chose au médecin, ils atteignent les utilités des médicaments. Ils se délivrent de leurs maladies, ils se guérissent. Dire que le Prophète n’est pas nécessaire, c’est comme dire que le médecin n’est pas nécessaire. Tous les commandements communiqués par le Prophète sont entièrement vrais, parce qu’ils furent révélés par Allah. Ils sont tous utiles. On ne peut pas dire que toutes les connaisances du médecin sont vraies, parce qu’elles sont résultées de la méditation et de l’expérience.

11– L’existence de miracle n’est pas admissible. Il est irraisonnable, parce qu’il est une chose étonnante en dehors des lois de nature. C’est pour cette raison que la prophétie n’est pas raisonnable.

Réponse: L’action d’être créée des terres et des cieux, de rien est plus étonnante que le miracle. L’impossibilité de certaines choses en dehors des lois naturelles n’indique pas que les choses extraordinaires ne peuvent pas arriver en dehors de ces lois. Les merveilles, choses extraordinaires sont achevées par les Prophètes et de l’Awliyâ durant des siècles. Quelqu’un raisonnable ne peut pas nier ces événements. Le miracle est destiné à prouver que le Prophète dit la vérité. Il faut que le mu’jiza soit une merveille. Quelque chose faite, conforme aux lois naturelles, ne pourra pas etre un miracle.

12– Le miracle ne peut pas montrer que le Prophète dit la vérité. Parce qu’il n’est pas certain que si le miracle est créé par Allah ou par le Prophète lui-même. La magie aussi est une chose extraordinaire. Vous croyez aussi à la magie, au talisman.

Réponse: La raison prétend de diverses suppositions, par exemple, les hypotèses et les théories ne réfutent pas la connaissance acquise par les organes de sens et par l’expérimentation. Le résultat d’une certaine matière n’empêche pas notre opinion sur son inexistence. C’est Allah Seul qui détermine tout et, l’existence de tout. Nous indiquâmes cela ci-dessus. C’est à dire, le créateur du miracle est Allahu taâlâ, ce n’est pas créé par le Prophète. Quoique les autres ne puissent pas les faire, la magie, l’incantation ne sont pas de choses extraordinaires comme le fente de la mer, la résuscitation d’un mort, ouvrir les yeux d’un aveugle, la guérison d’un malade dont le médecin dit qu’il n’a d’espoir de vivre. C’est pourquoi, elles ne sont pas confondues avec le miracle qui est une merveille extraordinaire.

13– L’existence de mu’jiza est possible par la vision ou par l’entendement des rapports qui sont tawâtur (Relation, Narration). Un rapport ne peut pas être une science, connaissance, bien qu’il ait été tawâtur. C’est pourquoi, ceux qui n’eurent pas vu le miracle, ne savent pas le Prophète. Car, il y a peut-être un menteur parmi ceux qui sont rapportés par la relation, c’est à dire, par le consensus.

Réponse: Dans plusieurs affaires mondaines, on croit aux rapports venus par tawâtur, -c’est à dire par la relation de plusieurs personnes-. Par exemple, tout le monde croit, en entendant des autres, qu’il y a une ville nommée Delhi et que le globe terrestre est plus grand que la lune et plus petit que le soleil, et que Sultan Muhammed le Conquérant conquit Istanbul des Byzantins Grecs.

14– Nous étudiâmes les religions. Nous trouvâmes les choses qui sont contradictoires à la raison et à la science, avec lequel nous conclûmes qu’ils ne furent pas envoyés par Allah. Un exemple de cela est qu’il est permissible de tuer un animal dans le but de l’écorcher et de le manger. Les autres exemples sont: Jeûner aux certains temps, c’est à dire, la prohibation de manger et de boire, l’interdiction de manger et de boire les aliments et les boissons délicieuses, le commandement des voyages fatiguants pour visiter les lieux précis, le commandement de faire le sa’i et tawaf (action de tourner autour de Kaaba), jeter de la pierre sans but, comme les foux et les enfants, embrasser une pierre sans valeur, la prohibition de regarder une femme libre mais laide, et la permission de regarder les belles djariyas.

Réponse: Quand même que la raison peut distinguer le bien de mal et nous disons qu’Allahu taâlâ doit commander les choses utiles pour Ses serviteurs humains, il est évident que la raison n’est pas capable de saisir les utilités de ceux qui sont mentionnés pour la question ci-dessus. Quoique la raison ne puisse pas le comprendre, cela ne montrera pas qu’elle n’existe pas. Allahu taâlâ commanda ces utilités parce qu’IL les savait. Nous expliquâmes ci-dessus que qu’il y avait tant de choses que la raison ne pourrait pas comprendre et qu’elles furent comprises par le pouvoir de Prophétie. Nous allons expliquer cela, plus détaillé, au commencement de la deuxième monographie.

 

DEUXIEME MONOGRAPHIE
On Prouve Que Hadrat Muhammed
(aleihissalâm) était le Prophète

Les actions et les faits comportent nombreuses utilités que la raison ne peut pas comprendre. Même, elle ne croit pas à l’existence de ces utilités. Nous allons citer les signes de l’existence de ces utilités. Bien qu’une petite dose de certains médicaments tue plusieurs hommes, les plus hautes doses ne donnent aucun dommage aux autres. [On l’a démontré par des exemples dans le livre “Séâdet-i Ebediyyé”[Il n’a pas été traduit en français.] et on l’a appelé Ýdiosyncrasie” et “Allergie”.] Plusieurs personnes ne croient pas à ce fait confirmé par l’expérience. Même, elles essayent de prouver le contraire. Ce sont les philosophes et adorateurs à la matière qui ne croient pas à l’existence des Prophètes, et qui prétendent les causes gratuites pour leurs incroyances. Ils imaginent que leurs connaissances sur Allah, le Prophète, le génie, l’ange, l’Enfer, le Paradis sont comme celles qu’ils peuvent bien comprendre et ils nient ainsi l’image qui est formée dans leur tête. Si vous décrivez le rêve à quelqu’un qui ne jamais rêva et si vous lui dîtes, “l’homme entre quelquefois dans un état de suspension de tous les sens, de la raison et de pensée; alors, dans cet état il voit les choses que la raison ne peut pas embrasser”, il n’en vous croira pas. IL vous dira qu’il est impossible. Mais, si on lui dit “dans ce monde, il y a une petite chose et quand on la met dans une ville, elle mange toute la ville, puis elle mange elle-même”, il donnera toute de suite la réponse qu’une telle chose est impossible. Cependant ces paroles décrivent le feu, l’incendie. Ceux qui ne croient pas aux religions et à la vie future dans l’autre monde sont pareils. Quand un scientifique dont la justesse n’est pas connue, annonce qu’une catastrophe arrivera à un jour indiqué, ils en croient et prennent la mesure nécessaire, tandis qu’ils ne croient pas aux dangers dans ce monde et dans l’autre, prédits par le Prophète dont l’authenticité est connue et qui montra plusieurs miracles. Ils ne se préservent pas pour ne pas être attrapé par les tortures violentes et éternelles. Ils assimilent les prières dont les utilités furent rapportées par le Prophète, aux jeux enfantins et aux actions lunatiques.

Question: On croit aux choses utiles racontées par les philosophes, matérialistes et médecins, parce qu’elles furent comprises par l’expérience. Mais on ne croit pas aux prières, parce que leurs utilités ne furent pas expérimentées?

Réponse: On croit aux résultats des expériments scientifiques par la tradition orale. Et celles que les Avliyâs (Saints Islamiques) dénotèrent et expérimentèrent sont entendues de la même manière. Les utilités de plusieurs choses déclarées par l’Islâm furent vues et expérimentées ainsi.

[Cependant, quelques remèdes médicaux et techniques, lesquels les savants et les médecins trouvèrent utiles par l’expérimentation et lesquels furent cherchés et achetés en payant beaucoup d’argent par plusieurs personnes se sont prouvés plus tard qu’ils étaient nuisibles. Listes des noms des curatives accompagnées d’une sentence interdisante leurs ventes, sont communiqués aux pharmaciens par la direction des affaires sanitaires. Et les fabriques fournissan de telles curatives furent fermées par les gouvernements. Nous voyons qu’ils sont devenus des nouvelles quotidiennes pour les journaux que certains médicaments estimés précieux furent prouvés plus tard qu’ils étaient nuisibles. Récemment, nous lûmes déjà dans les journaux quotidiens que des centaines de médicaments appelés antibiotiques, devenus très populaires il y a quelques années, provoquent la maladie cardiaque et de cancer et que certains lessives à détergents sont nuisibles pour la santé.]

Bien que les utilités des règles de l’Islâm ne soient pas comprises par l’expérimentation, il sera raisonnable de leur croire et de faire leurs requêtes. Supposons qu’un jeune homme intelligent, qui ne connait pas les médicaments, soit le fils d’un médecin; même s’il entendit de plusieurs personnes ou s’il lit dans les journaux les succès de son père; même si ce jeune homme est malade et s’il sait que son père l’aime beaucoup et son père lui donne de médicament et s’il lui dit que s’il le prend il se guérira immédiatement parce qu’il l’expérimenta beaucoup; et si ce jeune homme sait que ce médicamant est la séringue à injections et qu’elle lui donnera de souffrance; maintenant, comment le jeune homme devrait-il répondre d’une manière raisonnable à son père? Est-ce qu’il sera raisonnable si ce jeune dit à son père: “Je n’expérimentai jamais ce médicament. Je ne sais pas s’il me guérira. Je ne peux pas croire à ce que tu dis?” Quelqu’un dans le monde approuve-t-il une telle réponse?

Question: Comment peut-on comprendre certainement que le Prophète aime son ummat (disciples, peuples qui en croient) autant qu’un père aime son fils, et que ses commandements et prohibitions comportent utilités?

Réponse: Comment peut on comprendre l’amour d’un père envers son fils? Cet amour n’est pas quelque chose visible ou touchable. Cela peut se comprendre seulement de sa conduite, son attitude et des paroles envers son fils. Si quelqu’un raisonnable et judicieux fait attention à ce que Resûlullah dit, s’il étudie les rapports sur ses efforts pour montrer le droit chemin à l’homme, ses strictes exactitudes pour protéger les droits de tout le monde, et ses travaux magnanimes et compatissants pour l’établissement de bonne habitude, morale, il verra clairement que son amour pour son ummat est beaucoup plus que celui d’un père envers son fils. Une personne qui peut comprendre les nouvelles et les accomplissements étonnants dans le Qur’ân, lesquels furent révéles au moyen de sa langue bénie, et ses déclarations prédites sur les événements embrouillés qu’ils seront arrivés à la fin du monde, il verra toute de suite qu’il atteignit les degrés élevés sur la capacité de l’intelligence et qu’il comprit les réalités que la raison ne peut pas comprendre. C’est ainsi évident que toutes ses paroles sont vraies. Quelqu’un raisonnable, qui apprit et médita les connaissances données dans le Qur’ân, et qui étudia sa vie, il verra clairement cette vérité. Imamý Muhammed Ghazzalî dit, “Quelqu’un qui doute que si une personne était Prophète ou non, devrait apprendre sa vie ou étudier équitablement les livres racontant sa vie. Quelqu’un qui connaît bien la science de médecine ou celle de fýqh, acquiert la connaissance sur un savant en médecine ou en fýqh, en étudiant les rapports racontés sur leurs vies. Par exemple, pour comprendre que Imâmý Châfi’î était un savant de fýqh, ou Calinos était un médecin, il faut apprendre bien ces branches de science et puis, étudier leurs livres écrits sur ces branches de science. Pareillement, quelqu’un qui obtint la connaissance sur la prophétie, et qui étudia le Qur’ân et les hadiths devrait comprendre bien que Hadrat Muhammed (aleihisselâm) était le Prophète et il était au degré supérieur de prophétie. Surtout, quand il apprend les efficacités de ses paroles purifiant le coeur, et de plus, quand l’oeil de son coeur s’ouvre on obéissant à Ses injonctions, sa croyance en Sa prophétie sera certainement absolue. Il verra toujours que les hadiths ci-dessous sont vrais: “Si quelqu’un agit d’après ce qu’il sait, Allahu taâlâ lui apprendra ce qu’il ne sait pas” et, “Celui qui aide le cruel, devra souffrir le dommage causé par lui” et, “Si une personne pense seulement au consentement d’Allahu taâlâ, à chaque matin, Allahu taâlâ lui donnera ce qu’elle souhaite dans ce monde et dans l’autre”. Sa connaissance et sa foi seront ainsi consolidées. On sent le contentement de la foi. C’est à dire qu’on s’imagine les faits, les places et les événements dans ce monde et dans l’autre, relevé par le Prophète, comme si on les avait vus par ses propres yeux. On arrive à ce sentiment par la voie de tasawwouf (soufisme).

Les savants Islâmiques prouvèrent par les voies diverses la réalité que Hadrat Muhammed était le Prophète d’Allah. Nous allons expliquer quelques-unes de celles-ci:

1– Hadrat Muhammed proclama qu’il était Prophète et il accomplit des miracles pour démontrer la véracité de sa parole. Cette réalité fut transmise jusqu’ý nous avec l’unanimité. Le plus grand de ses mu’jizas est le Qur’ân-ý kerîm.

Le Qur’ân-ý kerîm est mu’djiz[Inimitable, qu’on ne peut pas imiter.]. C’est à dire, personne ne peut l’imiter dans l’éloquence. Il défie et dit: “Essayez dire le semblable!” Les poètes célèbres d’Arabie s’efforcèrent mais ils ne purent pas dire le semblable. Le trente-quatrième âyat de soura de “Tûr” déclara: “Alors, essayez et dites quelque chose lui semblable!” et dans le treizième âyat de soura de “Hûd”, c’est déclaré: “Dis à eux: Maintenant, vous aussi, dites dix souras[Souré ou soura.] semblabes à ceux du Qur’ân, lesquels vous supposez que je dis de moi-même!”. Et le vingt troisième âyat de soura de “Bakara” déclare: “Si vous avez quelque doute sur le Qur’ân [c’est à dire, sur la réalité que Nous révélâmes], lequel Nous révélâmes à Notre serviteur [Muhammed aleihisselâm], vous aussi, dites un soura lui semblable! Pour faire cela, demandez l’aide de tous à ceux que vous avez confiance, mais vous ne pourrez pas être capable de dire un soura semblable!”. A cet époque-là, la poésie était très estimée chez les Arabes. Parmi eux plusieurs poètes se sont élevés. Ils organisaient des contestations poétiques et ils se ventaient avec les gagnants. Ils coopérèrent les uns avec les autres pour dire un soura court semblable au Qur’ân. Ils se sont efforcés beaucoup. Avant d’offrir les poésies qu’ils préparèrent à Hadrat Muhammed, ils les comparèrent à un soura du Qur’ân. Mais, comme ils comprirent l’éloquence du soura, ils ont eu honte de leurs propres poésies et ils ne l’apportèrent pas à Hadrat Muhammed. En remarquant leurs imbécilités d’eux-mêmes, ils durent renoncer à opposer au moyen de la connaissance et ils se sont adressés à la force coercitive. Ils coururent aux armes et aux épées. Et ils commencèrent à attaquer les Musulmans. Ils décidèrent de tuer Resûlullah. Bien qu’ils aient essayé de réaliser leur plan qu’ils préparèrent, ils furent mis en déroute par une défaite ignominieuse, comme tout le monde lit dans l’histoire. Si, après le défi de Rasûlullah et leurs efforts en coopération, ils pouvaient être capables de dire quelque chose précise, éloquente comme un soura du Qur’ân, ils seraient venus à Resûlullah et l’auraient lu avec beaucoup de solennité. Cette action excessive aurait été un sujet topique de conversation et elle aurait fait l’histoire. Elle aurait été fameuse comme si un conférencier aurait été sur le chair. Cette faillite d’eux prouve la réalité que le Qur’ân est mu’djiz et qu’il n’est pas la parole humaine.

Question: Les poètes au-delà de la ville de Mecque n’auraient pas du entendre l’âyat suivant déclaré, “Essayez et dites un semblable!” ou le défi de Hadrat Muhammed sur ce sujet. Ils se cachaient peut-être pour quelque avantage ou pour la réalisation de quelque autre accord ou pour quelque but. Par exemple, ils pourraient être cajolés par la promise de quelque prérogative dans l’Etat qu’il allait établir. Ou, au début, ils avaient méprisé ses proclamations et ils avaient dédaigné la réponse. Mais, plus tard, en voyant qu’il gagnait le pouvoir et que ses disciples augmentaient, ils ne purent pas oser à lui répondre. Ou, peut-être parce que les poètes compétants étaient mis dans l’embarras de circonstances et précaires de nourriture, ils n’auraient pas de temps pour lui répondre. Ils avaient donné, peut-être, la réponse. Mais leurs succés étaient oubliés ou ils n’auraient pas pu passer aux dernières générations à cause de quelque raison. Par exemple, quand les Musulmans avaient augmenté, ils avaient obtenu la puissance et ils étaient développés, étendus sur trois continents, ils auraient pu anéantir les rapports de ces succès. Ou ces rapports étaient perdus peut-être dans le cours de temps.

Réponse: J’avais donné brièvement la réponse à ces doutes divers dans la première monographie. J’avais noté que même si les connaissances que nous acquérons par les organes de sens et par l’expérience semblaient être contraires à la raison, il fallait les accepter comme les connaissances vraies, si bien qu’il ne perdaient pas leurs valeurs de connaissance. J’avais dit que toutes les connaissances acquises par les organes de sens étaient pareilles. Maintenant, nous allons donner séparément les réponses à chacune des doutes cités ci-dessus. D’abord, une personne qui prétend qu’il est prophète représente un miracle démontrant sa prophétie et il défie, en disant que vous ne pouvez pas faire son semblable; si on ne peut pas lui contredire, il sera conclu qu’il est vrai. C’est à dire, c’est un sens commun et nécessaire de croire à telles choses. Quelques contradictions proclamées plus tard seront niaiseries, invalides et sans valeurs. Il est aussi intenable de dire que peut-être il a été traité sans égard au début, plus tard on a eu craint de lui, parce qu’une seconde personne pourrait montrer les mêmes miracles de celui qui prétendait d’être Prophète et se vantait en disant que personne ne pourrait faire des choses pareilles, il aurait gagné l’estime, l’honneur et l’admiration du peuple. On le louerait et on le suivrait. Qui ne voudrait-il pas être lui semblable? Mais si cette seconde personne qui a le pouvoir de le faire refuse de faire une chose pareille, ce sera quelque chose extraordinaire! Et cela montre que l’autre personne a raison. Même si cela est quelque chose que les autres peuvent faire facilement, ce sera certain que la personne qui défie a raison. Quant à la réponse de la troisième supposition; de même qu’on sait qu’il est nécessaire pour quelqu’un qui a le pouvoir suffisant de répondre, de même il est nécessaire qu’il démontre cela, parce que le but sera atteint seulement par sa démonstration. Quoi qu’il y soit des conditions obstructives pour quelques-uns en quelque lieu et en quelque temps, elles ne montrent pas que les pareilles conditions existent partout et toujours. En effet, on sait que la réalité prouve le contraire. Il est impossible que la réponse écrite ait été restée secrète. Donc, les doutes mentionnés dans la question sont sans fondement.

Les hommes de religion donnèrent des explications différentes sur l’idjâz[La qualité de rendre faible et impotent Merveille, Miracle, Poésie: Les derniers pieds des derniers hémistiches dans une poésie: Les derniers mots d’une prose dans laquelle les mots se riment.] du Qur’ân-ý kerîm. Plusieurs personnes dirent que le vers du Qur’ân-ý kerîm est garîb (étonnant), son style est adjîb (surprenant). On dit qu’il est mu’djiz parce qu’il ne ressemble pas aux vers et aux styles des poètes de l’Arabie. Les parties prosodiques du commencement, de la fin et des narrations des soura (s) sont les mêmes. Les fins des âyats sont semblables à leur Sedj’. [Sedj’ signifie roucoulement continuel du tourterelle. Dans la prose, il signifie la rîme des fins des phrases d’une prose.] L’existence des ces éléments littéraires dans le Qur’ân n’est pas semblable à celle des prononciations des poètes arabes. Ils ne purent pas réussir à faire quelque chose comme il est montré dans le Qur’ân. Quelqu’un qui connaît bien la langue arabe comprendra clairement l’idjaz du Qur’ân. Le Kadý (le juge) Bâquillanî dit que l’idjâz est de la haute éloquence et d’effet surprénant du vers. C’est à dire, il est, parce qu’il est un vers jamais vu. Et plusieurs hommes de religion dirent que l’idjâz était de donner l’information de l’inconnu. Par exemple, le troisième âyat de soura de “Rum”, “Bien qu’ils aient vaincu, ils seront vaincus d’ici à dix ans”, prédit que Heraclius, l’empereur Byzantin vaincrait l’armée Husraw Perwiz, Chah de l’Iran, une durée de dix ans, et c’est arrivé comme on prédit. A l’accordance de plusieurs savants Islâmiques, I’idjâz du Qur’ân ne contient jamais quelque signe contradictoire ou une partie incohérente, cependant il est très long et réitératif. C’est pour cette raison que l’âyat quatre vingt et un de soura “Nisâ” déclara: “Si ce Qur’ân était la parole de quelqu’un autre qu’Allah, il aurait contenu plusieurs discordes”. D’après plusieurs (savants), l’idjâz du Qur’ân est de sa signification. Avant de notre Prophète, les Arabes pourraient dire des paroles semblables au Qur’ân, mais Allahu taâlâ les empêcha de dire semblable au Qur’ân. Et ils expliquèrent différemment comment IL les empêcha. Le grand maître sunnî Abu Ishaq Ibrâhim Isférâînî et le savant Mu’tazila, Abu Ishaq Nizâm-i Basrî dirent que la peur de quitter les profits mondains les empêcha. Le savant Chi’îte Alî Murtédâ [l’auteur de livre “Husniyya”] dit qu’Allahu taâlâ fit oublier leurs connaissances nécessaires pour répondre.

Ceux qui s’opposèrent à la réalité que le Qur’ân-ý kerîm est mudjîz, dirent que l’idjâz devait être clair, évident. De différentes explications sur l’idjaz montrent qu’on ne sait pas clairement ce que veut dire l’idjâz. Comme réponse, les savants dirent que la diversité des explications à certains égards ne montrerait pas que tout le Qur’ân n’est pas mudjîz. Parce que l’éloquence du Qur’ân, son vers incomparable, sa prédiction sur l’inconnu, son abondance de hikmet[Sagesse, maxime, pensée; merveille; raisons.] à l’égard de la connaissance et de l’action et plusieurs autres causes de l’idjâz que nous rapportâmes sont ainsi évidentes. Les explications différentes, provenues des vues différentes et des compréhensions des hommes, ne devront pas indiquer qu’il n’est pas mu’djîz. Si quelqu’un qui regarde l’une des qualités que nous citâmes ne considère pas qu’il est mudîz, cela ne signifiera pas que tous d’eux ne sont pas mu’djiz. Il y a plusieurs poètes qui peuvent dire aussi tant de vers et de proses éloquents, mais ils ne peuvent pas dire les mêmes une autre fois. C’est à dire, ce qu’ils disent pour ne signifiera pas qu’ils pourront le dire toujours. Il ne faut pas que les propriétés de chacune des unités qui forment un groupe, soient existées aussi dans le groupe. Cette réponse montre que tout le Qur’ân est mudjîz. Mais ses souras courts ne peuvent pas être mudjiz. Mais, ce n’est pas vrai, parce que nous dîmes ci-dessus que son soura le plus court est mu’djîz. On peut dire que la réponse signifie aussi que le tout Qur’ân est mu’djîz de tous égards, mais ses souras sont mu’djîz seulement de quelque égard; mais cela ne sera pas la réponse de la question ci-dessus. La question demande une explication de cause de l’idjâz.

Leur deuxième antithèse est que “l’Ashab (Compagnons du Prophète) avaient doute sur quelque partie du Qur’ân. Abdullah Ibn Mes’ûd dit que le soura de Fâtihâ et Mu’awwizateyn (c’est à dire, deux Qul-a’ûdhu) n’appartiennent pas au Qur’ân. Cependant, cest trois souras sont les plus célèbres du Qur’ân. Si les éloquences de ces souras étaient au degré de l’idjâz, elles ne donneraient pas clairement l’impression d’une littérature autre que le Qur’ân et Personne n’en aurait aucun doute qu’elles appartenaient au Qur’ân.

Réponse: Les savants Islâmiques répondirent à cela comme le suivant: Les doutes d’Ashab sur quelques souras du Qur’ân n’étaient pas à l’égard de leurs éloquences ou de leurs idjâz; mais, c’était parce que les souras furent rapportés par une seule personne. Selon les principes de méthode de hadith (Usûl-i hadith), l’information, la connaissance, transmise par un seul canal de rapporteur n’est pas certaine; elle est douteuse. Quelques choses transmises par tawatur (la relation, tradition orale) deviennent la connaissance certaine. Tout le Qur’ân fut rapporté par le tawatur, c’est à dire, par l’unanimité. C’est pourquoi qu’on sait certainement que le Qur’ân-ý kérim est la parole d’Allahu taâlâ. Et on sait aussi certainement que les souras transmises au moyen d’un seul rapporteur furent révélés par Allahu taâlâ à Hadrat Muhammed, et que leurs éloquences sont au degré le l’idjâz. Seulement, la disconvenance était sur l’appartenance au Qur’ân, laquelle n’a aucune réfutation pour notre cause.

Leur troisième antithèse est que “pendant l’ouvrage de composition du Qur’ân, [laquelle était fait après la mort de Rasûlullâh (sallallahu aleihi wassallam), et quand Hadrat Abû Bekr Sýddýq était le Calife] quand quelqu’un inconnu apporta un âyat, on lui demandait son jurement ou deux témoins parce qu’on ne savait pas que s’il était un personnage équitable, et ainsi après l’accomplissement de la demande, on pouvait accepter qu’il appartenait au Qur’ân-ý kérim, et puis on pouvait le mettre dans le Qur’ân. Si l’éloquence des âyats était au degré de l’idjâz, on pourrait comprendre de leur éloquence qu’ils étaient âyats et on ne s’adressait pas aux stipulations comme l’équité de quelqu’un qui l’apporta, ou serment ou deux témoins”.

Réponse: Ces conditions étaient mises dans l’ordre de savoir les places des âyats dans le Qur’ân, parce que Rasulullâh lisait le Qur’ân-ý kérîm et écoutait ceux qui le lisaient. Ýl était certainement évident que chaque âyat apporté était du Qur’ân. La stipulation de serment ou de témoin était déstinée pour être certain de comprendre la succession des âyats. D’autre part, si l’éloquence d’un couple des âyats n’est pas au degré de l’idjâz, elle n’a pas de l’importance. Au moins, un soura court doit être mudjîz. Le plus moindre soura contient trois âyats.

Leur quatrième antithèse est que “chaque branche d’art a une borne, une limite. On s’arrêtre à cette limite. On ne peut pas la dépasser. Toujours, il y a un maître plus supérieur à ses collègues dans son art. Pareillement, Hadrat Muhammed peut être le plus éloquent des poètes de son époque. Il pouvait dire ce que les poètes de son temps ne pourraient pas exprimer, dire. Si on peut l’appeler “mu’djiz” alors il faudrait appeler tous les meilleurs achevements à chaque branche de l’art, c’est à dire, tout ce que les artistes de chaque époque font mieux que leurs confrères est aussi mu’djiz. Et cela serait une absurdité”.

Réponse: Mu’djiz signifie ce qu’il existe en un temps donné et qui a une grande valeur, parce que plusieurs gens de cette époque-là l’essayèrent et ne purent pas faire, et ce qui est élevé au plus haut degré par ceux qui sont capables de le faire, et ce qui est admis unanimement que la puissance humaine ne peut pas faire le mieux, et s’il y a quelqu’un qui le fait en haut de ce degré, on a cru que c’est possible seulement par l’aide d’Allahu taâlâ. Quelque chose en dehors de ces qualités ne peut pas être appelée mu’djîz. A l’époque de Hadrat Mûsâ (Moise) la magie était pareille. Ceux qui pratiquaient la sorcellerie à ce temps-là savaient que conjurer les choses non-existantes, c’était le plus haut degré de la magie. Quant ils virent que la baguette de Hadrat Mûsâ devint un grand serpent et mangea les autres serpents qui étaient leurs propres sorcelleries, ils comprirent que c’était au delà de la borne de la magie et au dessus de la puissance humaine. Alors ils crurent en Hadrat Mûsâ. Le Pharaon qui était inattentif de cet art, avait la fausse supposition que Hadrat Mûsâ était le leader des magiciens, et qu’il leur enseignait la magie. La science médicale aussi était avancée à l’époque de Hadrat Isâ (Jésus). Elle était très progressée. Les médecins s’énorguellissaient de leurs succès. Les célèbres spécialistes disaient que leurs connaissances médicales n’étaient pas suffisantes pour ressusciter les morts ou pour ouvrir les yeux des aveugles. Ils croyaient que ceux-ci pourraient se guérir seulement par Allahu taâlâ. A l’époque de Muhammed aleihisselâm l’art de poésie et d’éloquence était arrivé au plus haut degré, en péninsule d’Arabie. Les poètes arabes se vantaient l’éloquence de leurs poésies les uns aux autres. En effet, la supériorité prosodique de sept qasîdés (odes) avait obtenu l’admiration des poètes et elles étaient exposées sur la porte de Kaaba. Personne n’était jamais leur égale dans la versification. C’est écrit en détail dans les livres historiques. Quand Resûlullah apporta le Qur’ân-ý kérîm, plusieurs controverses commencèrent entre eux. Quelques-uns d’eux nièrent la réalité qu’il était la parole d’Allahu taâlâ. Ils moururent ainsi comme infidèles. Mais plusieurs poètes qui virent l’idjâz de l’éloquence, comprirent que c’était la parole d’Allah et ils devinrent ainsi Musulmans. Quelques autres qui avaient suivi ceux-ci se convertirent involontairement à l’Islâm. Ils sont appelés munafýqs (hypocrites). Et quelques-uns d’eux essayèrent d’opposer. En apportant quelques répliques médiocres, ils tombèrent dans le ridicule auprès des gens raisonnables. Par exemple, au lieu de la réplique l’âyat “Wazzâriyet-i zér’an” ils essayèrent de composer un poème semblable commençant par le mot “Fel Hasýlat-ý hasden”, mais ils virent bientôt qu’ils ne réussiraient jamais. [Comme ils n’apprécièrent pas, eux-mêmes non plus, leur poème, ils ne purent pas le lire devant Hadrat Muhammed]. Quelques autres prirent l’arme: ils risquèrent leurs propriétés, leurs vies, épouses et leurs enfants pour se venger et tuer Hadrat Muhammed (aleihisselâm). On avait certainement compris qu’ainsi le Qur’ân-ý kérîm fut révélé par Allahu taâlâ.

[Il est compris de ceux qui sont cités ci-dessus, que le miracle fut créé par Allahu taâlâ. Tout est créé par Allahu taâlâ. Ýl n’y a un autre créateur qu’Allah. Seulement, pour que le monde et les affaires mondaines soient dans l’ordre, Allahu taâlâ fit dépendre la création de toutes les choses de quelques causes. Quelqu’un qui veut que quelque chose soit créée, se sert de la raison de cette chose-là. La plupart des raisons sont les choses qu’on peut obtenir par la pensée, l’expérience ou par la calculation. Mais même une raison, une mobile se trouve, Allahu taâlâ la crée s’IL veut. Le cas n’est pas même pour le miracle et le kéramet. Allahu taâlâ crée ceux-ci dans une manière extraordinaire et sans cause. S’adresser aux causes est de suivre la loi causative d’Allahu taâlâ. Ce qu’Allahu taâlâ crée quelque chose sans cause, c’est surpasser la loi causative, c’est une chose extraordinaire. Le miracle arrive seulement chez le Prophète. Il n’arrive jamais chez quelqu’un d’autre. Pour louer quelqu’un, dire comme “Il fit un miracle’ ou “il s’est sauvé miraculeusement”, cela voudra dire qu’il est un Prophète. Sur ce sujet, ce qui est considéré, c’est l’expression, non pas l’intention. Appeler quelqu’un Prophète est une infidélité. Celui qui dit une telle parole perdra sa foi. Appeler quelqu’un créateur autre qu’Allahu taâlâ, par exemple, dire “celui-là le créa”, c’est la même chose. Les Musulmans doivent éviter de dire de telles paroles dangereuses.]

Leur cinquième antithèse est qu’il n’y avait pas un accord complet sur la lecture et la signification du Qur’ân. Cependant, Allahu taâlâ déclare que le Qur’ân-ý kérîm ne contient jamais une disconvenance. Par exemple, IL déclare dans l’âyat quatre vingt-un de soura de “Nisâ”: “Si quelqu’un autre qu’Allah avait envoyé ce Qur’ân, ils y trouveraient certainement plusieurs points différents.” Le cinquième âyat de soura de “Al-Quari’a” est “Kel’ihnil menfuche”. Plusieurs le lirent comme “Kessâf-il menfûche”. Le neuvième âyat de soura de “Djum’a” est “Fes’av ilâ zikrillah”. Plusieurs l’eurent lu comme “Femdû ilâ zikrillah”. Le soixante quatorzième âyat est “Fa-hiya kalhidjarati”; mais ils y avaient de ceux qui le lirent comme “fakanat kalhidjatî”. Le soixante et unième âyat de soura de Békara est: “aleihim-uz-zillét´´wel-meskénété”; mais il y avait de ceux qui li lirent comme “aleihimulmeskénété wezzillété”. Les différences sur les significations du Qur’âný kérîm peuvent être expliquées par les exemples suivants: le dix-neuvième âyet de soura de “Sébé” est “Rabbénâ bâ’id beyné asfârinâ”. Il signifie: “O notre Allah! Eloigne nos livres de nous”, c’est une invocation à Allah. Plusieurs personnes le lirent comme “Rabbunâ bâ’ade bayna asfârinâ” qui signifie “Notre Allah éloigna nos livres de nous”. Le cent quinziéme âyat du soura de “Mâida” est “Hal yestétî’u Rabbuké” qui signifie “Est-ce que ton Allah accepte ta prière?” Plusieurs personnes eurent lu cet âyat comme “Heltestétî’u Rabbéké” qui veut dire “Pries-tu à ton Allah?”.

Réponse: Les mésintelligences exemplées furent conçues par une personne. Les savants de l’interprétation (tafsir) et de Kirâ’at réfusèrent la lecture de ceux qui firent ces désaccords. Ils acceptèrent la lecture qui était le consensus. Notre Prophète (sallallahu aleihi wesselam) déclara: “Le Qur’ân-ý kérîm fut révéle sur sept dialectes dont chacune est curative et suffisante”. C’est pour cette raison que les mésintelligences provenant de la lecture et la signification du Qur’ân-ý kérîm ne détractent jamais la réalité qu’il est mu’djiz.

[Le mot “harf”, employé dans le hadith, signifie le lexique, qýrâ’at. La copie du Qur’ân-ý kérîm compilée par Hadrat Abû Bakr contenait sept modes de lire. Quand Hadrat Osman (Uthman) devint le Calife, il assembla l’Ashâb (Compagnons du Prophète), et on avait unanimement admis que les nouvelles copies du Qur’ân-ý kérîm seraient écrites comme Rasûlullah avait récité pendant la dernière année de sa vie. Il est vadjib de le lire dans cette manière-là. Et il est aussi permissible de le lire dans six autres façons. “Riyâd-un nâsihîn”.]

Leur sixième antithèse est que “Le Qur’ân contient les mélodies inutiles et les réitérations. Par exemple, “inna hâzâni lé-sâhirâni” est une telle mélodie. Un exemple réitératif de lire est le soura “Rahman”. Les exemples de la réitération de la signification sont les anecdotes de Hadrat Mûsâ (Moise) et de Hadrat Isâ (Jésus)”.

Réponse: [Dans le but d’expliquer que l’âyat “Hâzânî la sâhirânî” est au degré de l’idjâz d’après la connaissance de l’éloquence, Imâmý Rabbanî l’écrivit en détail, en prenant du livre “Cherh-i méwaqýf”. Nous n’en traduîmes pas.] Quant aux réitérations, son utilité pour fixer la signification dans l’intelligence est indisputable. La valeur de l’art d’expliquer une signification au moyen de diverses expressions est connue par ceux qui sont compétents sur la connaissance de l’éloquence. Une seule anecdote comporte des faits divers. Si on raconte la même anecdote aux lieux différents, on peut accentuer parfois une partie différente de celle-ci à chaque réunion.

Rasûlullah montra plusieurs miracles comme ci-dessous: La lune s’est divisée en deux lorsqu’il fit un signe avec son doigt béni; les pierres et les arbres parlèrent et allèrent ensemble avec lui; les animaux parlèrent, plusieurs personnes étaient rassasiées d’un peu d’aliment; l’eau coulait continuellement entre ses doigts bénis; il prédisait les faits et les événements du passé et du futur, lesquels personne ne savait; et les autres. Quoique chacun de ses mu’jizas n’ait pas été rapporté par consensus, il a montré plusieurs miracles communiqués avec l’unanimité. Ils sont célèbres comme la bravure de Hadrat Alî, la générosité de Hâtem-i Taî [et comme les tyrannies, tourments de Néron, cinquième des empereurs romains]. Pour la preuve de sa Prophétie, c’est aussi suffisant pour nous.

La seconde voie de prouver que Hadrat Muhammed (aleihissélâm) est Prophète, est d’étudier ses attitudes, ses bonnes qualités morales, ses paroles pleines de merveilles, et de hikmet avant qu’on ait révéle sa prophétie, lorsqu’il révéla sa prophétie et après être entendu qu’il était Prophète. Par exemple, il ne mentit jamais ni pour les actions et les affaires mondaines ni pour celles de l’autre monde. S’il avait menti une seule fois dans sa vie, ses furieux ennemis ne manqueraient pas à répandre cela à tous les cotés. Avant et pendant sa Prophétie, on ne le vit jamais faire quelque chose indécente. Cependant il était ummî [c’est à dire, il n’avait été enseigné jamais par personne], il parlait d’une manière distincte, correcte et douce. Pour cette raison, il dit: “On me donna djévâmý’ul kélim”. [Djévâmi’ul kélim veut dire expliquer plusieurs choses en se servant peu de mots]. Il supporta plusieurs souffrances pour révéler la religion d’Allah. En effet, c’était pour cette raison qu’il dit: “Aucun Prophète ne souffrit jamais tels tourments que je souffris”. Il endure toutes ces souffrances. Il ne renonça jamais à sa mission. Lorsqu’il vinquit ses ennemis, et quand tous les hommes prirent enfin son chemin, il n’y eut aucun changement dans son caractère, sa compassion et dans sa modestie. Pendant toute sa vie, il contentait toujours tout le monde. Il n’a jamais estimé lui même plus supérieur à quelqu’un autre. Il était très compatissant envers tout son ummat comme un père envers ses enfants. C’est sur sa compassion excessive qu’il fut commandé le huitième âyat de soura “Fâtýr”: “Ne sois pas désolé de leurs actions erronées!”, et, le sixième âyat de soura “Kehf”: “Détruiras-tu toi-même, en te désolant de leurs actions érronées?” Sa générosité était au-delà de normale. Pour freiner cela, le vingt-neuvième âyat de soura “Isrâ” fut révélé: “Ne sois pas si généreux qu’à donner le tout de tes biens”. Il ne regarda jamais les beautés inconstantes et déceptives de ce monde. Quand il commença à révéler sa Prophétie, les notables de Qoureich vinrent chez lui et dirent: “Nous te donnerons des biens, propriétés que tu souhaiteras. Nous te marierons avec la fille que tu désireras. Nous te donnerons de l’autorité, ferons le président de tribu que tu voudras, pourvu que tu aie renonçé à cette chose”. Mais, il ne leur regarda même pas. Il était affable envers les pauvres, les malheureux et les orphelins, mais il était digne et réservé envers les riches. Il ne recula jamais devant l’ennemi, même aux moments les plus horribles et les plus désespérés des guerres comme le combat d’Ohod, le combat d’Ahzab (Tranchée) et de “Hunein”. Cela montre la vigueur de son coeur béni et le degré de son courage. S’il n’avait pas confiance entièrement qu’Allah le protégerait, par exemple, en Sa promise: “Allahu taâlâ te protégera contre les dommages des gens”, il aurait été impossible de montrer de telles bravures extraordinaires. Le changement des situations et des conditions ne fit aucune altération dans sa bonne nature et sa conduite envers tout le monde. Ceux qui lisent les livres historiques vrais et objectifs, écrits par les mains équitables, comprendront bien ce que nous écrivîmes. Bien que l’un de ces attributs ne puisse pas être un document évident pour la prophétie, c’est à dire, la distinction d’une personne des autres en une seule des ces attributs ne signifie pas qu’elle peut être le Prophète, mais toutes ces supériorités existent seulement chez le Prophète. L’existence de toutes ces supériorités chez Hadrat Muhammed (aleihisselâm) est l’une des plus fortes preuves de la réalité qu’il est le Prophète d’Allah.

[Pour ceux qui voudront lire et connaître la belle vie de Hadrat Muhammed (aleihisselâm), nous recommandons de lire les livres “Qýssas-ý Inbýyâ” et “Méwahib-i léduniyyé”, écrits en turc, imprimés en alphabet latin. D’autre part il est écrit en détail, sous le titre de “Hilyé-i sé’âdet”, en turc et de sa traduction anglaise intitulée “Endless Bliss”.]

Le troisième document vérifiant la réalité que Hadrat Muhammed est le Prophète d’Allah, c’est la méthode choisie par Imâm-ý Fahruddîn-i Râdy. Hadrat Muhammed (aleihisselam) devint Prophète parmi une population qui était entièrement inattentive des livres divins et échouée dans la connaissance et science. C’était une telle populace déviée dont les polythéistes adoraient les idoles [c’est à dire, statuts et figures humaines faites de pierre ou de métal] et certains de ceux-ci avaient été déçus par les Juifs et ils adoptaient leurs histoires superstitieux comme leur religion. Un petit groupe d’eux était des mages, ils adoraient deux dieux, ils se mariaient avec leurs filles et leurs proches parents. Et les autres apprenaient le Christianisme, ils disaient que Hadrat Isâ (Jésus) était le fils d’Allah ou ils adoraient ainsi les trois dieux. Hadrat Muhammed (aleihisselâm) devint Prophète parmi un tel peuple troublé. Le livre nommé “Qur’ân-ý kérîm” lui fut révélé par Allah. Il distingua les bonnes habitudes qui mènent à la félicité et les mauvaises qui poussent vers la calamité. Il publia la foi et les prières droites. Ceux qui lui crurent furent auréolés par cette foi. Il atteignit la victoire promise par Allah. Tous ses ennemis périrent bientôt. Les efforts, paroles corrompues et séditeuses et incendaires prirent fin. Les peuples sont sauvés des tortures des dictateurs, colonisateurs, dévorateurs et des tyrans. Partout est illuminé par les lumières sacrées du soleil de Tawhid et de la lune Tenzih, parce que c’est la Prophétie, et que le Prophète signifie la personne supérieure qui embellit les morales des gens et qui offre le médicament pour les maladies du coeur, de l’âme. La plupart des gens sont serviles de leurs “nafs” (désirs sensuels). Leurs âmes sont malades. Un spécialiste d’âme et d’esprit est nécessaire pour les guérir. La religion apportée par Hadrat Muhammed (aleihisselâm) fut le remède de ces maladies. Elle déracine les méchancetés et les malignités dans les coeurs. Ce cas est définitivement l’un des démonstrations évidentes de la réalité qu’il est le Prophète d’Allah, et qu’il est le plus haut des Prophètes. Hadrat Imâm-ý Fahruddîn-i Rady explique dans son livre “al-Metâlib-ul’aliya” que ce cas est le document le plus évident de la preuve de sa Prophétie.

Au commencement de mon livre, j’expliquai ce qu’était la prophétie. Je confirmai qu’un autre Prophète n’en avait pas montré comme elle s’est manifestée chez Hadrat Muhammed (aleihissélâm). Il est ainsi compris qu’il est plus supérieur aux autres. Cette supériorité pourrait être prouvée aussi par l’étude de ses miracles. Mais cette voie est approximative à celle choisie par les sages [c’est à dire, les penseurs] pour prouver la prophétie. En bref, leur voie est d’accepter qu’il faut être une loi envoyée par Allah pour que les gens atteignent le bonheur et la paix dans ce monde et dans l’autre.

La deuxième monographie de mon livre est achevée ici. Il est ainsi compris que les anciens philosophes grecs étaient dans la voie erronée et que ceux qui lirent leurs livres nuisibles écrits sur la religion et prophétie avec leurs opinions personnelles, acquerront des connaissances religieuses corrompues et seront trainés vers la calamité.

989 de l’Hégire (1581)
AHMED bin ABD’UL AHAD

 

                                                                                                     

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