CONTENU

FOI et ISLAM

Publications du Waqf Ikhlâs No: 2

  1-Foi et Islam

  2-Préface

  3-Introduction

  4-Foi et Islam

  5-Principes de L'Islam

  6-Fondements de la foi

  7-Lettre de Chréréfundin Munir

  8-Allahu Teala existe, Il est Unique

  9-Les Séléphites

10-Soyons "Bon", Faisons Toujours Du Bien!

11-Glossaire


FOI et ISLAM

Mavlânâ Khâlid-i Baghdâdî

traduit par
Feyzullah de Kamâh

Dixième édition

HAKÎKAT KÝTÂBEVÝ
Darüþþefaka Cad. No: 57 P.K.35
34262-Fatih/ÝSTANBUL-TURQUIE
http://www.hakikatkitabevi.com
e-mail: bilgi@hakikatkitabevi.com

Tel: 0.212.523 45 56–532 58 43–524 36 21
Fax: 525 59 79
1999

 

A’uzu billâhi minechlcheitânirradjîm
Bismillahirrahmanirrahim.

Rasûlullah “sallallahü aleihi wa sallam” a communiqué: “Celui qui vit mon sunna quand la dépravation s’étend parmi mon ummat aura la récompense de cents martyrs”. Les savants de l’une de quatre madhabs (écoles juridico-islamiques) sont appelés “savants Ahl-i sunna”. Le maître de ces derniers, c’est Imâm-ý a’zam (le grand Imam) Abû Hanifa. Ces savants ont écrits dans leurs livres ceux qu’ils ont appris par Ashab-ý kirâm (Compagnon de Rasûlullah), et les Compagnons ont communiqué ceux qu’ils ont entendus de Rasûlullah.

Aujourd’hui, les gens dans le monde se divisent en trois groupes:

1– Les infidèles: Ceux-ci disent qu’ils ne sont pas musulmans. Les Juifs et les Chrétiens sont de ce groupe.

2– Les Musulmans sunnites: Ceux-ci existent dans tous les pays et leur nombre augmente.

3– Les Hypocrites: Ceux-ci disent qu’ils sont musulmans, mais leur foi et leur rituelle ne semblent pas à Ahl-i sunna. Ils ne sont pas de vrais musulmans.

 

 

Tous les droits de traduction, de reproduction et d’impression de ce livre ne sont pas réservés. Tout le monde peut les faire à condition qu’on ne fasse pas de changement dans le contenu et qu’on utilise du papier de bonne qualité pour l’impression et qu’on fasse bien attention à la conception du texte et des lettres et au montage. Nous le remercions bien et prions à Allahü taâlâ pour qu’IL récompense son travail profitable.

________________

AVIS: Les missionnaires essayent de propager le Christianisme, les Juifs s’efforcent de propager les paroles corrompues de leur religieux et Hakikat Kitabevi fait la même chose pour propager l’Islâm et les franc-maçons pour anéantir les religions. Ceux qui sont raisonnables découvrent la vraie de celles-ci, aident à la propager et apportent ainsi du bonheur à tous les gens. Et cela serait le plus précieux et plus utile service à l’humanité.

Baský: Ýhlâs Matbaacýlýk Gazetecilik Yayýncýlýk
Sanayý’ Ticâret A.Þ. ÝSTANBUL Tel: 454 29 38

 

Bismi’llâhir’-rahmâni’r-rahîm

PREFACE

Nous commençons à écrire ce livre en prononçant le mot “Basmala”[Prononcer la formule sacrementelle: “Bismi’llâhi r’-rahmâni’r-rahîm”; Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux.].

Allahü taâlâ (le Tout-Puissant, le Très-Haut) a pitié de tous les êtres humains qui sont sur cette terre. IL crée toutes choses dont ils ont besoin et IL les remet à tous. IL communique et indique clairement le chemin qui mène à la félicité éternelle. Parmi ceux qui se sont égarés du droit chemin en se trompant par leurs désirs sensuels, de mauvais amis, des livres nuisibles ou par les radios. IL accorde la voie du salut à celui qu’IL choisit. IL les délivre de la calamité éternelle. Mais IL n’accorde pas ce bienfait à ceux qui sont cruels et agresseurs. IL les maintient dans le chemin de l’incrédulité qu’ils préfèrent. Dans l’au-delà, parmi ceux qu’IL voudra pardonner, leur accordera sa Grâce et les enverra au Paradis. C’est Lui Seul qui crée toutes les créatures vivantes, qui fait que tous les êtres continuent d’exister à tout moment et qui les protège de la peur et de l’horreur. C’est en nous plaçant sous la protection d’un nom aussi honorable que celui d’un Tel Allah, que nous commençons à écrire ce livre.

Hamd[Louange à Allâhu ta’âlâ; mentionner les faveurs, les dons venant par Lui. N.B.: â: il doit être prononcé un peu plus faible que le “u” d’arrière arrondi. Il équivaut à “ou”. Les explications de certains mots sont à la fin du livre. Consulter “Glossaire”!] à Allahü ta’âlâ. Paix et bénédiction sur son Prophète bien-aimé Muhammed (aleihissalâm). Que les prières favorables soient sur son pur Ahl al-Bait ainsi que sûr ses loyaux et fidèles compagnons (radî-Allâhu ’anhum).

Des milliers de précieux livres relatant les croyances de la religion Ýslamique, ses commandements et ses interdits ont été traduits en langues étrangères et propagés dans tous les pays. Par contre, des gens au raisonnement déficient, à la vue courte, ont continuellement attaqué les principes salutaires, bienfaisants et lumineux de I’Islam et ont tenté de les profaner et de les modifier et ainsi d’induire les musulmans en erreur.

On voit avec gratitude que, dans toutes les parties du monde, des savants en Islâm s’efforcent aujourd’hui aussi de propager et de défendre le droit chemin. On voit pourtant des propos et des articles imprompres. Ceux qui n’ont pas lu ou compris les ouvrages des savants Ahl as-Sunna, les ont tirés incorrectement du Qur’ân al-karîm et du Hadîth. Cependant ces telles paroles et ces tels articles s’effacent en face de la grande foi des Musulmans et ils n’ont aucune influence mais indiquent plutôt l’ignorance de leur auteur.

Si quelqu’un dit qu’il est un Musulman et s’il a été vu en faisant la prière en jama’at, on comprend qu’il est un Musulman. Mais plus tard, si on voit quelque chose inconvenante dans ses paroles, conduites ou ses phrases aux connaissances de croyance communiquées par les savants musulmans en religion, on lui explique que cela signifie l’infidélité [kufr] ou la déviation [dalâlat] en religion. On lui dit d’y renoncer et de s’en repentir. S’il n’y renonce pas et s’il défend inintelligemment ses idées corrompues, on comprend alors qu’il est un dévié ou un infidèle. Il ne pourra jamais s’échapper à cette calamité même s’il continue à faire les prières rituelles [namaz] et le pélerinage [haj] et s’il fait toutes sortes de prière et de bienfaisance. Il ne sera pas un Musulman à moins qu’il ne renonce à ce qui cause l’infidélité et qu’il ne s’en répente pas. Chaque Musulman doit apprendre bien ceux qui causent l’infidélité et se protéger d’être infidèle, renégât et il doit connaître bien les infidèles, les menteurs, hypocrites qui passent pour musulman et il doit se garder de leurs dommages.

Notre Prophète Hadrat Muhammed (Raçoûlullah sallallahu aleihi wa sallam) avait prédit que les fausses interprétations du Qur’ân al-karîm et des hadiths auraient eu lieu et qu’ainsi soixante-douze groupes déviés, hérétiques auraient été produits. Les livres intitulés “Barîka” et “Hadîka” ont cité ce hadith ci-dessus des livres “Bukhârî” et “Muslim”, et ils l’ont expliqué. On ne doit pas être trompé par des livres et des conférences des hommes de ces groupes hérétiques qui sont apparus en guise de grand savant en religion ou professeur en théologie et on doit être prudent pour ne pas tomber dans les pièges de ces voleurs de foi et de religion. En plus de ces ennemis insidieux, les communistes et les franc-maçons d’un côté, les missionaires chrétiens et les sionistes juifs de l’autre côté essayent de tromper les jeunes musulmans par de nouvelles méthodes. Ils s’éfforcent d’anéantir l’Islâm et la foi au moyen des articles du cinéma, du théatre et des émissions de radio et de télévision. Ils dépensent des millions de dollar dans ce but. Les savants islâmiques “rahima-humullahu taâlâ” leur avaient donné les réponses nécessaires et communiqué la religion d’Allah, la voie du bonheur et du salut.

Parmi ces réponses, nous avons choisi le livre intitulé “I’tikâdnâma” de Khâlid-i Baghdadî Othmanî, le grand savant de I’Islâm. Ce livre avait été traduit en turc par le défunt Hadjî Fayzullah de Kamah et il avait été intitulé “Faraîd’ul favaid” et reproduit en Egypte en 1312 de l’Hégire. Nous l’avons simplifié et publié sous le titre “Foi et Islâm”. Nous avons mis les explications et les commentaires faits ultérieurement dans des crochets [ ]. Gloire et Hamd à Allahu taâlâ qu’IL nous accorda la publication de ce livre. La version originale en persan de cette traduction existe dans la bibliothèque l’Université d’Istanbul sous le titre de “I’tikadnâma” au département “Ibnul Emin Mahmud Kemal Beg” au numéro F. 2639.

L’auteur du livre “Durrul Mukhtar” “rahima-hullahu taâlâ” communique comme le suivant à la fin du chapitre au sujet du mariage de l’infidèle: “Si une jeune fille musulmane dont l’acte de mariage a été accompli ne connaisse pas l’Islâm quand elle arrive à l’âge de puberté, son mariage ne sera pas valable. [C’est à dire, elle deviendra renégate.] Il faut lui dire et enseigner les attributs d’Allahu ta’âlâ. Et elle, elle doit les répéter en disant qu’elle leur a cru”. Ibni Abidîn explique cela comme le suivant: “La fille est musulmane à son enfance en imitant ses parents. Mais, quand elle arrive à l’âge de puberté son appartenance à la religion de ses parents ne continue pas. Si elle y arrive sans connaître l’Islâm, elle devient renégate. Sa situation musulmane durera à condition d’apprendre et de croire à ces six choses à croire et de croire qu’il faut suivre toutes les principes de l’Islâm. De même, cette situation ne durera pas sans en croire même si elle prononce le mot “Tawhid”, c’est à dire, “Lâ ilâha illallah, Muhammadun raçoûlullah”. Il faut qu’elle apprenne les six principes déclarés dans la soura “Amentu billahi...” et qu’elle ait la foi en ceux-ci et qu’elle dise qu’elle affirme les commandements et les interdictions d’Allahu taâlâ”. On comprend de ce commentaire d’Ibnî Abidîn que si un infidèle prononce le mot tavhid (Lâ ilâha illallah Muhammedun raçoûlullâh) et s’il croit brièvement au sens de ce mot, il sera un Musulman. Mais, comme tous les autres musulmans, lui aussi, il doit apprendre dans la mesure de possible les six principes de la foi, c’est à dire, il doit apprendre par coeur “Amentu billâhi wa malâikatihi wa kutubihî wa Raçoulihî wal yavmil-âkhîri wa bil kadari khayrihi wa charrihi minallâhi taâlâ wal-bâ’suba’ dalmavti hakkun achadu an lâilaha illallah wa achadu anna muhammaden abduhu wa raçouluhu” et il doit apprendre bien son sens. Et si un enfant musulman n’apprend pas ces six principes et ne dit pas qu’il a cru en ceux-ci, il deviendra un renégat quand il arrive à l’âge de puberté. Il y a des connaissances et explications détaillées sur ces six principes dans ce livre. Chaque musulman doit lire ce livre avec attention et travailler pour que ses enfants, ses proches-parents et ses amis le lisent aussi.

Quand on a expliqué les sens des ayâts dans notre livre, on a écrit qu’ “on avait dit littéralement”. “Littéralement” signifie ici l’explication faite et communiquée par les savants d’interprétation (tafsîr) du Coran. Car, c’est seulement Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) qui a conçu les sens des ayâts et qui les a communiqués à son Ashab (compagnons). Les savants d’interprétation ont séléctionné ces hadith-i charifs de ceux qui ont été produits par les hypocrites, les hérétiques et par les renégats et ils ont expliqué eux-mêmes les ayâts sur lesquels ils n’avaient pas pu trouver des hadiths, en suivant les règles de la science d’interprétation. Les compréhensions des ignorants de religion qui connaissent l’arabe, mais qui ignorent la science d’interprétation ne sont pas d’“interprétation du Coran”. C’est pourquoi, il est déclaré dans le Qur’an al karîm que “celui qui interprète le Qur’ân al karîm d’après sa propre compréhension deviendrait infidèle”.

Puisse Allâhu ta’âlâ nous maintenir tous dans la voie tracée par les savants ahl-i sunna. Puisse-t-Il nous protéger contre la croyance dans les faux-semblants, dans les mensonges insidieux des ennemis de l’Islâm, des égarés et des athées portant des noms comme Le Grand Savant Islamique, l’homme éclairé de la Religion! Amin.

 

           Mîlâdî                   Hidjrî lunaire                         Hidjrî solaire
            1999                           1419                                        1377

 

INTRODUCTION

Avant de commencer son livre, Mavlâna Khalid-i Baghdâdî (kaddesallahu taâlâ sirrahul’azîz) a voulu le rehausser et l’enrichir avec la dix-septième lettre de troisième volume du livre “Maktûbât” de Hadrat Imâm-ý Rabbânî Ahmad Fârûkû Serhendî (rahmatullahi aleih). Imâm-ý Rabbânî (kuddise sirruh) [Imâm-ý Rabbânî est décédé en 1034 de l’Hégire [en 1624].] dit comme le suivant dans sa lettre:

Je commence à écrire ma lettre en prononçant le mot basmala. Que grâces infinies soient à Allâhu ta’âlâ et que notre reconnaissance aille vers Lui qui nous a accordé des faveurs de toutes sortes et nous a honorés en faisant de nous des musulmans et en nous procurant le mérite d’être le peuple du plus éminent des êtres jamais créés, Muhammed aleihissalâm, ce qui est pour nous le plus grand des bienfaits.

Nous devrions réfléchir et comprendre que c’est Allahu ta’âlâ seul qui a accordé à chacun toute faveur. C’est Lui seul qui maintient chaque être en vie à tout moment. C’est Lui seul qui crée toutes choses. C’est Lui seul qui détermine tout ce qui arrive dans l’existence. Les plus hautes, les plus belles qualités, humaines sont Ses grâces et Ses faveurs. La vie, le savoir et la force, la parole et l’ouie, tout cela vient de Lui. C’est Lui qui, toujours, envoie d’innombrables grâces et faveurs. Il est Celui qui secourt les humains dans leurs malheurs et dans leurs détresses, reçoit leurs prières, dissipe leurs chagrins et soulage leurs maux. Lui seul produit la nourriture et nous la fait parvenir. Sa bienveillance est si généreuse qu’Il n’ôte pas la nourriture du pêheur. Si grand est Son rachat des péchés qu’Il n’humilie pas ceux qui n’obéissent pas devant Ses interdits, qu’Il ne les expose pas au mépris, ne déchire pas leur masque d’honnêteté. Il est si indulgent, si miséricordieux, qu’Il ne se hâte pas de punir ceux qui méritent punitions et supplices. Il répand Ses grâces et Ses faveurs à la fois sur ce qu’Il aime et sur ses ennemis. Sa générosité s’étend à tous. Et, le plus grand, le plus précieux de Ses bienfaits, c’est qu’Il montre le droit chemin, le chemin du bonheur et du salut. Il nous stimule sur le chemin du Paradis sans nous égarer. Et Il nous ordonne de nous conformer à son très noble Prophète bien-aimé (Muhammed aleihissalâm), pour que nous puissions atteindre tous ces bienfaits infinis, ces plaisirs sans bornes, inepuisables, et Son approbation et Son amour. Ainsi les bienfaits d’Allahu ta’âlâ ont-ils la clarté du soleil. Les faveurs qui nous proviennent des autres, viennent aussi de Lui. C’est encore Lui qui les utilise comme intermédiaires et leur donne le désir, le pouvoir et la force d’accorder des faveurs. C’est pourquoi Il est toujours, Celui qui accorde tous les bienfaits qui sont accordés de toute part et par tout le monde. Attendre des faveurs de tout autre que de Lui, c’est comme espérer obtenir quelque chose en prêt de la main d’un dépositaire ou demander l’aumône à un pauvre. L’ignorant, comme l’homme instruit, le sot, comme l’homme intelligent et fin, sait que ce que nous disons ici est juste et vrai, ces paroles sont pour tous des connaissances claires. Il n’est même pas nécessaire d’y réfléchir.

Celui qui accorde des faveurs est remercié. Il mérite le respect. C’est donc un devoir humain pour chacun de remercier, autant qu’il le peut, Allâhu ta’âlâ qui nous a gratifiés de ces faveurs. C’est une dette, un devoir que la sagesse commande. Mais ce n’est pas une tâche facile, pour des hommes créés de rien, que de s’acquitter de ces remerciements qui sont une dette envers Allah. C’est qu’ils sont faibles, pauvres, emplis d’imperfection et de défauts. Quant à Allâhu ta’âlâ, Il est toujours, Il existe de toute éternité. Il n’a aucune imperfection. Chaque forme de supériorité Lui appartient en propre. Les hommes n’ont, de quelque façon que peuvent-ils, aucune association, aucune similitude avec Allâhu ta’âlâ. Ceux qui sont tellement inférieurs peuvent-ils remercier le grand Allah d’une façon convenant à Sa dignité? Il y a tant de choses qui, pour les hommes, sont belles et précieuses. Mais Allâhu ta’âlâ les considère comme mauvaises et Il les désapprouve. Des choses que nous considérons comme remerciements peuvent être sans valeur. C’est pourquoi les hommes, avec leurs propres idées, imparfaites et à courte vue ne peuvent pas découvrir les marques de mereciement et de vénération dues à Allâhu ta’âlâ. Si les voies du remerciement et du respect dues à Allâhu ta’âlâ ne sont pas montrées par Allah Lui-même, ce que l’on croit éloge peut être indignation.

Ainsi la gratitude que l’on doit avoir envers Allâhu ta’âlâ, le respect qu’il faut lui témoigner, avec son coeur, sa parole et son corps, ont été révélé par Allah et transmis par son Prophète bien-aimé “sallallahu ta’âlâ aleihi wa sallam”. Les devoirs humains qu’Allâhu ta’âlâ a communiqués et ordonnés sont appelés l’ “Islâm”. La voie du remerciement dû à Allâhu ta’âlâ c’est de suivre le chemin transmis par son Prophète “sallallahu ta’âlâ aleihi wa sallam”. Allâhu ta’âlâ n’accepte, ni n’aime aucun remerciement, aucun culte contraire ou extrinsèque à ce chemin, parce que nombreuses sont les choses que les hommes croient bonnes et belles mais que l’Islâm n’aime pas et dit laides.

Cela signifie que pour remercier Allâhu ta’âlâ les gens doués de raisons devraient se conformer eux-mêmes à Raçoûlullah. Son chemin est appelé “Islâm”. Celui qui suit la voie de Muhammed aleihissalâm est appelé “Musulman”. Remercier Allah, c’est à dire suivre Raçoûlullah est appelé “ibadat” (prières). Les connaissances islâmiques se composent de deux parties: Ce sont les connaissances religieuses et les connaissances scientifiques. Et les connaissances religieuses se divisent en deux parties. Ce sont:

1– Les faits qu’il faut de tout coeur croire, (Usûl-i din) ou “les connaissances de foi”.

2– Ýbâdat (le culte) que l’on doit rendre avec le coeur et et le corps. Cela est appelé “Furû-i din”, ou “les règles de I’Islâm” ou “les connaissances de Sharî’at”.

[La foi que nous enseigne la religion islamique est la foi écrite dans les livres des savants ahl-i sunnat. Celui qui ne croit même pas à une des connaissances de foi ou de shari’ât communiquées par les savants Ahl-i sunnat, à un ayât ou à un hadith devient “infidèle” (kâfir). S’il cache son incroyance, il est appelé “Hypocrite” (Munafýk). S’il essaie de tromper les musulmans en cachant son incroyance de même qu’en se présentant comme musulman, il est appelé “renégat” (Zýndýk). S’il interprète d’une manière fausse les ayâts précis à cause de son ignorance, c’est à dire, s’il leur donne du sens faux et s’il croit incorrectement, il deviendra toujours infidèle. Il est appelé “Mulhid”. S’il interprète d’une manière erronée les ayâts dont les sens ne sont pas clairs et s’il leur croit inexactement, il ne devindra pas infidèle. Mais, il ira à l’Enfer si bien qu’il est dévié de la voie droite d’Ahl-i sunnat et à cause de sa croyance déviée. Encore ne resterat-il pas éternellement dans l’Enfer par suite de leur croyance erronée. Il en ressortira et ira au Paradis. On les appelle Hommes d’innovation ou Groupes déviés. Il y a soixante douze sortes de groupes déviés. Aucun de leurs actes de déviation n’est pas acceptable. Les musulmans qui ont la vraie foi sont appelés “Ahl-i sunnat wa djamâ’at” ou “Sunnî”. Les sunnîs se sont séparés en quatre madhabs (écoles juridiques sur le culte) sur l’ibadat. Ceux qui suivent ces quatre madhabs savent qu’ils sont tous d’ahl-i sunna et ils aiment les uns les autres. Quelqu’un qui ne suit pas l’une de ces quatre madhabs, ne pourra pas être d’Ahl-i sunna, et quelqu’un qui n’est pas d’Ahl-i sunna sera infidèle ou dévié. Et il est écrit avec les documents dans les lettres, surtout dans la 286 ième lettre de la première volume du livre Maktubat d’Imâm-ý Rabbânî et dans le chapitre “Zabayýh” du commentaire Tahtavî du livre “Durrul-mukhtar” et dans le livre “Al-bassâir li-munkiri-t-tavassul-i bi-ahl-il makâbir” que celui qui n’est pas d’ahl-i Sunna serait un infidèle ou dévié. Ces deux livres sont écrits en arabe. Le deuxième a été écrit et reproduit en Inde et il a été reproduit en offset à Istanbul en 1395 de l’Hégire (1975).

Quand ceux qui font la prière en suivant l’une de quatre madhabs font quelque erreur dans leur prière ou s’ils commettent des péchés, Allâhu ta’âlâ leur pardonne s’Il le désire. IL les suppliciera s’IL le veut. Cependant, plus tard, Il les délivrera du supplice. Ceux qui ne croient pas ne serait-ce qu’une seule des vérités reconnues comme certaines en religion, seront soumis au supplice éternel en Enfer. On les appelle Kâfir (infidèles).

Il y a deux groupes d’infidèles: ceux avec livres sacrés et ceux sans livres sacrés. Si un musulman abandonne sa religion, on l’appelle Renégat. Ibni Âbidîn (rahima-hullahu ta’âlâ) écrit comme le suivant dans son livre au sujet du mariage de l’infidèle: “Renégats, athées, zýndýques (paiens), idolâtres, anciens philisophes grecs, tous ceux d’un des soixante douze groupes que par extrémisme sont devenus infidèles, les gens appelés Berehmens, Bouddhistes, Batinîs et Druzes, sont tous infidèles sans livres sacrés. Aujourd’hui, les communistes, les franc-maçons sont aussi des infidèles sans livres sacrés. Les chrétiens et les juifs qui croient aux livres célestes mais altérés plus tard, la Torah et l’Evangile, sont des infidèles avec livres sacrés.

Si un infidèle, avec livré sacré ou sans livre sacré, embrasse l’Islâm, échappera à aller en Enfer et il sera un musulman sans péché et pur. Mais, il faut qu’il soit un musulman “Sunnî”. D’être un musulman sunnî signifie lire, apprendre le livre de l’un des savants Ahl-i sunna (rahima-humullahi ta’âlâ) et adapter sa foi, ses paroles, ses affaires, sa conduite à ceux qu’il a appris. Dans le monde, les actions et les paroles d’une personne, faites et dites volontairement, montrent si elle est, ou n’est pas, musulmane. Et les dernières expirations de l’homme prouvent s’il est allé avec la foi à l’autre monde. Si un musulman, homme ou femme, qui a de grands péchés se repent, ses péchés seront pardonnés. Il sera pur.

 

FOI ET ISLÂM

Dans ce livre “ÝTÝKADNÂMA”, on expliquera un hadith (la parole de notre Prophète Muhammed aleihissalâm) révélant la foi et l’Islâm. J’espère que cette parole bénie renforcera la foi des musulmans et qu’ils atteindront ainsi au salut et au bonheur. Et j’espère encore que cela aidera à sauver Khâlid (kuddisa sirruh) dont les péchés sont nombreux:

C’est ainsi qu’est faite ma foi en Allah, Allah qui abonde en faveurs et en grâces et qui prend pitié de Ses serviteurs. Puisse-t-Il pardonner ce pauvre Khâlid de si modeste origine et au coeur si noir, ses paroles impropres et puisse-t-Il accepter nos imparfaites prières. Puisse-t-Il nous protéger du fourbe satan et [et des paroles et des écritures erronées des ennemis de l’Islâm] nous rendre heureux. Le plus miséricordieux des miséricordieux, le plus généreux des généreux, c’est Lui seul.

Les savants en Islâm disent que chaque musulman sain, homme ou femme, qui a atteint l’âge de la puberté, doit connaitre les attributs d’Allâhu ta’âlâ nommés as-Sifât adh-Dhâtiyya et as-Sifât ath-Thubûtiyya. C’est la première obligation pour tous. L’ignorance n’est pas une excuse, elle est un péché. Khâlid-i Baghdâdî, le fils d’Ahmed n’écrivit pas ce livre pour faire preuve de supéorité sur les autres, ou de son savoir, ni pour acquérir la renommée, mais pour laisser à la postérité un témoignage, pour rendre un service postuhme. Puisse Allah aider Khâlid[Khâlid-i Baghdâdi est décédé en 1242 d l’Hégire [en 1826].] de Sa puissance et par l’âme bénie de Son Prophète. Amîn.

Les attributs d’Allah nommés As-Sifât adh-Dhâtiyya sont six: al-Wujûd, l’Existence; al-Quidam, Son Existence n’a point de début; al-Baqâ, Son Existence est infinie; al-Wahdâniyya, Il n’a point de commun ni de semblable; Mukhâlafatu li’l-hawâidith, Il ne ressemble en aucune chose à la création; al-Qiyâmu bi nafsihi, Son Existence n’a besoin de rien pour continuer à exister, Il existe de soi-même. Ces attributs sont propres à Lui. Les choses créées ne les possèdent pas. Ces attributs n’ont aucune relation avec les choses créées, non plus. Certains savants ont dit que As-Sifât adh-Dhâtiyya est cinq en comptant al-Wahdâniyya et Mukhâlafatu l’il-hawâdith comme un seul attribut.

Tout ce qui n’est pas Allah est appelé “Mâ-sivâ” ou “Âlam” [Création, Univers.]. Maintenant, on l’appelle “Nature”. Tous les univers étaient non-existants. Allâhu ta’âlâ les a tous créés. Ils ont éte créés ultérieurement. Ils sont tous mumkin et hadith. C’est à dire qu’ils peuvent accéder à l’existence alors qu’Ils n’existent pas et qu’ils ont accédé à l’existence alors qu’ils n’existaient pas. La parole de notre Prophète: “Allâhu ta’âlâ existait alors que rien n’existait” prouve que c’est la vérité.

Une seconde preuve que tout l’univers et toutes les créatures furent créés ultérieurement, c’est que les créatures sont instables et toujours changeantes. Alors que ce qui est éternel ne change jamais. C’est ainsi qu’est Allah, Sa personne et Ses attribus, ils ne changent jamais. [Alors que dans l’univers, dans les faits physiques, il y a des changements de qualité dans les substances. Pendant les réactions chimiques, l’essence et la structure des substances changent. Aujourd’hui, pendant les mutations atomiques et les réactions nucléaires qui viennent d’être découvertes, la substance cesse d’être. Elle se transforme en énergie.] De telles modifications dans les choses créées et leur cessation d’être montrent qu’elles sont un fait récent. Elles ne peuvent pas arriver de l’éternité. Elles doivent avoir un début et arriver des matières premières, des éléments créés du néant.

Une autre preuve que ces créatures peuvent être créées à partir de rien, c’est qu’elles sont un phénomène récent, c’est à dire qu’elles ont été créées à partir de rien.

[Vudjoud signifie Etre. Il y a trois sortes d’être. Le premier est Vadjibul-vudjoud. C’est l’être essentiel. Il est toujours et ne cesse jamais d’être, ni dans le passé, ni dans l’éternel futur. Seul Allâhu ta’âlâ est Vadjibul-vudjoud.

Le second est: “Mumtani’ul Vudjoud”. C’est à dire ce qui ne peut pas exister, ce qui ne saurait jamais exister. Tel est “Chérik-i bârî” (le partenaire d’Allah). Un autre dieu, associé à Allâhu ta’âlâ ou son égal ne peut pas exister.

Le troisième est: “Munkun-ul-Vudjoud” ce qui peut être ou ne pas être, tels sont les univers et toutes les créatures sans exception. Le contraire du mot Vudjoud est Adem. Adem désigne le non-être. Toutes les créatures étaient dans le non-être avant d’exister. En d’autres termes, elles n’étaient pas.]

Il y a deux êtres: le premier est l’être non essentiel (créé) (Mumkin) et le second l’être essentiel (Wâdjib). Si le seul être “l’être essentiel” n’existait pas, rien n’existerait, car l’être qui est créé ne pourrait pas naître à l’existence et se maintenir dans l’existence, la vie par lui-même. [Parce que d’être, exister est un changement, un événement. Selon notre connaissance physique, pour qu’il y ait un événement, fait dans chaque corps, il faut qu’une force fasse une influence externe et que la source de cette force ait existée avant ce corps.] Si quelque puissance ne la faisait pas exister, il resterait toujours en état de non-existence. Il ne serait pas capable de parvenir à l’existence. Puisqu’il ne peut pas se créer lui-même, il ne peut plus créer les autres êtres. Ce qui a créé la créature ne peut être que l’Etre essentiel “Wâdjib-ul-vudjoud”. Les êtres qui sont créés “Munkin-ul-vudjoud” existent, c’est à dire, dire qu’ils sont. Leur existence montre qu’un créateur qui les a sortis du néant existe. On a vu que le seul créateur des êtres créés, qui ne soit pas lui-même créé ou de récente occurrence, est l’Unique Vadjib-ul-vudjoud. Il est éternel, c’est à dire il a toujours été. Vadjib-ul-vudjoud signifie que son existence ne vient pas d’ailleurs mais de lui-même. Il existe toujours par lui-même. Il n’a pas été créé par un autre. Sinon, c’est qu’il est créé et de récente occurence et il a dû être créé par un autre. C’est une conclusion qui contredit la raison. En persan Khudâ signifie le seul qui soit né et existe par lui-même, c’est à dire éternel. (Hudâ est l’un des noms d’Allâhu ta’âlâ.) [A la fin du livre, il y a des renseignements plus détaillés sur ce sujet. Lisez-y s’il vous plaît.]

Nous voyons que les univers sont dans un ordre étonnant. La science découvre chaque année les nouvelles lois de cet ordre. Lui, qui crée les univers, il doit être Hay (vivant), Âlim (omniscient), Quâdýr (tout puissant), Murid (décision et volonté), Semi (capable d’entendre tout), Basîr (capable de voir tout), Mutakallim (capable de dire) et Khâlýq (créateur). Mourir, être ignorant, être sans pouvoir, être en sujétion, être sourd, aveugle et muet, tout cela est imperfection et on doit en avoir honte. Il est impossible qu’il y ait en Lui des attributs aussi imparfaits, Lui qui a créé cet univers, ces êtres vivants tels qu’ils sont et qui les protège de la destruction.

[Tout ce qui existe, de l’atome aux étoiles, a été créé avec un certain dessein et selon une certaine loi. L’ordre, dans les lois qui ont été découvertes, dans les relations en physique, en chimie, en biologie et en astronomie, déroute l’esprit humain. Darwin lui même a été obligé de dire “quand je pense à la structure de l’oeil, à la finesse de sa conception, j’ai l’impression d’être fou.” Est-il possible qu’Il puisse être imparfait. Lui qui a créé toutes les lois, les calculs et formules complexes que l’on enseigne en science].

D’ailleurs, nous pouvons voir les signes de perfection déjà cités chez les êtres vivants. Il les a créés chez Ses créatures. S’ils n’étaient pas chez son propre Etre, comment aurait-Il pu les créer chez Ses créatures.

Nous répétons que c’est en Lui qui a tout créé que sont toutes les marques de perfection et de supériorité et que ne se trouve en Lui aucune marque de déficience, car celui qui est de négligence et d’imperfection ne peut pas être Khuda ou créateur.

Si nous mettons à part toutes ces évidences que la raison nous prouve, les ayâts et les hadiths nous révèlent qu’Allah possède les attributs de la perfection. Pour cela il n’est pas admissible d’en douter. La doute est la cause de l’incroyance. Tous les éléments de la perfection sont en Allâhu ta’âlâ. Il n’y a jamais ni défaut, ni désordre dans Sa personne, Ses attributs et Ses actes. On appelle “Sýfât-ý Thubûtiyya” les huit attributs de perfection cités ci-dessus. C’est à dire Allâhu ta’âlâ a huit sýfât-ý thubûtiyya. Allâhu ta’âlâ a tous les attributs de perfection. Il n’y a aucune faute, complexe et aucun changement en Sa personne, ni dans ses attributs ni dans ses affaires.

 

PRINCIPES DE L’ISLAM

Avec l’aide d’Allâhu ta’âlâ et la force qu’Il nous donne, Lui qui protège toutes les créatures dans leur existence, et qui ne dort jamais un seul moment et qui prodigue toutes les faveurs et les dons, nous allons maintenant commencer à expliquer la sainte parole de Notre Prophète “sallallahu aleihi wa sallam”.

Le saint et grand Hadrat Omar-Ibn-ul Hattab, le valeureux chef des musulmans, l’un des supérieurs d’Ashâb-ý Kirâm, connu de dire toujours la vérité, dit:

“C’était un jour où un petit nombre d’Ashabs (compagnons) était en présence de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) et prêts à le servir”. C”était un jour saint, précieux, comme il est difficile d’en rencontrer. Ce jour-là, il m’échut d’être honoré de le vivre en compagnie de Raçoûlullah près de lui, et de voir son beau visage, ce qui nous est une nourriture spirituelle et qui donne à nos âmes la joie et le réconfort. “Et pour souligner le prix et l’honneur de ce jour, il ajoute: “Si grand était ce jour” Peut-il y avoir un autre jour aussi glorieux et précieux qu’un jour où il vous échoit de voir l’archange Gabriel aleihissalâm, sous forme humain, d’entendre sa voix, d’en recevoir la connaissance que les hommes réclament, tout ceci aussi parfaitement et clairement qu’il est possible, par la sainte bouche du Prophète?

“A cette heure, un homme vint près de nous, pareil à la lune montante. Ses vêtements étaient extremement blancs, sa chevelure très noire. On ne voyait pas sur lui de traces du voyage, telles que poussières et transpiration. Aucun de nous, les compagnons de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) ne le connaissait, je veux dire qu’il n’était pas un de ces hommes que nous avions vus et connus auparavant, Il s’assit en présence de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam). Il mit ses genoux tout contre ceux de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam);” Celui-ci était un ange appelé Gabriel. Quoique cette posture de Gabriel aleihissalâm semble être incompatible avec la bienséance, elle nous montre une chose très importante. C’est que, pour étudier la religion, il ne faut pas avoir honte et ce n’est pas l’orgueil ou l’arrogance que convient au professeur. Hadrat Gabriel montre aux compagnons de Raçoûlullah (Ashâb) que tout le monde doit pouvoir librement et sans avoir honte, demander à ses professeurs ce qu’il dèsire apprendre sur la religion. Il ne peut y avoir de timidité en apprenant la religion ni de gêne en payant, en enseignant et apprenant le droit d’Allâhu ta’âlâ.

“Cette grande personne mit mains sur les genoux de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam). Il lui demanda: “O Raçoûlullah! Explique-moi l’Islâm et ce que signifie musulman.”

Le sens lexical de l’Islâm, c’est: “Se plier et se soumettre, la soumission”. Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) a expliqué que le mot Islâm était le nom de cinq prescriptions fondamentales dans la religion, et il a ajouté:

1– Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) dit que le premier des cinq principes de l’Islâm est de dire: Achhadu an lâ ilâha illallah wa achhadu anna Mouhammedèn abduhû wa rasûluhû”. Cela signifie qu’une personne saine qui a atteint de la puberté doit dire: “Sur terre ou au ciel il n’est pas d’autre que Lui qui soit digne d’être adoré. Allah est le seul vrai Dieu.” Il est l’être essentiel. Toute supériorité est en Lui. Il n’a aucun défaut. Son nom est Allah. Chacun doit croire à cette certitude de tout son coeur et l’affirmer par la parole. Et de plus, ce haut personnage, au visage rose vif, blanc et rouge, aux sourcils et aux yeux noirs, au front haut, au caractère égal, dont jamais le corps ne fait de l’ombre sur la terre et dont les paroles sont si douces, que l’on appelle Arabe parce qu’il est né à Mecque, en Arabie et enterré à Médine, descendant des Hachimîtes, “nommé Muhammed, fils d’Abdullah, est créature d’Allah, il est Son messager, il est Son Prophète”. Il est le fils de Hadrat Âmina, fille de Wahab. Il naquît à la Mecque [à l’aube de Lundi du 20 Avril en 571]. Quand il fut âgé de quarante ans, à la Mecque, il apprit qu’il était le Prophète. Cette année-là est appelée “l’année Bi’sset”. C’est alors que, pendant treize ans, il appela les habitants de la Mecque à la religion islâmique. Puis il émigra à Médine sur l’ordre d’Allahu ta’âlâ et il répandit l’Islâm partout. Dix ans après, il mourut à Médine en juin 632, le 12 Lundi du mois Rabî’ul avval. [D’après les historiens, quand Raçoûlullah était en train d’immigrer de la Mecque à Médine il entra dans la grotte qui se trouvait à la montagne Sevr vers le soir de 27 jeudi du mois de Safer de l’année 622. Il sortit de la grotte le lundi soir et il mit pied au quartier périphérique appelé Kubâ de la ville de Médine le 7 Septembre du calendrier romain et le 20 Septembre du clandrier européen et le huit Rabî’ul-avval, lundi. Ce jour heureux fut le premier jour de l’année “Hidjrî solaire” des musulmans. L’année hidjrî solaire des chiites commence six mois avant de cette date, c’est à dire, au jour Navruz des zoroastriens, c’est à dire, le 20 Mars. Et le jeudi où le jour et la nuit deviennent égaux, il resta à Kubâ et il partit le vendredi. Le même jour, il arriva à Médine. Le commencement du mois Muharram de cette année-là fut accepté le premier jour de l’année “Hidjrî lunaire”. Le commencement de cette année lunaire était le seize juillet, vendredi. L’année hidjrî solaire où le premier jour d’une année chrétienne tombe, est minus de 622 de cette nouvelle année - là. L’année chrétienne où tombe le commencement d’une année hidjrî solaire est plus de 621 de cette nouvelle année solaire.]

2– La seconde prescription de l’Islâm, c’est “faire la prière rituelle quand l’heure est arrivée”, cinq fois par jour. Il est fard pour chaque musulman de faire les prières de salât à l’heure cinq fois par jour et de savoir qu’il les accomplisse à l’heure.. Il serait un grand péché de les faire avant l’arrivée de leur temps en suivant les horaires des calendriers inexacts préparés par des ignorants et des hérétiques sans madhab, et de plus, ces prières ne seront pas véridiques. Ces calendriers causent l’accomplissement des prières au temps de Karâhat. Les prières rituelles doivent être faites en observant avec attention les règles obligatoires et “sunnats” en se soumettant du fond de son coeur à Allahu ta’âlâ, et avant que l’heure prévue ne soit dépassée. Dans le Qur’ân al-karîm, les prières, pour les anges: demander le pardon d’Allahu ta’âlâ et, pour Allahu ta’âlâ: avoir pitié et miséricorde. En Islâm, salât signifie faire certains actes et réciter certaines paroles que nous enseignent les livres nous apprenant les éléments de la religion. Salât débute par le commencement Tekbîr-i iftitâh, c’est à dire, pour les hommes, lever les mains jusqu’aux oreilles, puis les mettre sous le nombril en disant Allahu Akbar. Il se termine par une salutation en tournant la tête vers les épaules droite et gauche après la dernière posture assise.

3– La troisième prescription de l’Islâm, c’est “donner le zakât des biens”. Le sens lexical de Zakât, c’est la propreté, glorifier, devenir beau et bon. En Islâm, zakât signifie, pour quelqu’un dont les biens atteignent la richesse, répartir un montant d’un sur cinq de ses possessions entre les musulmans nommés dans le Qur’ân al-karîm sans leur en faire honte. Le zakât est donné à sept sortes de gens. Il y a quatre espèces de zakât d’après quatre madhhabs aussi. Le zakât d’or et d’argent, le zakât des animaux domestiques (moutons, chèvres et bovins) qui pâturent dans les champs plus da la moitié de l’année, et le zakât des produits à agricoles de première nécessité. Cette quatrième sorte de zakât est appelée “Uchur”. Uchur, c’est en donner immédiatement après la récolte de la moisson. Les trois autres zakât consistent à donner un an après être parvenu à la richesse.

4– La quatrième des cinq prescriptions de l’Islâm, c’est de “jeûner chaque jour pendant le mois de Ramadân”. Jeûner, c’est appelé “Sawm”. Sawm signifie “protéger quelque chose de quelque chose d’autre”. En Islâm, sawm signifie se protéger soi-même, pendant le mois ramadân, de trois choses; manger, boire et avoir des rapports sexuels. Le mois de Ramadân commence par voir la [nouvelle] lune au ciel. Il ne commence pas par le compte fait auparavant.

5– La cinquième prescription de l’Islâm, c’est “pour celui qui en a la possibilité, de faire le pélerinage une fois dans la vie”. La route doit être sûre et le corps en bonne santé. C’est, pour qui a assez d’argent pour faire l’aller et le retour à la Mecque et, en plus, un revenu suffisant pour subvenir aux besoins de la famille qu’il laisse derrière lui, jusqu’à son retour, un devoir obligatoire d’aller à la Kaaba, de la visiter, de s’arrêter à l’Arafât et de suivre les préceptes.

Cet homme, en entendant les réponses de Raçoûlullah, dit: “Ô Raçoûlullah, ce que tu dis c’est la vérité”. Nous qui écoutions, étions étonnés de ces paroles. Hadrat Omar dit que ceux des compagnons du Prophète qui étaient là étaient étonnés de sa manière d’être. Il pose la question et il confirme que la réponse est juste. Poser une question signifie qu’on ne connaît pas la réponse. Et dire “vous dites la vérité” veut dire qu’on connaît cette réponse.

La principale de cinq prescriptions citées ci-dessus, c’est de réciter “Kalima-i chadâda” profession de foi musulmane et d’en croire au sens. Puis, en second, c’est de faire le “namaz” (la prière rituelle, Salât). Ensuite jeûner, faire le pélérinage, donner le zakât se placent par degré d’importance consécutive. Le “Kalima-i chadâda” est la principale prescription, cela ressort clairement par l’accord des savants à ce sujet. Quant au degré d’importance des quatre autres prescriptions, la plupart des savants sont de l’avis que nous avons exposé plus haut. Le “Kalima-i chahâda” est devenu le premier devoir obligatoire dès le début de l’Islâm. Dire ses prières cinq fois par jour est devenu un précepte religieux la douzième année de bi’sset et une année avant l’Hégire (l’émigration), la nuit du “miradj”. Le jeûne du Ramadân devint un précepte religieux à la 2 ème année de l’Hégire, au mois de Cha’ban, donner le zakât est devenu obligatoire dans la même année que le Ramadân, au mois de Ramadân et le pélerinage dans la 9 ième année de l’Hégire. Ainsi, par ordre d’importance, le zakât est la dernière prescription alors que par ordre de date, c’est le pélerinage qui est le dernier.

Si quelqu’un nie, ne croit pas, refuse ou tourne en ridicule l’une des cinq prescriptions de l’Islâm, ou s’il ne les respecte pas, il devient un infidèle. De même celui qui ne croit pas à ce qui est unanimement connu comme halâl (permis) ou haram (défendu), ou celui qui appelle “permis” ce qui est “défendu” et “défendu” ce qui est permis, celui-là devient un infidèle. Si quelqu’un nie un seul des cinq faits que la religion reconnait comme infaillibles, comme un fait que même un ignorant connaît, il devient un infidèle.

[par exemple, manger du porc, boire des boissons alcolisées, jouer les jeux d’argent, sortir, les femmes et les jeunes filles, sans se couvrir la tête, les bras et les jambes, et, les hommes, sans se couvrir les genoux et au-dessus, tout cela est harâm (défendu). C’est à dire qu’Allâhu ta’âlâ l’a défendu. Les quatre madhabs qui ont communiqué les commandements et les interdictions d’Allâhu ta’âlâ, ont défini différemment la limite des membres du corps, interdits de regarder et de montrer aux autres. Les musulmans doivent se couvrir toutes ces parties du corps, limitées, par la madhab qu’ils suivent. Il est aussi harâm (défendu), pour les autres, de regarder ceux dont ces parties du corps sont ouvertes. D’autre part, il est un péché de mentir, de médire à tort, de calomnier, de voler, de tricher, d’offenser les personnes, de semer la discorde, d’user du bien des gens sans leur permission, de s’opposer à l’autorité, de refuser de payer les impôts, de ne pas payer l’ouvrier, le porteur par exemple, de ne pas se conformer aux lois de l’Etat, de même que le commérage, la déloyauté. Que l’ignorant ne connaisse pas les faits qui ne sont pas essentiels ou réputés connus n’est pas de l’infidélité, c’est un péché. Et il est harâm (défendu) de les faire contre les incrédules dans les pays non musulmans]. Si les ignorants ne connaissent pas ceux qui ne sont pas nécessaires ou connus pour les ignorants, cela ne sera pas de l’infidélité. Cela sera fýsq, c’est à dire, le péché.

 

LES FONDEMENTS DE LA FOI

Ce haut personnage demanda de nouveau à Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam”: “Ô Raçoûlullah! Dis-moi ce que c’est que l’iman” (la foi). Après avoir demandé ce qu’était l’Islâm et avoir reçu la réponse, Hadrat Gabriel (alehisselâm) demanda à Raçoûl-i Akram (sallallahu aleihi wa sallam) d’expliquer l’essence et la nature de l’imân (foi). Imân veut dire reconnaitre qu’une personne est parfaite, (digne d’une entière confiance), qu’elle dit la vérité et croire en elle. Dans la religion, Imân signifie croire que Raçoûl-i Akram (sallallahu aleihi wa sallam) est le Prophète d’Allâhu ta’âlâ, qu’il est le messager choisi par Lui, et l’affirmer de tout son coeur. Et croire succinctement à ce qu’il nous a communiqué de façon succincte de la part d’Allâhu ta’âlâ - croire dans le détail à ce qu’il nous a communiqué d’une façon détaillée de la part d’Allâhu ta’âlâ - et dire le “Kalima-i chahâda, profession de foi musulmane, chaque fois qu’on est capable, que cela est possible. Telle est une forte foi que, de même que nous tenons pour certain que le feu brûle et que le serpent tue par le poison, et que nous nous gardons d’eux, de même nous devons croire en Allâhu ta’âlâ et en Ses hauts attributs, et en être certains, et nous devons nous hâter d’obtenir Son approbation, Son pardon et Sa beauté et nous garder de Sa colère. Nous devons nous graver cette foi dans le coeur comme une inscription dans le marbre.

Iman (foi) et Islâm sont identiques. Dans les deux, il y a la croyance dans la signification du “Kalima-i chahâda”. Quoique leur sens lexical diffère, il n’y a pas de différence entre eux en Islâm.

La foi est-elle une réalité unique ou est-elle compossée de quelques élements? Si elle est composée, l’est-elle de 2 ou 3 parties? Les actes et les cultes sont-ils de la foi? Si oui, sont-ils les principes essentiels de l’imân ou n’en sont-ils considérés que comme des parties? Quand quelqu’un dit qu’il a la foi est-il permissible de dire “inchâ-Allah” (Si Allah le veut). Est-ce qu’elle manque ou excès? Est-ce que l’imân (la foi) est possible? L’îmân est-elle une créature? L’îmân est-elle reçue? Les croyants en Islâm croient-ils de leur propre volonté ou sous la contrainte? Si c’est par force ou contrainte, pourquoi tout le monde a-t-il reçu l’ordre de croire? Ce serait trop long de tout expliquer point par point. On doit seulement savoir ici que selon les sectes Ach’ari et Mu’tazilâ, il n’est pas concevable qu’Allâhu ta’âlâ ordonne quelque chose d’impossible. Et selon Mu’tâzila, il n’est pas concevable d’ordonner quelque chose de possible mais irréalisable par l’homme. Selon Ach’ari c’est admissible. Néanmoins, il ne l’a pas ordonné. Ordonner aux gens de voler dans les airs en est un exemple. Ni à propos de l’imân, ni à propos des actes ou des cultes, Allâhu ta’âlâ n’a pas demandé à Ses créatures des choses qu’elles ne seraient pas capables de faire. C’est pourquoi quelqu’un qui devient fou ou inconscient, qui dort ou qui meurt alors qu’il est musulman, reste musulman, bien qu’il ne soit pas en état de le proclamer.

Nous ne devons pas penser au sens lexical du mot imân dans ce hadîth. Son sens lexical est la confirmation ou croyance. Et, parmi les ignorants arabes, il n’y a personne qui ne connaisse ce sens. Comment serait-il possible qu’Ashâb-ý kirâm (radiallahu taâlâ anhum ajma’în) ignorent ce sens. Jabrail (Gabriel) (aleihissalâm) voulait enseigner ce que signifiait la foi à Ashâb-ý kirâm. C’est pourquoi, il demandait à Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” ce que signifiait la foi (l’imân) en Islâm. Et c’est pour cette raison que Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” a dit tellement que l’imân est de croire en six verités certaines:

1– La première de toutes, c’est de croire en Allâhu ta’âlâ, dit-il. Imân signifie croire sincèrement en six vérités fondées sur la révélation ou la conscience ou l’intelligence ou sur une preuve ou sur la confiance en un message éminent et prouvé et son acceptation et imân signifie dire, prononcer ces vérités.

La première de ces six vérités est qu’Allâhu ta’âlâ est l’Etre essentiel et le vrai Dieu et le créateur de toutes les créatures. On doit considérer comme certain que c’est Allâhu ta’âlâ qui crée toute chose en ce monde et dans l’autre monde, hors de la matière, hors du temps ou de toute réalité semblable [c’est Lui seul qui crée toutes les substances: atomes, molécules, corps simples, corps composés, substance organiques, cellules, la vie, la mort, tous les événements, les réactions, toutes sortes de forces, d’énergie, les mouvements, les lois, les âmes, les anges, tout ce qui est en vie ou sans vie, Lui qui crée tout cela à partir de rien et qui en assure la permanence]. De même qu’IL a créé toutes les créatures dans les univers [aucune d’elles n’existait pas, IL les a créées en un moment], de même (IL les crée toujours les uns des autres. Et quand le jour du Jugement Dernier viendra, dans un moment) Il annihilera tout. Il est le créateur, le Dominant, le maître absolu de toutes les créatures. On doit croire et dire que rien ne Le domine, ne Le commande ou ne Lui est supérieur. Toutes les formes de supériorité, tous les attributs de la perfection appartiennent à Lui seul. IL a le pouvoir de faire ce qu’IL veut. Ce qu’IL a créé n’a pas pour but d’être utile, à Lui ou aux autres. IL ne l’a pas fait pour une récompense. Dans tout ce qu’IL a fait cependant, il y a des sagesses, des causes, des utilités, des bénédictions, des faveurs.

IL n’est pas obligé de faire ce qui est bon et utile pour Ses serviteurs ni de récompenser les uns ou de punir les autres. S’IL faisait entrer tous les pécheurs au Paradis, cela serait à Sa supériorité et à Sa Bonté. Et s’IL envoyait en Enfer tous ceux qui Lui obéissent et L’adorent, cela serait à Sa justice. IL a cependant décrété et proclamé qu’IL ferait entrer les musulmans, ceux qui L’adorent, au Paradis et qu’IL leur accorderait Ses faveurs tandis qu’IL torturait éternellement en Enfer les infidèles. IL ne revient pas sur Sa parole. Il ne Lui serait d’aucune utilité, que toutes les créatures vivantes croient en Lui et l’adorent, il ne Lui serait causé aucun tort si toutes les créatures devenaient infidèles, créatures ou Lui désobéissaient. Si un homme souhaite faire une chose, Allah la suscite s’IL le veut. C’est Lui seul qui détermine tous les actes de ses créatures et toutes choses. Aucune action ne peut se faire qu’IL ne l’ait voulue ou déterminée. S’IL ne le désire pas, personne ne peut devenir un infidèle, personne ne peut se révolter. Bien qu’IL désire l’infidélité et les péchés, IL ne les aime pas. Personne ne peut contrarier Ses oeuvres. Personne n’a la force ni le droit de Lui demander pourquoi IL a fait ceci ou cela, ni de faire des remarques sur ce qu’IL doit faire. IL peut pardonner, s’IL le veut, à quelqu’un qui a commis un péché grave et qui est mort sans repentir, sauf s’il s’agit d’un polythéiste ou d’un infidèle. IL peut le supplicier, s’IL le veut, uniquement pour un petit péché. Il a proclamé qu’IL ne pardonnerait jamais aux infidèles ni aux renégats et qu’IL les supplicierait éternellement.

IL suppliciera en Enfer les musulmans qui l’adorent mais dont la croyance n’est pas compatible avec celle d’ahl-i sunna et les musulmans qui meurent sans repentir. Cependant, tels pratiquants de “bida’t” ne resteront pas en Enfer éternellement.

Il est jâiz de voir Allah de ses yeux dans ce monde. Mais personne ne L’a jamais vu. A l’endroit où se ressembleront les humains, le jour de la résurrection pour être jugés, les infidèles et les musulmans qui ont péché Le verront sévère et courroucé; les pieux musulmans Le verront bon et miséricordieux. Dans le Paradis les croyants Le verront dans toute Sa bienveillance. Les anges et les femmes Le verront aussi. Les infidèles en seront privés. Des indications sérieuses disent que les génies eux aussi en seront privés. Selon plusieurs savants, “les musulmans qu’Allâhu ta’âlâ aime et accepte auront l’honneur de Le voir chaque matin et chaque soir. Les musulmans de moindre valeur Le verront tous les vendredis et les femmes quelques fois par an, par exemple aux fêtes terrestres.”

Hadrat Cheikh Abdulhak-ý Dahlavî[Abdulhak-ý Dahlavî est décédé en 1052 de l’Hégire [en 1642] à Delhî.], dans son livre en persan intitulé “Takmil-ul-imân”, écrit: “Un hadith déclare: (Au jour du Jugement Dernier, vous pourrez voir votre Seigneur, comme vous voyez la pleine lune dans le quatorzième jour du mois). De même qu’on peut savoir Allâhu ta’âlâ, sans compréhension dans ce monde, de même qu’on pourra Le voir dans l’autre sans comprendre. Les grands savants comme Abu’l’ Hasen-i Ach’ari, Imâm-ý Suyutî et Imâm-ý Bayhakî ont communiqué que les anges aussi verraient Allâhu ta’âlâ au Paradis. Imâm-ý a’zam Abu Hanifa et les autres savants ont déclaré que les génies (djinn) ne seraient pas récompensés et n’iraient pas au Paradis, mais seulement ceux qui étaient fidèles entre eux échapperait à L’Enfer. Les femmes verront Allâhu ta’âlâ, quelques fois par an, par exemple aux fêtes terrestres. Les musulmans parfaits Le verront chaque matin et chaque soir. Les autres musulmans Le verront tous les vendredis. A l’avis de ce fakir (pauvre, humble), cette bonne nouvelle comprend aussi les fidèles femmes musulmanes, les anges et les génies. Il sera convenable d’excepter les femmes parfaites et sages comme Fâtýmat-uz-zahrâ et Khadîdjat-ul-Kubrâ et Aicha-i sýddîka et les autres pures épouses de notre Prophète, et Hadrate Marie et Hadrate Asiya, des autres femmes. Imâm-ý Suyutî remarque cela.

On doit croire qu’on verra Allâhu ta’âlâ. Cependant nous ne devons pas chercher à savoir comment cela arrivera. Car, les oeuvres d’Allâhu ta’âlâ ne peuvent pas être comprises par l’intelligence. Elles ne sont pas comme les affaires d’ici bas. On ne peut pas les mesurer avec les sciences physiques ou chimiques. Il n’y a aucune orientation chez Allâhu ta’âlâ, IL ne se tient pas face à nous. Allâhu ta’âlâ est immatériel. IL n’est pas un corps simple. [IL n’est pas un élément. IL n’est pas un alliage ou IL n’est pas limité.] IL n’est pas nombrable. On ne peut pas Le mesurer ni L’évaluer. IL est immuable. IL n’est pas dans un lieu précis. IL n’a pas de passé ou de futur, d’avant ou d’arrière, de bas ou de haut, de droite ou de gauche. Par conséquent, l’esprit humain ne peut Le comprendre en rien, l’intelligence ou la science humaine n’y suffiraient pas. Ainsi l’homme ne peut pas Le comprendre comment IL sera vu. Des mots tels que main, pied, direction, lieu et les autres semblables, qui ne sont pas applicables à Allâhu ta’âlâ, existent dans les versets du Coran et dans les hadîths. Ils ne sont cependant pas utilisés dans le sens que nous connaissons ou que nous apprenons. De tels “âyat” et “hadîth” sont appelés “signes”. Nous devons croire en eux, mais nous ne devons pas essayer d’en comprendre le pourquoi et le comment. Ou bien, ils peuvent être interprétés en quelques mots ou de façon détaillée, c’est à dire qu’on peut leur donner des sens applicables à Allah. Par exemple, le mot “main” peut-être interprété par puissance ou force, énergie.

(Muhammed alehissalâm vit Allâhu ta’âlâ en Mi’radj. Mais il n’eut pas cette vision avec les yeux de la tête comme on voit en ce monde. Si quelqu’un dit que “j’ai vu Allah en ce monde” il devient un infidèle. La vision de l’ “avliyâ” (kaddasallahu taâlâ asrarahum ajma’în) n’est pas comme la vision en ce monde ou la vision dans l’autre monde. En d’autres termes, ce n’est pas voir. Ils voient par le coeur. Certains wâli ont dit qu’il L’avaient vu. Cependant, pendant l’extase, c’est à dire quand ils étaient inconscients, ils se sont imaginés qu’il s’agissait de vision, alors que c’était l’entendement du coeur. Ou bien, leurs paroles sont celles qui doivent être interprétées pour pouvoir être comprises).

Question: On a dit ci-dessus qu’il était admissible de voir Allâhu ta’âlâ avec les yeux en ce monde. Pourquoi une personne qui disait une telle chose qui était jâiz serait-elle infidèle quand cette chose était arrivé? Si celui qui disait que c’était arrivé deviendrait infidèle, comment alors pourrait-on dire que cette chose était jâiz (possible, admissible)?

Réponse: Dans le dictionnaire, le mot jâiz signifie concevable, que cela se fasse ou non. Mais pour la secte Ach’ari[Abul’hasen Alî bin Ismâîl Ach’ari est décédé en 330 de l’Hégire [en 941] à Baghdat.], la possibilité de voir signifie qu’Allah peut créer dans l’homme un pouvoir de vision tout à fait différent dans ce monde, différent de la vision en face ou vis à vis de Lui, différent de la vision selon les lois de physique qu’IL a créées en ce monde. Par exemple, IL peut (c’est tout à fait possible) faire voir un moustique en Espagne à un aveugle qui se trouve en Chine et quelque chose sur la lune ou sur une étoile à un humme sur la terre. Un tel pouvoir est particulier à Allah seul. En outre, dire: “Je L’ai vu en ce monde” est incompatible avec ce qui est dit dans l’âyat et n’est pas en accord avec les paroles des savants. C’est pour cela que celui qui a dit une telle chose est “Hérétique” et “Renégat”. Troisièmement, nous disons que dire qu’il est possible de Le voir en ce monde ne signifie pas qu’il est possible de Le voir sur terre, selon les lois de la physique. Tandis que quelqu’un qui dit: “J’ai vu Allah” veut dire qu’il L’a vu comme il voit autre chose. Cette vision-là n’est pas possible. Quelqu’un qui dit des choses qui ne sont pas possible (dans la religion) est appelé “Héretique” et “renégat” [Aprés ces réponses, Hadrat Mevlânâ Khâlid dit “soyez attentifs”. Ainsi fait-il remarquer que la seconde réponse est plus digne de confiance. L’”Hérétique” ou le “Renégat” disent qu’ils sont eux-mêmes musulmans. L’“Hérétique” cela dit sincèrement. Il se croit musulman et sur la bonne voie. Et le “Renégat” est l’ennemi de l’Islâm. Il se montre musulman pour détruire l’Islâm de l’intérieur et et tromper les musulmans].

Le temps qui s’écoule, le jour et la nuit, n’ont pas de signification pour Allâhu ta’âlâ. Il ne peut y avoir aucun changement en Allâhu ta’âlâ d’aucune façon, on ne peut pas dire qu’IL était ceci dans le passé, qu’IL sera cela dans l’avenir. IL ne s’introduit en rien, ne s’unit avec rien. Allâhu ta’âlâ n’a jamais ni contraire, ni opposé, ni semblable, ni associé ni assistant, ni conseiller. IL n’a ni père, ni mère, ni fils, ni fille, ni femme. IL est toujours présent partout. IL environne tout. IL voit tout. IL est plus près de chacun que sa veine jugulaire. Encore cette présence, Son environnement, Sa proximité ne sont-ils pas ce que nous entendons généralement par ces mots. Sa proximité ne peut pas être comprise au moyen des connaissances des savants, de l’intelligence des hommes de science, par la recherche ou par la compréhension de coeur de l’Awliyâ. L’intelligence humaine ne peut pas comprendre leur signification profonde. Allâhu ta’âlâ est unique dans Sa personne et dans Ses attributs, IL ne peut se produire en Lui et Ses attributs ni changement, ni modification.

Les noms d’Allâhu ta’âlâ sont “Tavkîfî”, c’est à dire qu’il est permis de dire les noms données dans la religion, qu’il n’est pas permis d’en dire d’autres [par exemple, Allâhu ta’âlâ peut être appelé Âlim (omniscient), mais nous ne pouvons pas dire “Fakîh” signifiant aussi savant. L’Islâm n’a pas appelé Allâhu ta’âlâ “Fakîh”. De même on ne peut pas dire Dieu au lieu d’Allah, car Dieu signifie aussi idole. On dit: le dieu des Hindous est le boeuf.” On peut dire “Allah est unique, il n’y a d’autre dieu que Lui.” Et on peut utiliser des mots Dieu (en français), Gott (en allemend), God (en anglais) au sens de dieu, idole, mais jamais pour le nom d’Allah].

Les noms d’Allâhu ta’âlâ sont innombrables. On sait qu’IL a mille et un noms. C’est à dire qu’IL en a communiqué mille et un aux hommes. Dans la religion de Muhammed aleihissalam, il y a quatre vingt dix neuf noms d’Allah, Ils sont appelés “Asmâ-i Husnâ”.

[Allâhu ta’âlâ a six “Sýfât-ý zâtýyya”. Nous les avions cités ci-dessus]. Ses “Sýfât-ý thubûtiyya” sont du nombre de huit selon la madhhab “Mâturidiyya” et de sept selon la madhhab “Ach’yariyya”. Ses attributs sont éternels comme Lui-même, c’est à dire qu’ils n’ont pas de fin. Ils sont sacrés. Ils ne sont pas comme les attributs des créatures. Ils ne peuvent pas être compris par l’intelligence, par l’hypothèse ou par comparaison avec ceux de ce monde. Allâhu ta’âlâ a donné aux humains un exemple de chacun de Ses attributs. En les examinant, les attributs d’Allâhu ta’âlâ peuvent être compris dans une faible mesure. D’ailleurs comme les hommes ne peuvent pas comprendre Allâhu ta’âlâ; on ne peut pas admettre de songer à comprendre Allâhu ta’âlâ. Les huits attributs d’Allâhu ta’âlâ ne sont ni de même ni autrement que Sa personne. Ces huit attributs sont les suivants:

Hayat (l’existence) Ýlm (l’omniscience) Sem’ (l’ouie) Basar (la vue) Kudrat (l’omnipotence) Kalâm (la parole) Irâda (la décision, la volonté) et Takvin (le pouvoir de créer). Pour la secte Ach’ariyya, l’attribut “pouvoir de créer” est le même que l’attribut “puissance”. Et, Méchiyyète, veut dire attribut de “volonté”.

Chacun des huits attributs d’Allâhu ta’âlâ est essentiel et de même valeur. Aucune modification ne survient à aucun d’eux. Qu’un attribut ait un fort lien avec les créatures n’empêche pas qu’il soit essentiel. Ainsi, Allâhu ta’âlâ a créé de très nombreuses espèces de créatures et les protège de l’annihilation. Néanmoins, IL est pourtant unique. Rien ne change jamais en Lui. Toutes les créatures ont besoin de Lui à tous les égards et tout moment. Lui n’a besoin, de rien, de personne.

2– La seconde des six prescriptions de l’imân: c’est croire en Ses Anges (Malâékah). La seconde base essentielle de la croyance c’est de croire en les anges d’Allâhu ta’âlâ. Les anges sont matériels et ils sont purs. Ils sont plus purs que l’état gazeux. Ils sont lumineux. Ils sont vivants. Ils sont raisonnables. Les maux spécifiques aux hommes n’existent pas chez les anges. De même que le gaz qui prennent la forme liquide et la forme solide et quand ils prennent la forme solide prennent toutes les formes, de même les anges peuvent prendre de belles formes. Les anges ne sont pas d’âmes qui se séparent des corps des grands hommes. Les chrétiens supposent que les anges sont pareils à des esprits. Ils ne sont pas immatériels comme l’énergie et la puissance. Quelques uns des anciens philosophes le supposaient ainsi. On les appelle tous “Malâékah”. Ils ne sont ni mâle, ni femelle. Malak (ange) veut dire en arabe envoyé, messager ou puissance. Les anges furent créés les premiers parmi toutes les créatures. Par conséquent il fut proclamé de croire en eux avant de croire en livres sacrés, et les livres viennent avant les prophètes. C’est dans cet ordre que le Qur’ân al-karîm énumère ce que l’on doit croire.

C’est de cette manière qu’on doit avoir foi en les anges: Les anges sont les créatures d’Allâhu ta’âlâ. Ils ne sont pas Ses associés. Ils ne sont pas Ses filles. Les infidèles, les paiens l’ont cru ainsi. Allâhu ta’âlâ aime tous les anges. Ils obéissent aux ordres d’Allah. Ils ne commettent pas de péchés. Ils ne se revoltent pas contre les ordres. Ils n’ont pas de sexe, c’est à dire, ils ne sont ni mâles, ni femelles. Ils ne se marient pas. Ils n’ont pas d’enfants. Ils possèdent la vie, c’est à dire qu’ils sont en vie. Dans quelques écrits d’Hadrat Abdullah bin Mass’ûd, il est dit que certains anges ont des enfants et que le satan et les génies sont des anges. Cependant les réponses détaillées à ce sujet figurent dans les livres. Quand Allâhu ta’âlâ voulut bien proclamer qu’IL allait créer les êtres humains, les anges demandèrent: “O Seigneur, allez vous créer les créatures qui corrompront le monde et qui verseront du sang?” De telles questions appelées “zellé” n’empèchent pas que les anges soient innocents.

De toutes les créatures, les anges sont les plus nombreux. Personne, sauf Allâhu ta’âlâ, ne connaît leur nombre. Il n’y a pas de place vide dans les cieux où les anges ne soient pas en adoration. Toutes les places des cieux sont pleines d’anges en rukû (s’inclinant pendant la prière rituelle) ou en sédjdé (se prosternant). Dans les cieux, sur terre, dans l’herbe, sur les étoiles, dans les créatures vivantes, dans les créatures inanimées, dans les gouttes de pluie, dans les feuilles des arbres, dans chaque molécule, dans chaque atome, dans chaque réaction, dans chaque mouvement et en toutes choses, les anges ont des fonctions. Ils accomplissent les ordres d’Allâhu ta’âlâ en tout lieu. Ils sont des intermédiaires entre Allâhu ta’âlâ et Ses créatures. Certains anges sont les supérieurs. Certains de ceux-ci transmettent des messages des hommes aux prophètes. Certains apportent des pensées généreuses au coeur humain. Ces pensées sont appelées “inspiration”. Certains ignorent les êtres humains et toutes les créatures. Ils en ont perdu conscience en ressentant la beauté d’Allâhu ta’âlâ. Chaque ange a une certaine place qu’il ne quitte pas. Certains ont deux ailes et certains quatre ou davantage. [De même que les ailes d’un oiseau et celles d’un avion sont partie intégrante de leur propre structure et ne se ressemblent pas, de même les ailes des anges sont partie intégrante de leur propre structure. Quand nous entendons le nom d’une chose, nous pensons qu’il s’agit de la même chose que nous connaissons, et ainsi nous sommes dans l’erreur. Les anges ont des ailes, nous leur croyons mais nous ne savons pas comment elles sont faites. Dans les églises et dans quelques revues et films, il y a des images de femmes avec des ailes, considérées commes des anges. Elles sont inventées. Les musulmans ne font pas de choses semblables. Nous ne devons pas croire que ces images dénaturées peintes par des non-musulmans sont vraies. Ainsi ne devons-nous pas nous laisser tromper par nos ennemis]. Les anges du Paradis sont au Paradis. Le nom de leur plus grand est “Rýdvan”. Les anges de l’enfer sont appelés: “Zabani”. En enfer, ils font ce qu’on leur ordonne. Le feu de l’enfer ne leur fait pas mal, de même que la mer n’est pas nuisible au poisson. Les plus importants “Zabani” de l’enfer sont dix-neuf anges. Le plus grand d’eux s’appelle “Mâlik”.

Il y a quatre anges, chargés d’écrire le moindre acte; le bien ou le mal que fait l’homme. Deux d’entre eux viennent la nuit et les deux autres le jour. On les appelle “Kirâman Kâtibin” ou “anges de hafaza”. On dit par ailleurs que les anges de Hafaza sont autres que ceux-ci. L’ange droite est supérieur à celui de gauche et écrit les bonnes actions. Celui de gauche note les mauvaises actions et il suit les ordres de celui de droite. Il y a aussi les anges qui interrogeront les infidèles et les musulmans désobéissants dans leur tombe. Les anges interrogateurs sont appelés “Munkar et Nakîr”. Les anges qui interrogent les musulmans sont appelés “Mubéchir” et “Bachir”.

Les anges sont supérieurs l’un à l’autre. Les plus éminents sont au nombre de quatre. Le premier Archange est Hadrat Gabriel (Djibrâil). Son devoir est de transmettre le Wahy aux prophètes et de leur faire savoir les prescriptions et les interdictions. Le second est Hadrat Ýsrâphîl qui sonnera la trompette appelé “Soûr” au jour final annonçant le kýyaamate. Il en jouera deux fois. A la première sonnerie, chaque être vivant mourra, sauf Allâhu ta’âlâ. A la seconde, tous ressusciteront. Le troisième Archange est Hadrat Mîkâîl. Il est chargé de ravitailler le monde, d’organiser le bon marché, la cherté, la disette et l’abondance et de mettre en mouvement la matière. Le quatrième Archange est Hadrat Azrâîl aleihissalâm. C’est lui qui est chargé de donner la mort aux êtres en leur prenant leurs âmes. Après ces quatre Archanges, il existe quatre classes supérieures d’anges. Les anges appelés Hamala-i Arche sont au nombre de quatre. Ils seront huit à la Résurrection. Les anges de la présence divine sont appelés “Moukarrabin”. Les anges de la peine sont nommés “Karoubiyan”, ceux de la miséricorde “Roûhâniyan”. Tous ceux-ci sont les principaux des anges, c’est à dire les anges supérieurs parmi les anges. Ils sont plus importants que tout le monde sauf les prophètes. Les Musulmans pieux et aimés, les avliyâ sont plus importants que les anges ordinaires et inférieurs. Les anges ordinaires, c’est à dire les inférieurs, sont meilleurs que les musulmans ordinaires, ceux qui désobéissent et qui péchent.

Les infidèles sont inférieurs à toute créature. Dès le premier son de Soûr, tous les anges, sauf “Hamala-i arche” et les quatre archanges seront anéantis. Après eux, Hamala-i Arche et puis les quatre archanges seront anéantis. A la seconde sonnerie, d’abord tous les anges reprendront vie. Hamala-i arche et ces quatre anges ressusciteront avant la seconde sonnerie de Soûr. Cela signifie que tous ces anges seront anéantis après toutes les créatures vivantes de même qu’ils ont été créés avant elles.

3– La troisième prescription de l’imân est de croire aux Livres révélés par Allâhu ta’âlâ. Allâhu ta’âlâ a envoyé ces livres aux oreilles bénies de plusieurs Prophètes par l’intermédiaire des anges préparés à cette tâche. Aux uns, IL a révélé ces livres en les inscrivant sur une table, aux autres en les faisant entendre sans l’aide des Anges. Tous ces livres sont la parole d’Allâhu ta’âlâ. Ils sont éternels et impérissables. Ils ne sont pas créés. Ce ne sont pas de mots inventés par les anges, ni les paroles des prophètes. La parole d’Allâhu ta’âlâ n’est pas comme les mots que nous écrivons et que nous conservons dans l’esprit et les écrits. Elle ne comporte pas de lettres ou de sons. L’homme ne peut pas comprendre comment est Allâhu ta’âlâ et Ses attributs. Mais il peut lire cette parole. Il peut la garder en esprit et la noter. Quand elle est en nous, elle est un fait récent. Ce qui veut dire qu’elle est la parole d’Allâhu ta’âlâ, elle est éternelle.

Tous les livres révélés par Allâhu ta’âlâ sont justes et droits. Il ne peut pas y avoir de mensonge ou de faute. Bien qu’IL dise qu’IL punira et torturera, il est dit aussi qu’il est possible qu’IL pardonne. Cependant, cela dépend de Sa volonté et de ce qu’IL veut. Ou bien il peut arriver qu’IL puisse pardonner la punition que méritent Ses créatures. La parole annonçant punition et torture n’est pas un message. Dès lors pourquoi serait-ce un mensonge quand il y a pardon? Ou bien s’il n’est pas possible qu’IL n’accorde pas les bienfaits qu’IL a promis, Il lui est possible de pardonner les peines. A la fois la raison et les règles de la communication entre les êtres humains et les âyats prouvent la droiture de notre jugement.

Il est indispensable d’expliquer les âyats et les hadiths comme ils doivent être compris, à moins d’empêchement ou d’inconvénient. Il n’est pas admissible de leur donner des significations analogues. [Mais, les mots doivent être utilisés aux sens qu’ils portaient il y a mille quatre cent années à Hedjaz. Il n’est pas juste de faire la traduction avec les sens actuels, parce qu’ils sont changés avec le temps.] Dans les âyats appelés Symboles “Mutéchabihat”, il y a des sens cachés qui ne sont pas compréhensibles. Seul un petit nombre d’hommes supérieurs et distingués à qui la science divine “Ilm-i lédunnî” a été accordé peuvent comprendre ces sens autant que cela leur est permis. Personne d’autre d’ailleurs ne peut les comprendre. C’est pourquoi nous devons croire que les âyats symboliques sont la parole d’Allâhu ta’âlâ et nous ne devons pas chercher à en examiner le sens. Les savants de la secte “Ach’ari” disent qu’il était permis d’interpréter de tels âyats brièvement ou de façon détaillée. Interpréter veut dire, choisir parmi les différents sens d’un mot, celui qui n’est pas connu. Par exemple, l’ayat “La main d’Allah est supérieure à celles des autres”, dans la sourate Isrâ, est la parole même d’Allâhu ta’âlâ. Nous devons dire: “Je crois à ce qu’Allâhu ta’âlâ veut dire par ceci”. C’est la meilleure façon de dire: “Je ne peux pas en comprendre la signification, Allâhu ta’âlâ seul sait” ou de dire “la connaissance d’Allâhu ta’âlâ est différente de la notre. Sa volonté ne ressemble pas à notre volonté. Donc la main d’Allâhu ta’âlâ n’est pas comme la main de Ses serviteurs.”

Dans les livres qu’Allâhu ta’âlâ a révélés, seules les interprétations de quelques âyats ou leur sens ou les deux à la fois ont été “modifiés” par Allâhu ta’âlâ. Le Qur’ân al-karîm abolit tous les livres et supprima la validité de leurs règles. Il n’y a pas d’imperfections, ni de manques dans le Qur’ân al-karîm, jusqu’à le résurrection. Toutes les connaissances passées et futures sont dans le Qur’ân al-karîm. C’est pourquoi, il est plus important et plus précieux que tous les livres. Le plus grand moudjiza (miracle) de Raçoûl-i akram (sallallahu aleihi wa sallam) est le Qur’ân al-karîm. Si tous les êtres humains et les génies s’assemblaient et essayaient d’exprimer quelque chose de semblable au plus court âyat du Qur’ân al-karîm, ils n’en seraient pas capables. Les poètes éloquents, littérateurs persuasifs de l’Arabie se sont réunis, ils ont fait de durs efforts, cependant ils ne purent pas exprimer quelque chose de comparable à trois courts âyats. Ils ne purent pas se dresser face au Qur’ân al-karîm. Ils se trouvèrent désorientés. Allâhu ta’âlâ rend les ennemis de l’Islâm incapables et battus face au Qur’ân al-karîm. L’éloquence du Qur’ân al-karîm est au-dessus des possibilités humaines. Les êtres humains sont incapables de s’exprimer comme il s’exprime. Les âyats du Qur’ân al-karîm ne sont pas comme la poésie ou la prose sans métrique ou les paroles rimées des humains. Néanmoins il s’exprime par les mêmes lettres qui sont les pierres constructrices des mots utilisés par les littéraires et les orateurs de l’Arabie.

Les livres célestes nous communiqués sont cent quatre. Parmi eux, on sait que dix pages furent envoyés à Hadrat adam, cinquante pages à Hadrat Þist (Chit), trente pages à Hadrat Idris, dix pages à Hadrat Abraham, “Tawrat” (La Torah) fut révélé à Hadrat Mouça (Moïse) et Zabûr à Hadrat Dâwoûd (David) et “l’Evangile” à Hadrat Isâ (Jesûs). Et le Coran (Qur’ân al-karîm) a été révélé à Hadrat Muhammed (aleihissalatu wassalam).

Si quelqu’un veut ordonner, interdire, questionner, renseigner, en premier lieu, il y pense et le prépare. Les significations qui se trouvent dans sa pensée sont appelées “kalâm-i nefsi”. On ne peut pas dire que ces significations soient arabes, persans ou turques. Le fait qu’elles soient exprimées dans des langues diverses ne leur donne pas différents sens. Les mots exprimant ces sens sont appelés “Kalâm-ý lâfzý”, peut être exprimé en différentes langues. Cela montre que Kalâm-ý nefsî est, chez celui qui possède la parole, un attribut essentiel, immuable, distinct en propre comme d’autres attributs tels que le savoir, la volonté, la vue etc. Quant à Kalam-i Lâfzî, c’est un groupe de lettres qui sort de la bouche de la personne qui les prononce et qui arrive à l’oreille, exprimant Kalâm-i nefsî. Ainsi la parole d’Allâhu ta’âlâ est un éternel discours qui dure comme IL dure Lui-même. Elle n’est pas une créature. C’est un attribut autonome distinct de Son siffât-i zâtiyya et de Ses attributs tels que science, volonté et autres.

L’attribut “parole” est également essentiel. Cet attribut est permanent. Il n’a pas de lettres, il n’a pas de sons, ne peut pas être modifié ou classé dans les groupes comme commandement, interdiction, ou dans les groupes comme Arabe, Persan, Hebreu, Turc ou Syriaque. La parole ne prend pas de telles formes. Elle ne peut s’écrire. Elle n’a pas besoin d’intermédiaires tels que l’intelligence, l’oreille ou la langue. Cela revient à dire qu’elle peut être comprise, parmi les attributs, comme un attribut distinct des autres. Elle peut être exprimée en toute langue par laquelle on veut l’exprimer. Ainsi, si elle est entendue en arabe, on l’appelle Le Qu’ân al-karîm, en juif, c’est le Tawrât (la Torah), en syriaque c’est l’Indjil (l’Evangile). Le livre “Cherh-ul-makâsid”[Cher-ul-makâsid fut écrit par Sa’duddîn Taftâzânî, décédé en 792 de l’Hégire [en 1389] à Samarkand.] dit que si elle est entendue en grec, c’est l’Indjil et en syriaque c’est le Zabur.

Kalâm-i ilâhi (la parole divine) raconte des faits variés. Si elle relate, raconte des événements des récits, on dit “Informations”. Sinon, on dit “Inchâ”. Si elle designe des choses à faire, c’est un “commandement”. Si elle désigne des interdictions, on l’appelle “Nahy”: Il ne survient cependant ni modification ni extention dans Kalâm-i ilâhî. Chaque livre ou chaque feuillet révélé est une page de l’attribut de la parole d’Allâhu ta’âlâ, c’est à dire, fait partie de Son Kalâm-i nafsî. Quand c’est en arabe, on l’appelle le Qur’ân al-karîm. Le Wahy révélé sous forme de poésie que peut être dite, entendue, conservée en pensée, est appelé “Kalâm-i Lafzî” et “Qur’ân al-karîm”. Comme Kalâm-i lafzî signifie Kalâm-i nafsî on peut l’appeler Kalâm-i ilâhî ou attribut Divin. Quoique cette parole soit unique, on peut la diviser et la présenter selon le point de vue de quelqu’un. De même que l’ensemble est appelé le (Qur’ân al-karîm) de même les parties sont appelées le Coran.

Les savants qui suivent la voie droite disent unanimement que le Kalâm-i nafsî n’est pas création, mais qu’au contraire il est éternel. Il n’y a pas d’unanimité sur le point de savoir si Kalâm-i lafzî est création ou s’il est éternel. Il y a des savants pour dire qu’il est éternel aussi bien qu’il en est d’autres pour dire qu’il est création. Certains savants disent que kalâm-i lafzî était création. Cependant ils disent aussi qu’on ne peut pas l’appeler création. Ils disent que si on l’appelait création, cela pourrait être mal compris et on pourrait croire que Kalâm-i nafsî est création. C’est ce qu’on peut dire de mieux à ce sujet. Lorsqu’on entend ce qui désigne une chose l’esprit humain se souvient immédiatement de la chose elle-même. Si certains savants qui suivent la voie droite disent que le Coran est une création, par cela même ils veulent dire que les sons et les mots que nous lisons avec la bouche sont une création. Ces savants Ahl-i sunna (rahima humullahu taâlâ) disent unanimement que Kalâm-i nefsî et Kalâm-i lafzî sont tous les deux la parole d’Allâhu ta’âlâ. Certains savants ont recours à la métaphore à ce sujet. Il y a cependant accord sur le fait que c’est la parole Divine. Dire que Kalâm-i nefsî est la parole d’Allâhu ta’âlâ veut dire que c’est l’attribut de la parole d’Allah. Et dire que Kalâm-i lafzî est la parole d’Allah veut dire qu’Allahu ta’âlâ est son créateur.

Question: D’après ce qui est dit ci-dessus, on comprend que la parole éternelle d’Allahu ta’âlâ ne peut pas être entendue. Dire “j’endends la parole d’Allah” veut dire “j’entends les sons et les mots prononcés.” Ou bien cela signifie: “j’ai compris l’éternel Kalâm-i nefsî à travers ces mots”. Tous les Prophètes, tout le monde même peut entendre de l’une et de l’autre manière. Pour quelle raison distingue-t-on Hadrat Moûça (Moïse) comme étant “Kalîmullah”?

Réponse: Hadrat Moûça (Moïse) aleihissalam entendit la parole divine autrement que la loi divine, sans lettres ni sons. Il l’entendit d’une manière qu’on ne peut pas expliquer, incompréhensible ou inexplicable. Personne d’autre n’entendit de cette manière. Ou encore, il entendit la parole d’Allah au moyen de sons, mais pas seulement par l’oreille, toutes les molécules de son corps l’entendirent comme si elle venait de toutes les directions. Ou bien il l’entendit venant de la direction de l’arbre. Mais ce n’était pas par des sons, il n’entendit pas par la vibration de l’air ou par toute autre circonstance. C’est parce qu’il entendit dans l’une de ces trois circonstances qu’il fut honoré du nom de Kalîmullah. Muhammed aleihissalatu wassalam aussi entendit la parole divine de cette manière dans la nuit du Miradj, de même que l’entendit Hadrat Gabriel lorsqu’il prit le Wahy.

4– La quatrième croyance de six conditions aux quelles il faut croire, c’est croire en Prophètes d’Allâhu ta’âlâ. Ils ont été envoyés pour inviter les êtres humains à suivre la voie qu’Allah aime et pour les guider sur le droit chemin. Raçoul signifie les Messagers. Dans le dictionnaire, ce mot signifie l’envoyé, le messager. Dans la religion, “Raçoûl” signifie une personne de grande valeur, respectée, dont la nature, la disposition, la science et l’intelligence sont au-dessus de tous les gens de son époque. Elle n’est pas de trait de mauvais caractère, de manières détestables. Les prophètes ont l’attribut des “Issmet”, c’est à dire qu’ils ne commettent aucun péché, gros ou petit, avant ou après la révélation de leur condition de prophète. [Les infidèles qui veulent démolir l’Islâm de l’intérieur, disent: Avant de devenir prophète, Hadrat Muhammad sacrifiait des victimes devant des statues. Et ils citent comme documents les livres écrits par des sans madhabs. D’après les lignes ci-dessus, on peut comprendre que ces basses calomnies sont des mensonges.] Après avoir été avisés de leur état de prophète, ils n’avaient pas de défauts tels que la cécité, la surdité et autres semblables jusqu’à ce que leur qualité de prophète soit connue et répandue. On doit croire que chaque prophète a sept particularités: Amânat (être digne de confiance), Sidq (la loyauté), Teblîgh (la faculté de communiquer), Adâlat (la justice), Issmet (l’innocence), Fatânat l’intelligence) et Amn-ul-azl (ils ne sont jamais démis de leur qualité de prophète). Fatânat signifie très intelligent et très compréhensif.

Un Prophète envoyé avec une nouvelle religion est appelé “Raçoûl” (messager). Les prophètes qui ne viennent pas avec une nouvelle religion et qui invitent les serviteurs humains à la religion précédente sont appelés “Nabî”. Il n’y a pas de différence entre Raçoûl et Nabî en ce que concerne l’enseignement des ordres et des préceptes qu’ils reçoivent d’Allâhu ta’âlâ et l’appel aux êtres humains pour suivre la religion d’Allâhu ta’âlâ. Avoir la croyance aux Prophètes signifie avoir la foi qu’ils sont tous fidèles et qu’ils ont dit toujours la vérité et qu’il n’y a aucune différence entre eux. Celui qui ne croit pas à un d’eux est considéré comme ne pas croire à aucun.

Ce n’est pas en travaillant durement, en souffrant de faim ou d’inconfort ou en priant que l’on peut devenir prophète, mais seulement par la faveur et le choix d’Allâhu ta’âlâ. Les religions ont été révelées et transmises par l’entremise des Prophètes pour que les intérêts de chacun puissent être réglés de façon honnête et salutaire en ce monde et dans l’autre monde, et pour détourner les gens d’actes irréfléchis et pernicieux et leur permettre d’atteindre le salut, la voie de l’Islâm, la tranquilité et le bonheur. Si nombreux que fussent leurs ennemis, qui les raillaient et les affligeaient, les prophètes n’en avaient pas peur et ils ne sourcillaient pas en transmettant les ordres d’Allâhu ta’âlâ sur ce qu’il faut croire et faire. Allah fortifiait ses prophètes avec les “moûdjizas” pour montrer qu’ils étaient fidèles et disaient la vérité. Personne n’était capable de tenir tête à ces “moûdjizas”. Quelqu’un qui accepte le prophète et la foi en lui est appelé son “Ummat” (peuple, disciple). Au jour du Jugement Dernier, les Prophètes seront autorisés à intercéder en faveur de leurs disciples qui auront beaucoup de péchés, et leur intercession sera reçue. Parmi leurs disciples, les savants, les pieux et les avliyâ seront autorisés par Allâhu ta’âlâ à intercéder et leur intercession sera reçue. Les Prophètes sont en vie dans leur tombe, d’une vie que nous ne connaissons pas. Leur corps béni ne pourrit pas dans la terre et ils ne sont pas dévorés par les microbes. C’est pourquoi, il est dit dans le hadîth: “Les Prophètes s’acquittent de leurs prières rituelles et font le pélerinage dans leur tombe.”

[Aujourd’hui, en Arabie, il y a des gens appelés Wahhâbî (wahhabites). Ils ne croient pas à ces hadiths. Ils appellent les musulmans qui croient en ces hadîths comme infidèles. Ils commentent faussement les versets du Coran de sens non nets mais ambigues, ainsi ils ne deviennent pas des infidèles mais innovateurs (Ahl-i bida’t). Ils corrompent beaucoup les Musulmans. Le wahhabisme a pris naissance dans les idées aberrantes d’Ibni Teymiyya[Ahmad Ibn Teymiyya est mort en 728 de l’Hégire [en 1328] à Damas.]. Il s’est développé chez les turcs et en tous lieux par les livres d’un égyptien nommé Abdouh[Muhammad Abdouh est mort en 1323 de l’Hégire [en 1905] en Egypte.]. Les savants en Islâm ont montré dans des centaines de livres que le wahhabisme n’était pas une cinquième madhab mais un groupe d’hommes qui essayaient de détruire l’Islâm. Nous aussi, nous avons longuement exposé la même chose, dans nos livres. Puisse Allâhu ta’âlâ protéger les jeunes musulmans de glisser dans le malheur de wahhabisme et puisse-t-Il ne pas les éloigner du droit chemin des savants Ahl-i Sunna dont on fait un grand éloge dans des hadîths. Âmîn].

Quand les yeux bénis des Prophètes (aleihimussalam) dorment, leur coeur ne dort pas. Tous les Prophètes sont égaux dans l’accomplissement de leur fonction de Prophète et dans leur prééminence en tant que Prophète. Chacun d’eux possède les sept particularités décrites ci-dessus. Il n’y a aucune différence entre eux. Ils ne sont jamais mis à l’écart de leur état de Prophète. Tandis que les walî’s (awliyâ’s) peuvent être dépossédés de leur rang d’avliyâ. Les Prophètes sont des êtres humains. Les anges et les génies ne peuvent pas atteindre le rang de Prophète. Les anges et les génies ne peuvent pas être les Prophètes pour les hommes. Les Prophètes ont l’un sur l’autre prééminence et plus grands honneurs. Par exemple, leurs disciples peuvent être plus nombreux, le pays sur lequel ils exercent leur influence plus grande, leur savoir et leurs aptitudes peuvent s’étendre dans plusieurs endroits, leurs miracles peuvent être plus constants, il peut avoir pour eux davantage de bénédiction et de considération, leur religion peut être plus répandu sur la terre et durer plus longtemps. Au point de vue de supériorité, le Prophète le plus récent, le Prophète des derniers temps du monde, Muhammed aleihissalam est plus grand que tous les Prophètes. Les très hauts prophètes “Ulul’azm” sont supérieurs à ceux qui ne le sont pas. Les Raçoûls sont plus grands que les Nabîs non raçoûl.

Le nombre des Prophètes n’est pas connu. On sait qu’ils sont plus de cent vingt quatre mille. Parmi ceux-ci trois cent treize ou trois cent quinze sont Raçoûls. Et parmi eux, il y en a six qui sont plus grands que les autres. Ils sont appelés les très hauts Prophètes “Ulul’azm”. Ces Prophètes sont: Âdem (Adam), Nûh (Nouh, Noé), Ýbrahim (Abraham), Moûça (Moïse), Îsâ (Jésus) et Hatrat Muhammed Mustafa (aleihimussalâtu wassalam).

Trente trois parmi les Prophètes sont célèbres. ce sont: Âdam, Idrîss, Shite (ou Shice), Nouh (Noé), Houde, Saléh, Ibrâhim (Abraham), Loûte (Luth), Ismaa’il (Samuel), Isshaq, Yacoûb (Jacob), Yousouf (Joseph), Ayyoûb, Shoaib, Moûça (Moïse), Haaroun, Hýdýr, Youshaa bin Nûn, Ilyaas, Alyasaa, Zulkifl, Sham’un, Ishmoil, Younos bin Metâ, Daoud (David), Solaiman (Salamon), Lokmân, Zakaria, Yahyia, Uzayr, Îsâ bin Mariam, Zulkarnayn et Muhammed aleihi wa aleihimussalâtu wassalam.

De ces Prophètes, seulement les noms de vingt huit d’entre eux sont mentionnés dans le Qur’ân al-karîm. Il n’est pas très claire si Zulkarnayn et Lokmân et Uzayr et Hýdýr sont prophètes ou non. Le second nom de Zulkifl est Harkýl. Il y en a ceux qui disent pour lui qu’il est Ýlyas, Ýdrîss, ou Zakaria, qu’il est l’un de ces trois derniers.

Hadrat Ibrahim est Khalîlullah parce qu’il n’y avait en son coeur l’amour d’un être créé que l’amour d’Allâhu ta’âlâ. Hadrat Mouça était Kalimullah parce qu’il parlait avec Allâhu ta’âlâ. Hadrat Jésus était Kalimatullah parce qu’il n’avait pas de père. Il a été conçu seulement grâce à la divine parole (Soit). En outre, il prêcha les paroles d’Allâhu ta’âlâ qui étaient remplies des principes fondamentaux divins aux peuples.

Muhammed, aleihissalam, qui est à l’origine de la création de créatures, le plus grand, le plus précieux, le plus honorable du genre humain est Habîbullah (favori d’Allah). Il y a beaucoup de preuves de sa grandeur, de sa supériorité et de ce qu’il est Habîbullah. C’est pourquoi des paroles telles que “être vaincu” ou “être en déroute” ne peuvent pas être dites à son sujet. A la Résurrection, il se lèvera de sa tombe avant tout le monde. Il ira le premier au lieu du Jugement Dernier. Il entrera au Paradis avant tout le monde. On ne peut pas compter les très beaux traits de son caractère, l’énergie humaine n’y suffirait. Notons quelques uns.

L’un de ses miracles est l’ascension au ciel (Mi’radj). Alors qu’il avait été réveillé, il a été emmené avec son corps béni de la ville de la Mecque à Masdjid-al aqsâ à Jérusalem, et de là aux cieux, et, après le septième ciel, à la place voulue par Allâhu ta’âlâ. C’est ainsi que nous devons croire au Mi’radj. [Ceux qui sont sur la voie aberrante d’Ismâîlî et les ennemis de religion déguisés en savants islamiques essayent de tromper la jeunesse en écrivant et en disant que le Mi’radj était une condition mentale et qu’il n’avait été fait qu’en esprit. Nous ne devons pas acheter de tels livres corrompus et nous ne devons pas nous laisser tromper par eux.] On a écrit en détail dans de nombreux livres de grande valeur, particulièrement dans le livre “Chifâ-i chérif”[Iyâd Mâliki, l’auteur du livre Chifá-i chérif est décédé en 544 de l’Hégire [en 1150] à Marakuche.], comment se passa le Mi’radj. De la Mecque à “Sidra’tul’muntahâ”, il chemina avec Hadrat Gabriel. Sidra’tul’muntahâ est un arbre situé au sixième et au septième ciel. Aucune science, aucune ascension ne peuvent aller plus loin que là. Dans le Sidra, Raçoul-i Akram “sallallahu aleihi wa sallam” vit Hadrat Gabriel (Jabraïl aleihissalam) sous son aspect personnel avec ses six cent ailes. Hadrat Gabriel resta au Sidra. De la Mècque à Jérusalem (Kuddus) ou au septième ciel, il chemina sur le bourak. Le “Burak” est un animal du Paradis, de couleur blanche, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne. Ce n’est pas un animal terrestre. Il n’a pas de sexe. Il allait très vite. Il pouvait parcourir la distance la plus éloigné que l’oeil peut atteindre. A “Masjid-al aqsâ”, Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam) devint le guide des Prophètes pour la prière de la nuit ou du matin. Les âmes des Prophètes étaient là sous leur propre apparence humaine. De “Jérusalem” en montant au septième ciel, il s’éleva au moyen d’une échelle inconnue appelée “Mi’radj”. Sur le chemin, les anges alignés à gauche et à droite glorifiaient Raçoûlullâh et chantaient ses louanges. A l’arrivée à chaque ciel, Jabraïl aleihissalâm annonçait et donnait la bonne nouvelle de l’arrivée de Raçoûlullâh. A chaque étape il vit un prophète et le salua. A “Sidra”, il vit de nombreuses choses étonnantes. Il vit les grâces du Paradis et les tortures de l’Enfer. Il ne regarda aucune des grâces du Paradis en raison du désir ardent de voir la béatitude d’Allâhu ta’âlâ. Au delà de Sidra, il fit route seul parmi des auréoles.. Il entendit le bruissement des plumes des anges. Il passa parmi soixante dix mille rideaux. L’espace compris entre deux rideaux était semblable à celui d’une route de cinq cent années. Puis, il passa par Kursî sur un lit nommé “Refref”, plus lumineux que le soleil. Il sortit d’Arche, hors du temsp de l’espace et du monde de la matière. Il arriva à la présence à entendre la parole d’Allâhu ta’âlâ.

Il vit Allâhu ta’âlâ d’une manière qu’on ne peut pas comprendre ou expliquer, comme Il sera vu dans le monde futur, hors du temps et de l’espace. Il Lui parla sans lettres ni sons. Il glorifia et récita les louanges d’Allâhu ta’âlâ. Il reçut d’innombrables dons et honneurs. On lui assigna, à lui et à ses disciples, de célébrer cinquante fois les prières rituelles. Cela fut cependant progressivement réduit à cinq fois par jour sur un signe de Moûçâ aleihissalam. Avant cela les prières rituelles étaient célébrées seulement le matin et l’après midi ou la nuit. Après un si long voyage, ayant obtenu dons et bénédictions et ayant vu et entendu tant de choses, il revint à son lit. Sa place n’était pas encore devenue froide. Une partie de ce que nous disons a été connue par les âyats, une autre par les hadiths. Il n’est pas vadjib (indispensable) de tout croire. Cependant depuis que les savants d’ahl-i sunna ont attiré l’attention sur toutes ces choses, ceux qui nient ces faits seront séparés d’ahl-i sunna. Et celui qui ne croit pas l’ayât ou le hadîth devient infidèle.

Il y a d’innombrables preuves que Hadrat Muhammed “aleihissalâm” est Sayyid-ul-anbiyâ. C’est à dire, le plus grand, le supérieur des Prophètes “aleihimussalawatu wattaslimat”. Citons-en quelques unes:

Au jour du Jugement Dernier tous les Prophètes s’abriteront à l’ombre de son drapeau. Allâhu ta’âlâ ordonna à chaque Prophète: [Si vous vivez au temps de Hadrat Muhammed (alehissalâm), qui est, entre toutes les créatures, mon bien-aimé, croyez en lui et aidez lui.] C’est bien ce que tous les prophètes ont ordonné à leurs disciples dans leurs dernières volontés.

Muhammed “aleihissalâm” est le dernier prophète (Khâtam-ul anbiyâ). Il n’y en aura pas d’autre après lui. Il a été créé avant tous les Prophètes. C’est à lui que la dignité de prophète a été accordée en premier. Avec lui s’achève l’état de prophète. Aucun Prophète ne viendra après lui. Vers la fin du monde, pendant le temps de Mahdî, Hadrat Î’sâ (Jésus) “aleihissalâm” descendra à Damas. Cependant, il répandra la religion de Muhammed aleihissalâm. Il sera de son ummat.

[Les aberrants “Kâdiyânî”, organisés par les Anglais en Inde en 1296 de l’Hégire de l’année Hijrî lunaire (en 1880), disent de laids mensonges pour Hadrat Î’sâ aleihissalâm (Jésus). Bien qu’ils prétendent qu’ils sont eux-mêmes des musulmans, ils détruisent l’Islâm de l’intérieur. Sur ceux-ci, il y a une sentence (fatwa) communiquant qu’ils n’étaient pas musulmans. Ceux-ci sont appelés aussi “Ahmadî”].

Hadrat Muhammed aleihissalâm est le plus grand des Prophètes et il représente la pitié d’Allâhu ta’âlâ pour toutes les créatures. Dix-huit mille univers profitent de son immense miséricorde. A l’unanimité des savants, il est le Prophète de tous les êtres humains et des génies le plupart dit qu’il était le prophète des anges, des plantes, des animaux et de toutes les substances. Tandis que d’autres prophètes ont été envoyés à des groupes déterminés de diverses régions déterminées. Raçoûl-i Akram “sallallahu aleihi wa sallam” est le Prophète du monde entier et de toutes les créatures vivantes et mortes. Allâhu ta’âlâ a appelé les autres Prophètes par leurs noms. En ce qui concerne Muhammed aleihissalâm, IL lui a montré sa faveur en l’appelant: “Ô mon Messager, Ô mon Prophète”. Un miracle analouge à chaque miracle accordé à chaque Prophète lui a été accordé. Allah lui a donné davantage de miracles qu’il n’en a accordé à aucun de Ses autres Prophètes. Il a été placé au sommet de tous les prophètes grâce aux bénédictions ci-après qu’il a reçues. La lune était séparée en deux parties quand il a fait un signe de son doigt béni. Les pierres qu’il prenait dans la paume de sa main mentionnaient le nom d’Allah. Les arbres le saluaient en appelant “Ô Raçoul-Allah”. Le tronçon de bois sec appelé “Hannâné”, sanglotait parce que Raçoûlullâh s’éloignait et le laissait seul. L’eau pure s’écoulait de ses doigts bénis. Dans l’autre monde lui seront données les degrés nommés “Makâm-i Mahmûd”, “Chafâ’at-i Kûbrâ” (très grande intercession), “le bassin du Kawsar”, “Wessîla” et “Fadîla”. Il eut l’honneur de voir la beauté d’Allah avant d’entrer au Paradis. Et il eut des privilèges sans limites et la prééminence dans le monde, comme par exemple d’avoir les plus hautes qualités morales, de posséder la science, la douceur, la patience, la reconnaissance, la droiture, la munificence, la bravoure, la modestie, la sagesse divine, de très belles manières, la miséricorde, la sollicitude. Personne sauf Allâhu ta’âlâ ne connaît le nombre des miracles qui lui furent accordés. Sa religion abrogea toutes les autres religions. Sa religion est la meilleure et supérieure à toutes les religions. Son peuple est plus grand que tous les autres peuples. L’awliyâ de son peuple est au dessus de l’awliyâ des autres peuples.

Parmi les awliyâ du peuple de Muhammed aleihissalâm, Hadrat Abu Bakr-ý Sýddîk a mérité d’être son premier calife. Il était plus digne du califat que les autres. Il est l’aimé des imams, des avliyâs. Après les Prophètes, il est le plus grand et le plus favorable de tous les gens passés ou à venir. Grâce à la bonté d’Allâhu ta’âlâ, il n’a pas adoré les idoles avant l’apparition de l’Islâm. Il a été protégé du mal de l’infidélité et de l’aberration [on peut comprendre maintenant le malheur, la pauvreté et l’ignorance et ceux qui disent que Raçoûlullâh adorait les idoles avant d’accéder à l’état de prophète (nubuvva)].

Après lui, les plus grand des êtres humains est le second calife, Fâruk-i a’zam, Omar bin Hattâb “radiallahu taâlâ anh” qu’Allâhu ta’âlâ choisit comme ami pour Son prophète bien-aimé.

Après lui, le plus grand des étres humains est le troisième calife de Raçoûlullâh, Osman bin Affân “radiallahu taâlâ anh”, trésor de faveurs et de bénédictions, de la foi et de la connaissance sprituelle.

Après lui, le plus favorable des êtres humains est le quatrième calife de Raçoûlullâh Ali bin Abû Tâlib “radiallahu taâlâ anh”, le lion d’Allâhu ta’âlâ, qui possède beaucoup d’étonnantes supériorités.

Hadrat Hasan devint calife après lui. Le califat de trente années sur lequel le hadîth a attiré l’attention s’achevait avec lui[Hasen bin Ali est décédé empoisonné en 49 de l’Hégire [en 669] à Médine.]. Après lui, l’être humain le plus grand est Hadrat Huseyn bin Ali “radiallahu taâlâ anhum”, la lumière des yeux de Raçoûlullâh.

Voici ce que sont ces supériorités: faire davantage de bonnes actions, quitter leur pays pour l’amour de l’Islâm, devenir musulman avant les autres, se conformer eux-mêmes au maximum à Raçoûlullâh, se consacrer à son sunnat (mode de vie), lutter pour la propagation de sa religion, renforcer la religion islamique, s’opposer à l’incrédulité, à la discorde et à la corruption.

Bien que Hadrat Ali “radiallahu anh” devienne musulman avant tout le monde, il était encore enfant et il n’avait alors aucune richesse. Il était dans la maison de Raçoûlullâh, à son service. Cependant le fait qu’il devint un musulman n’entraîna pas les autres à croire, à en tirer la leçon, ni ne causa la déroute des infidèles, alors que la conversion des trois autres califes affermit l’Islâm. Hadrat Ali et ses enfants étaient les parents les plus proches de Raçoûlullâh et ils étaient de son sang sacré. Par conséquent, on peut dire qu’ils sont plus grands que Abu Bakr et hadrat Omar. Encore cette supériorité n’est-elle pas une supériorité sous tous les rapports. Elle ne les assure pas d’être plus en avant que ces grands hommes dans toutes les voies. C’est comme Hadrat Hýdýr qui enseigna quelques choses à Hadrat Moûçâ aleihissalâm. [Si la parenté de sang était une mesure pour la supériorité, Hadrat Abbas aurait été supérieur à Hadrat Ali. De plus, chez Abu Talib et Abu Leheb, les plus proches à l’égard du sang, il n’y a aucun signe d’honneur et de supériorité que les plus inférieurs des musulmans en ont.] C’est pour cela que Hadrat Fâtýma est plus supérieure que Hadrat Hadîdja et Hadrat Aicha “radiallahu anhunna’ parce qu’elle est proche du Prophète à l’égard du sang. Encore cette sorte de supériorité n’est-elle pas une supériorité à tous points de vue. Il n’y a pas accord des savants sur la plus grande des trois. D’après ce qu’on connait par les hadîths, ces trois plus, Hadrat Meryem (Hadrat Marie) et Hadrat Âsiyya, l’épouse du pharaon, sont les plus grandes de toutes les femmes au monde. Dans le hadîth, il est dit: “Fâtýma est supérieure à toutes les femmes du paradis et Hasan et Huseyn sont les plus grands jeunes du paradis.” C’est une supériorité d’un seul point de vue.

Après ceux-ci, les principaux compagnons (Ashâb-ý kirâm) sont de “Achara-i mubachchara”, c’est à dire des dix personnes placées sous la bénédiction du Paradis. Après eux, les plus grands musulmans sont trois cent treize Ashâb (Compagnons de Raçoûlullâh) qui ont participé à la guerre sainte de Bedr. Puis, les sept cent Ashâb qui ont participé à la guerre sainte de Uhud; suivent “Biât-ur-rýdwân”, c’est à dire les mille quatre cent Ashâbs qui se sont engagés envers Raçoûlullâh sous l’arbre.

Les compagnons de Raçoûl-i akram ont sacrifié leur vie et leur métier à la cause de Raçoûlullâh et l’ont aidé. Il est de notre devoir de mentionner leurs noms avec vénération et amour. Il n’est jamais admissible de prononcer des paroles ne convenant pas à leur grandeur. C’est une aberration et un grave péché de mentionner leurs noms irrespectueusement.

Quelqu’un qui aime Raçoûlullâh doit aimer tous ses compagnons. Car, dans un hadîth, il est dit: “Celui qui aime mes compagnons les aime parce qu’il m’aime. Celui qui ne les aime pas ne m’aime pas. Celui qui les blesse, me blesse et celui qui me blesse, blesse Allâhu ta’âlâ. Celui qui blesse Allâhu ta’âlâ, sera certainement torturé”. Dans un autre hadîth, il est dit: “Quand Allâhu ta’âlâ veut faire une faveur à quelqu’un de mon peuple (ummât), IL met en son coeur l’amour de mes compagnons. Il les aime tous tendrement.”

Pour cela, on ne peut pas penser que les compagnons de Raçoûlullâh combattaient l’un contre l’autre pour de mauvaises causes, pour obtenir la présidence ou pour satisfaire leurs désirs sensuels et passionnés. Penser cela ou les attaquer avec présomption en dehors de cette pensée est de l’hypocrisie et doit conduire à un désastre. Car, par suite de se trouver en présence de Raçoûlullâh, d’écouter ses précieuses paroles, le fanatisme (c’est à dire l’obstination, la jalousie) et le désir d’une situation et l’attachement aux choses de ce monde avaient été nettoyés de leurs coeurs. Ils étaient exempts d’ambition (de cupidité, de passion), de rancune et de mauvais caractère. Quelqu’un qui reste quelques jours avec l’un des avliyâ du peuple de ce si grand prophète obtient une part de ses très belles facultés et devient pur. Il se détache des ambitions terrestres. C’est comme pour les compagnons de Raçoûlullâh: Ils ont aimé Muhammad aleihissalâm plus que toute autre chose. Ils ont sacrifié pour lui leurs biens et leur vie. Pour lui, ils ont quitté leur pays. Ils aimaient sa compagnie qui était une nourriture pour l’esprit. Comment pourrait-on jamais croire qu’ils n’étaient pas exempts de mauvaises habitudes, qu’ils n’étaient pas eux-mêmes purs, qu’ils combattaient pour la charogne de ce monde provisioire? Ces grands hommes sont certainement plus purs que tout le monde. On ne peut pas simplement comparer les désaccords et les luttes entre eux à nos hommes malveillants ou dire qu’ils combattent pour satisfaire leurs désirs sensuels. Il n’est pas permis d’avoir de telles pensées sur Ashâb-ý kirâm. Pour celui qui dit cela, n’a-t-il jamais pensé qu’être hostile à Ashâb-ý kirâm, c’est être hostile à Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam) qui les a éduqués et instruits? Parler mal d’eux, c’est parler mal de Raçoûlullâh. C’est pourquoi les grands religieux disent: “Quiconque qui ne considère pas Ashâb-ý kirâm (Compagnons) comme grands et qui ne les respecte pas aura refusé de croire à Raçoûlullâh”. Les combats de “Chameau” et de Sýffîn” ne peuvent pas être motifs à les calomnier. Dans ces guerres, tous ceux qui se sont dressés contre Hadrat Ali n’étaient pas mauvais, au contraire, ils ont mérité d’être récompensés au jour du Jugement Dernier, en vue de certaines raisons religieuses. Dans le hadîth, il est dit. “Une récompense (thawâb) doit être donnée au mudjtehid qui fait faute et deux ou dix à celui qui se rend compte de ce qui est droit. Une des deux récompenses est pour l’Idjtihad. L’autre est pour la découverte de la vérité.” Les désaccords et les luttes entre ces grands hommes n’étaient pas issus de l’entêtement ou de l’hostilité. Ils avaient eu lieu à cause de l’Idjtihad. Ils étaient issus de leur désir d’exécuter les commandements de l’Islâm. Tous les compagnons de Muhammed aleihissalâm étaient des mudjtéhids. [Par exemple, dans un hadith cité à la 198. ième page du livre “Hadîkâ”, on communique qu’Amr Ibn Âs “radiallahu anh” était mudjtehid.]