CONTENU

FOI et ISLAM

Publications du Waqf Ikhlâs No: 2

  1-Foi et Islam

  2-Préface

  3-Introduction

  4-Foi et Islam

  5-Principes de L'Islam

  6-Fondements de la foi

  7-Lettre de Chréréfundin Munir

  8-Allahu Teala existe, Il est Unique

  9-Les Séléphites

10-Soyons "Bon", Faisons Toujours Du Bien!

11-Glossaire


FOI et ISLAM

Mavlânâ Khâlid-i Baghdâdî

traduit par
Feyzullah de Kamâh

Dixième édition

HAKÎKAT KÝTÂBEVÝ
Darüþþefaka Cad. No: 53 P.K.35
34083-Fatih/ÝSTANBUL-TURQUIE
http://www.hakikatkitabevi.com
e-mail: bilgi@hakikatkitabevi.com

Tel: 0.212.523 45 56 - 532 58 43
Fax: 523 36 93
1999

 

A’uzu billâhi minechlcheitânirradjîm
Bismillahirrahmanirrahim.

Rasûlullah “sallallahü aleihi wa sallam” a communiqué: “Celui qui vit mon sunna quand la dépravation s’étend parmi mon ummat aura la récompense de cents martyrs”. Les savants de l’une de quatre madhabs (écoles juridico-islamiques) sont appelés “savants Ahl-i sunna”. Le maître de ces derniers, c’est Imâm-ý a’zam (le grand Imam) Abû Hanifa. Ces savants ont écrits dans leurs livres ceux qu’ils ont appris par Ashab-ý kirâm (Compagnon de Rasûlullah), et les Compagnons ont communiqué ceux qu’ils ont entendus de Rasûlullah.

Aujourd’hui, les gens dans le monde se divisent en trois groupes:

1– Les infidèles: Ceux-ci disent qu’ils ne sont pas musulmans. Les Juifs et les Chrétiens sont de ce groupe.

2– Les Musulmans sunnites: Ceux-ci existent dans tous les pays et leur nombre augmente.

3– Les Hypocrites: Ceux-ci disent qu’ils sont musulmans, mais leur foi et leur rituelle ne semblent pas à Ahl-i sunna. Ils ne sont pas de vrais musulmans.

 

 

Tous les droits de traduction, de reproduction et d’impression de ce livre ne sont pas réservés. Tout le monde peut les faire à condition qu’on ne fasse pas de changement dans le contenu et qu’on utilise du papier de bonne qualité pour l’impression et qu’on fasse bien attention à la conception du texte et des lettres et au montage. Nous le remercions bien et prions à Allahü taâlâ pour qu’IL récompense son travail profitable.

________________

AVIS: Les missionnaires essayent de propager le Christianisme, les Juifs s’efforcent de propager les paroles corrompues de leur religieux et Hakikat Kitabevi fait la même chose pour propager l’Islâm et les franc-maçons pour anéantir les religions. Ceux qui sont raisonnables découvrent la vraie de celles-ci, aident à la propager et apportent ainsi du bonheur à tous les gens. Et cela serait le plus précieux et plus utile service à l’humanité.

Baský: Ýhlâs Matbaacýlýk Gazetecilik Yayýncýlýk
Sanayý’ Ticâret A.Þ. ÝSTANBUL Tel: 454 29 38

 

Bismi’llâhir’-rahmâni’r-rahîm

PREFACE

Nous commençons à écrire ce livre en prononçant le mot “Basmala”[Prononcer la formule sacrementelle: “Bismi’llâhi r’-rahmâni’r-rahîm”; Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux.].

Allahü taâlâ (le Tout-Puissant, le Très-Haut) a pitié de tous les êtres humains qui sont sur cette terre. IL crée toutes choses dont ils ont besoin et IL les remet à tous. IL communique et indique clairement le chemin qui mène à la félicité éternelle. Parmi ceux qui se sont égarés du droit chemin en se trompant par leurs désirs sensuels, de mauvais amis, des livres nuisibles ou par les radios. IL accorde la voie du salut à celui qu’IL choisit. IL les délivre de la calamité éternelle. Mais IL n’accorde pas ce bienfait à ceux qui sont cruels et agresseurs. IL les maintient dans le chemin de l’incrédulité qu’ils préfèrent. Dans l’au-delà, parmi ceux qu’IL voudra pardonner, leur accordera sa Grâce et les enverra au Paradis. C’est Lui Seul qui crée toutes les créatures vivantes, qui fait que tous les êtres continuent d’exister à tout moment et qui les protège de la peur et de l’horreur. C’est en nous plaçant sous la protection d’un nom aussi honorable que celui d’un Tel Allah, que nous commençons à écrire ce livre.

Hamd[Louange à Allâhu ta’âlâ; mentionner les faveurs, les dons venant par Lui. N.B.: â: il doit être prononcé un peu plus faible que le “u” d’arrière arrondi. Il équivaut à “ou”. Les explications de certains mots sont à la fin du livre. Consulter “Glossaire”!] à Allahü ta’âlâ. Paix et bénédiction sur son Prophète bien-aimé Muhammed (aleihissalâm). Que les prières favorables soient sur son pur Ahl al-Bait ainsi que sûr ses loyaux et fidèles compagnons (radî-Allâhu ’anhum).

Des milliers de précieux livres relatant les croyances de la religion Ýslamique, ses commandements et ses interdits ont été traduits en langues étrangères et propagés dans tous les pays. Par contre, des gens au raisonnement déficient, à la vue courte, ont continuellement attaqué les principes salutaires, bienfaisants et lumineux de I’Islam et ont tenté de les profaner et de les modifier et ainsi d’induire les musulmans en erreur.

On voit avec gratitude que, dans toutes les parties du monde, des savants en Islâm s’efforcent aujourd’hui aussi de propager et de défendre le droit chemin. On voit pourtant des propos et des articles imprompres. Ceux qui n’ont pas lu ou compris les ouvrages des savants Ahl as-Sunna, les ont tirés incorrectement du Qur’ân al-karîm et du Hadîth. Cependant ces telles paroles et ces tels articles s’effacent en face de la grande foi des Musulmans et ils n’ont aucune influence mais indiquent plutôt l’ignorance de leur auteur.

Si quelqu’un dit qu’il est un Musulman et s’il a été vu en faisant la prière en jama’at, on comprend qu’il est un Musulman. Mais plus tard, si on voit quelque chose inconvenante dans ses paroles, conduites ou ses phrases aux connaissances de croyance communiquées par les savants musulmans en religion, on lui explique que cela signifie l’infidélité [kufr] ou la déviation [dalâlat] en religion. On lui dit d’y renoncer et de s’en repentir. S’il n’y renonce pas et s’il défend inintelligemment ses idées corrompues, on comprend alors qu’il est un dévié ou un infidèle. Il ne pourra jamais s’échapper à cette calamité même s’il continue à faire les prières rituelles [namaz] et le pélerinage [haj] et s’il fait toutes sortes de prière et de bienfaisance. Il ne sera pas un Musulman à moins qu’il ne renonce à ce qui cause l’infidélité et qu’il ne s’en répente pas. Chaque Musulman doit apprendre bien ceux qui causent l’infidélité et se protéger d’être infidèle, renégât et il doit connaître bien les infidèles, les menteurs, hypocrites qui passent pour musulman et il doit se garder de leurs dommages.

Notre Prophète Hadrat Muhammed (Raçoûlullah sallallahu aleihi wa sallam) avait prédit que les fausses interprétations du Qur’ân al-karîm et des hadiths auraient eu lieu et qu’ainsi soixante-douze groupes déviés, hérétiques auraient été produits. Les livres intitulés “Barîka” et “Hadîka” ont cité ce hadith ci-dessus des livres “Bukhârî” et “Muslim”, et ils l’ont expliqué. On ne doit pas être trompé par des livres et des conférences des hommes de ces groupes hérétiques qui sont apparus en guise de grand savant en religion ou professeur en théologie et on doit être prudent pour ne pas tomber dans les pièges de ces voleurs de foi et de religion. En plus de ces ennemis insidieux, les communistes et les franc-maçons d’un côté, les missionaires chrétiens et les sionistes juifs de l’autre côté essayent de tromper les jeunes musulmans par de nouvelles méthodes. Ils s’éfforcent d’anéantir l’Islâm et la foi au moyen des articles du cinéma, du théatre et des émissions de radio et de télévision. Ils dépensent des millions de dollar dans ce but. Les savants islâmiques “rahima-humullahu taâlâ” leur avaient donné les réponses nécessaires et communiqué la religion d’Allah, la voie du bonheur et du salut.

Parmi ces réponses, nous avons choisi le livre intitulé “I’tikâdnâma” de Khâlid-i Baghdadî Othmanî, le grand savant de I’Islâm. Ce livre avait été traduit en turc par le défunt Hadjî Fayzullah de Kamah et il avait été intitulé “Faraîd’ul favaid” et reproduit en Egypte en 1312 de l’Hégire. Nous l’avons simplifié et publié sous le titre “Foi et Islâm”. Nous avons mis les explications et les commentaires faits ultérieurement dans des crochets [ ]. Gloire et Hamd à Allahu taâlâ qu’IL nous accorda la publication de ce livre. La version originale en persan de cette traduction existe dans la bibliothèque l’Université d’Istanbul sous le titre de “I’tikadnâma” au département “Ibnul Emin Mahmud Kemal Beg” au numéro F. 2639.

L’auteur du livre “Durrul Mukhtar” “rahima-hullahu taâlâ” communique comme le suivant à la fin du chapitre au sujet du mariage de l’infidèle: “Si une jeune fille musulmane dont l’acte de mariage a été accompli ne connaisse pas l’Islâm quand elle arrive à l’âge de puberté, son mariage ne sera pas valable. [C’est à dire, elle deviendra renégate.] Il faut lui dire et enseigner les attributs d’Allahu ta’âlâ. Et elle, elle doit les répéter en disant qu’elle leur a cru”. Ibni Abidîn explique cela comme le suivant: “La fille est musulmane à son enfance en imitant ses parents. Mais, quand elle arrive à l’âge de puberté son appartenance à la religion de ses parents ne continue pas. Si elle y arrive sans connaître l’Islâm, elle devient renégate. Sa situation musulmane durera à condition d’apprendre et de croire à ces six choses à croire et de croire qu’il faut suivre toutes les principes de l’Islâm. De même, cette situation ne durera pas sans en croire même si elle prononce le mot “Tawhid”, c’est à dire, “Lâ ilâha illallah, Muhammadun raçoûlullah”. Il faut qu’elle apprenne les six principes déclarés dans la soura “Amentu billahi...” et qu’elle ait la foi en ceux-ci et qu’elle dise qu’elle affirme les commandements et les interdictions d’Allahu taâlâ”. On comprend de ce commentaire d’Ibnî Abidîn que si un infidèle prononce le mot tavhid (Lâ ilâha illallah Muhammedun raçoûlullâh) et s’il croit brièvement au sens de ce mot, il sera un Musulman. Mais, comme tous les autres musulmans, lui aussi, il doit apprendre dans la mesure de possible les six principes de la foi, c’est à dire, il doit apprendre par coeur “Amentu billâhi wa malâikatihi wa kutubihî wa Raçoulihî wal yavmil-âkhîri wa bil kadari khayrihi wa charrihi minallâhi taâlâ wal-bâ’suba’ dalmavti hakkun achadu an lâilaha illallah wa achadu anna muhammaden abduhu wa raçouluhu” et il doit apprendre bien son sens. Et si un enfant musulman n’apprend pas ces six principes et ne dit pas qu’il a cru en ceux-ci, il deviendra un renégat quand il arrive à l’âge de puberté. Il y a des connaissances et explications détaillées sur ces six principes dans ce livre. Chaque musulman doit lire ce livre avec attention et travailler pour que ses enfants, ses proches-parents et ses amis le lisent aussi.

Quand on a expliqué les sens des ayâts dans notre livre, on a écrit qu’ “on avait dit littéralement”. “Littéralement” signifie ici l’explication faite et communiquée par les savants d’interprétation (tafsîr) du Coran. Car, c’est seulement Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) qui a conçu les sens des ayâts et qui les a communiqués à son Ashab (compagnons). Les savants d’interprétation ont séléctionné ces hadith-i charifs de ceux qui ont été produits par les hypocrites, les hérétiques et par les renégats et ils ont expliqué eux-mêmes les ayâts sur lesquels ils n’avaient pas pu trouver des hadiths, en suivant les règles de la science d’interprétation. Les compréhensions des ignorants de religion qui connaissent l’arabe, mais qui ignorent la science d’interprétation ne sont pas d’“interprétation du Coran”. C’est pourquoi, il est déclaré dans le Qur’an al karîm que “celui qui interprète le Qur’ân al karîm d’après sa propre compréhension deviendrait infidèle”.

Puisse Allâhu ta’âlâ nous maintenir tous dans la voie tracée par les savants ahl-i sunna. Puisse-t-Il nous protéger contre la croyance dans les faux-semblants, dans les mensonges insidieux des ennemis de l’Islâm, des égarés et des athées portant des noms comme Le Grand Savant Islamique, l’homme éclairé de la Religion! Amin.

 

           Mîlâdî                   Hidjrî lunaire                         Hidjrî solaire
            1999                           1419                                        1377

 

INTRODUCTION

Avant de commencer son livre, Mavlâna Khalid-i Baghdâdî (kaddesallahu taâlâ sirrahul’azîz) a voulu le rehausser et l’enrichir avec la dix-septième lettre de troisième volume du livre “Maktûbât” de Hadrat Imâm-ý Rabbânî Ahmad Fârûkû Serhendî (rahmatullahi aleih). Imâm-ý Rabbânî (kuddise sirruh) [Imâm-ý Rabbânî est décédé en 1034 de l’Hégire [en 1624].] dit comme le suivant dans sa lettre:

Je commence à écrire ma lettre en prononçant le mot basmala. Que grâces infinies soient à Allâhu ta’âlâ et que notre reconnaissance aille vers Lui qui nous a accordé des faveurs de toutes sortes et nous a honorés en faisant de nous des musulmans et en nous procurant le mérite d’être le peuple du plus éminent des êtres jamais créés, Muhammed aleihissalâm, ce qui est pour nous le plus grand des bienfaits.

Nous devrions réfléchir et comprendre que c’est Allahu ta’âlâ seul qui a accordé à chacun toute faveur. C’est Lui seul qui maintient chaque être en vie à tout moment. C’est Lui seul qui crée toutes choses. C’est Lui seul qui détermine tout ce qui arrive dans l’existence. Les plus hautes, les plus belles qualités, humaines sont Ses grâces et Ses faveurs. La vie, le savoir et la force, la parole et l’ouie, tout cela vient de Lui. C’est Lui qui, toujours, envoie d’innombrables grâces et faveurs. Il est Celui qui secourt les humains dans leurs malheurs et dans leurs détresses, reçoit leurs prières, dissipe leurs chagrins et soulage leurs maux. Lui seul produit la nourriture et nous la fait parvenir. Sa bienveillance est si généreuse qu’Il n’ôte pas la nourriture du pêheur. Si grand est Son rachat des péchés qu’Il n’humilie pas ceux qui n’obéissent pas devant Ses interdits, qu’Il ne les expose pas au mépris, ne déchire pas leur masque d’honnêteté. Il est si indulgent, si miséricordieux, qu’Il ne se hâte pas de punir ceux qui méritent punitions et supplices. Il répand Ses grâces et Ses faveurs à la fois sur ce qu’Il aime et sur ses ennemis. Sa générosité s’étend à tous. Et, le plus grand, le plus précieux de Ses bienfaits, c’est qu’Il montre le droit chemin, le chemin du bonheur et du salut. Il nous stimule sur le chemin du Paradis sans nous égarer. Et Il nous ordonne de nous conformer à son très noble Prophète bien-aimé (Muhammed aleihissalâm), pour que nous puissions atteindre tous ces bienfaits infinis, ces plaisirs sans bornes, inepuisables, et Son approbation et Son amour. Ainsi les bienfaits d’Allahu ta’âlâ ont-ils la clarté du soleil. Les faveurs qui nous proviennent des autres, viennent aussi de Lui. C’est encore Lui qui les utilise comme intermédiaires et leur donne le désir, le pouvoir et la force d’accorder des faveurs. C’est pourquoi Il est toujours, Celui qui accorde tous les bienfaits qui sont accordés de toute part et par tout le monde. Attendre des faveurs de tout autre que de Lui, c’est comme espérer obtenir quelque chose en prêt de la main d’un dépositaire ou demander l’aumône à un pauvre. L’ignorant, comme l’homme instruit, le sot, comme l’homme intelligent et fin, sait que ce que nous disons ici est juste et vrai, ces paroles sont pour tous des connaissances claires. Il n’est même pas nécessaire d’y réfléchir.

Celui qui accorde des faveurs est remercié. Il mérite le respect. C’est donc un devoir humain pour chacun de remercier, autant qu’il le peut, Allâhu ta’âlâ qui nous a gratifiés de ces faveurs. C’est une dette, un devoir que la sagesse commande. Mais ce n’est pas une tâche facile, pour des hommes créés de rien, que de s’acquitter de ces remerciements qui sont une dette envers Allah. C’est qu’ils sont faibles, pauvres, emplis d’imperfection et de défauts. Quant à Allâhu ta’âlâ, Il est toujours, Il existe de toute éternité. Il n’a aucune imperfection. Chaque forme de supériorité Lui appartient en propre. Les hommes n’ont, de quelque façon que peuvent-ils, aucune association, aucune similitude avec Allâhu ta’âlâ. Ceux qui sont tellement inférieurs peuvent-ils remercier le grand Allah d’une façon convenant à Sa dignité? Il y a tant de choses qui, pour les hommes, sont belles et précieuses. Mais Allâhu ta’âlâ les considère comme mauvaises et Il les désapprouve. Des choses que nous considérons comme remerciements peuvent être sans valeur. C’est pourquoi les hommes, avec leurs propres idées, imparfaites et à courte vue ne peuvent pas découvrir les marques de mereciement et de vénération dues à Allâhu ta’âlâ. Si les voies du remerciement et du respect dues à Allâhu ta’âlâ ne sont pas montrées par Allah Lui-même, ce que l’on croit éloge peut être indignation.

Ainsi la gratitude que l’on doit avoir envers Allâhu ta’âlâ, le respect qu’il faut lui témoigner, avec son coeur, sa parole et son corps, ont été révélé par Allah et transmis par son Prophète bien-aimé “sallallahu ta’âlâ aleihi wa sallam”. Les devoirs humains qu’Allâhu ta’âlâ a communiqués et ordonnés sont appelés l’ “Islâm”. La voie du remerciement dû à Allâhu ta’âlâ c’est de suivre le chemin transmis par son Prophète “sallallahu ta’âlâ aleihi wa sallam”. Allâhu ta’âlâ n’accepte, ni n’aime aucun remerciement, aucun culte contraire ou extrinsèque à ce chemin, parce que nombreuses sont les choses que les hommes croient bonnes et belles mais que l’Islâm n’aime pas et dit laides.

Cela signifie que pour remercier Allâhu ta’âlâ les gens doués de raisons devraient se conformer eux-mêmes à Raçoûlullah. Son chemin est appelé “Islâm”. Celui qui suit la voie de Muhammed aleihissalâm est appelé “Musulman”. Remercier Allah, c’est à dire suivre Raçoûlullah est appelé “ibadat” (prières). Les connaissances islâmiques se composent de deux parties: Ce sont les connaissances religieuses et les connaissances scientifiques. Et les connaissances religieuses se divisent en deux parties. Ce sont:

1– Les faits qu’il faut de tout coeur croire, (Usûl-i din) ou “les connaissances de foi”.

2– Ýbâdat (le culte) que l’on doit rendre avec le coeur et et le corps. Cela est appelé “Furû-i din”, ou “les règles de I’Islâm” ou “les connaissances de Sharî’at”.

[La foi que nous enseigne la religion islamique est la foi écrite dans les livres des savants ahl-i sunnat. Celui qui ne croit même pas à une des connaissances de foi ou de shari’ât communiquées par les savants Ahl-i sunnat, à un ayât ou à un hadith devient “infidèle” (kâfir). S’il cache son incroyance, il est appelé “Hypocrite” (Munafýk). S’il essaie de tromper les musulmans en cachant son incroyance de même qu’en se présentant comme musulman, il est appelé “renégat” (Zýndýk). S’il interprète d’une manière fausse les ayâts précis à cause de son ignorance, c’est à dire, s’il leur donne du sens faux et s’il croit incorrectement, il deviendra toujours infidèle. Il est appelé “Mulhid”. S’il interprète d’une manière erronée les ayâts dont les sens ne sont pas clairs et s’il leur croit inexactement, il ne devindra pas infidèle. Mais, il ira à l’Enfer si bien qu’il est dévié de la voie droite d’Ahl-i sunnat et à cause de sa croyance déviée. Encore ne resterat-il pas éternellement dans l’Enfer par suite de leur croyance erronée. Il en ressortira et ira au Paradis. On les appelle Hommes d’innovation ou Groupes déviés. Il y a soixante douze sortes de groupes déviés. Aucun de leurs actes de déviation n’est pas acceptable. Les musulmans qui ont la vraie foi sont appelés “Ahl-i sunnat wa djamâ’at” ou “Sunnî”. Les sunnîs se sont séparés en quatre madhabs (écoles juridiques sur le culte) sur l’ibadat. Ceux qui suivent ces quatre madhabs savent qu’ils sont tous d’ahl-i sunna et ils aiment les uns les autres. Quelqu’un qui ne suit pas l’une de ces quatre madhabs, ne pourra pas être d’Ahl-i sunna, et quelqu’un qui n’est pas d’Ahl-i sunna sera infidèle ou dévié. Et il est écrit avec les documents dans les lettres, surtout dans la 286 ième lettre de la première volume du livre Maktubat d’Imâm-ý Rabbânî et dans le chapitre “Zabayýh” du commentaire Tahtavî du livre “Durrul-mukhtar” et dans le livre “Al-bassâir li-munkiri-t-tavassul-i bi-ahl-il makâbir” que celui qui n’est pas d’ahl-i Sunna serait un infidèle ou dévié. Ces deux livres sont écrits en arabe. Le deuxième a été écrit et reproduit en Inde et il a été reproduit en offset à Istanbul en 1395 de l’Hégire (1975).

Quand ceux qui font la prière en suivant l’une de quatre madhabs font quelque erreur dans leur prière ou s’ils commettent des péchés, Allâhu ta’âlâ leur pardonne s’Il le désire. IL les suppliciera s’IL le veut. Cependant, plus tard, Il les délivrera du supplice. Ceux qui ne croient pas ne serait-ce qu’une seule des vérités reconnues comme certaines en religion, seront soumis au supplice éternel en Enfer. On les appelle Kâfir (infidèles).

Il y a deux groupes d’infidèles: ceux avec livres sacrés et ceux sans livres sacrés. Si un musulman abandonne sa religion, on l’appelle Renégat. Ibni Âbidîn (rahima-hullahu ta’âlâ) écrit comme le suivant dans son livre au sujet du mariage de l’infidèle: “Renégats, athées, zýndýques (paiens), idolâtres, anciens philisophes grecs, tous ceux d’un des soixante douze groupes que par extrémisme sont devenus infidèles, les gens appelés Berehmens, Bouddhistes, Batinîs et Druzes, sont tous infidèles sans livres sacrés. Aujourd’hui, les communistes, les franc-maçons sont aussi des infidèles sans livres sacrés. Les chrétiens et les juifs qui croient aux livres célestes mais altérés plus tard, la Torah et l’Evangile, sont des infidèles avec livres sacrés.

Si un infidèle, avec livré sacré ou sans livre sacré, embrasse l’Islâm, échappera à aller en Enfer et il sera un musulman sans péché et pur. Mais, il faut qu’il soit un musulman “Sunnî”. D’être un musulman sunnî signifie lire, apprendre le livre de l’un des savants Ahl-i sunna (rahima-humullahi ta’âlâ) et adapter sa foi, ses paroles, ses affaires, sa conduite à ceux qu’il a appris. Dans le monde, les actions et les paroles d’une personne, faites et dites volontairement, montrent si elle est, ou n’est pas, musulmane. Et les dernières expirations de l’homme prouvent s’il est allé avec la foi à l’autre monde. Si un musulman, homme ou femme, qui a de grands péchés se repent, ses péchés seront pardonnés. Il sera pur.

 

FOI ET ISLÂM

Dans ce livre “ÝTÝKADNÂMA”, on expliquera un hadith (la parole de notre Prophète Muhammed aleihissalâm) révélant la foi et l’Islâm. J’espère que cette parole bénie renforcera la foi des musulmans et qu’ils atteindront ainsi au salut et au bonheur. Et j’espère encore que cela aidera à sauver Khâlid (kuddisa sirruh) dont les péchés sont nombreux:

C’est ainsi qu’est faite ma foi en Allah, Allah qui abonde en faveurs et en grâces et qui prend pitié de Ses serviteurs. Puisse-t-Il pardonner ce pauvre Khâlid de si modeste origine et au coeur si noir, ses paroles impropres et puisse-t-Il accepter nos imparfaites prières. Puisse-t-Il nous protéger du fourbe satan et [et des paroles et des écritures erronées des ennemis de l’Islâm] nous rendre heureux. Le plus miséricordieux des miséricordieux, le plus généreux des généreux, c’est Lui seul.

Les savants en Islâm disent que chaque musulman sain, homme ou femme, qui a atteint l’âge de la puberté, doit connaitre les attributs d’Allâhu ta’âlâ nommés as-Sifât adh-Dhâtiyya et as-Sifât ath-Thubûtiyya. C’est la première obligation pour tous. L’ignorance n’est pas une excuse, elle est un péché. Khâlid-i Baghdâdî, le fils d’Ahmed n’écrivit pas ce livre pour faire preuve de supéorité sur les autres, ou de son savoir, ni pour acquérir la renommée, mais pour laisser à la postérité un témoignage, pour rendre un service postuhme. Puisse Allah aider Khâlid[Khâlid-i Baghdâdi est décédé en 1242 d l’Hégire [en 1826].] de Sa puissance et par l’âme bénie de Son Prophète. Amîn.

Les attributs d’Allah nommés As-Sifât adh-Dhâtiyya sont six: al-Wujûd, l’Existence; al-Quidam, Son Existence n’a point de début; al-Baqâ, Son Existence est infinie; al-Wahdâniyya, Il n’a point de commun ni de semblable; Mukhâlafatu li’l-hawâidith, Il ne ressemble en aucune chose à la création; al-Qiyâmu bi nafsihi, Son Existence n’a besoin de rien pour continuer à exister, Il existe de soi-même. Ces attributs sont propres à Lui. Les choses créées ne les possèdent pas. Ces attributs n’ont aucune relation avec les choses créées, non plus. Certains savants ont dit que As-Sifât adh-Dhâtiyya est cinq en comptant al-Wahdâniyya et Mukhâlafatu l’il-hawâdith comme un seul attribut.

Tout ce qui n’est pas Allah est appelé “Mâ-sivâ” ou “Âlam” [Création, Univers.]. Maintenant, on l’appelle “Nature”. Tous les univers étaient non-existants. Allâhu ta’âlâ les a tous créés. Ils ont éte créés ultérieurement. Ils sont tous mumkin et hadith. C’est à dire qu’ils peuvent accéder à l’existence alors qu’Ils n’existent pas et qu’ils ont accédé à l’existence alors qu’ils n’existaient pas. La parole de notre Prophète: “Allâhu ta’âlâ existait alors que rien n’existait” prouve que c’est la vérité.

Une seconde preuve que tout l’univers et toutes les créatures furent créés ultérieurement, c’est que les créatures sont instables et toujours changeantes. Alors que ce qui est éternel ne change jamais. C’est ainsi qu’est Allah, Sa personne et Ses attribus, ils ne changent jamais. [Alors que dans l’univers, dans les faits physiques, il y a des changements de qualité dans les substances. Pendant les réactions chimiques, l’essence et la structure des substances changent. Aujourd’hui, pendant les mutations atomiques et les réactions nucléaires qui viennent d’être découvertes, la substance cesse d’être. Elle se transforme en énergie.] De telles modifications dans les choses créées et leur cessation d’être montrent qu’elles sont un fait récent. Elles ne peuvent pas arriver de l’éternité. Elles doivent avoir un début et arriver des matières premières, des éléments créés du néant.

Une autre preuve que ces créatures peuvent être créées à partir de rien, c’est qu’elles sont un phénomène récent, c’est à dire qu’elles ont été créées à partir de rien.

[Vudjoud signifie Etre. Il y a trois sortes d’être. Le premier est Vadjibul-vudjoud. C’est l’être essentiel. Il est toujours et ne cesse jamais d’être, ni dans le passé, ni dans l’éternel futur. Seul Allâhu ta’âlâ est Vadjibul-vudjoud.

Le second est: “Mumtani’ul Vudjoud”. C’est à dire ce qui ne peut pas exister, ce qui ne saurait jamais exister. Tel est “Chérik-i bârî” (le partenaire d’Allah). Un autre dieu, associé à Allâhu ta’âlâ ou son égal ne peut pas exister.

Le troisième est: “Munkun-ul-Vudjoud” ce qui peut être ou ne pas être, tels sont les univers et toutes les créatures sans exception. Le contraire du mot Vudjoud est Adem. Adem désigne le non-être. Toutes les créatures étaient dans le non-être avant d’exister. En d’autres termes, elles n’étaient pas.]

Il y a deux êtres: le premier est l’être non essentiel (créé) (Mumkin) et le second l’être essentiel (Wâdjib). Si le seul être “l’être essentiel” n’existait pas, rien n’existerait, car l’être qui est créé ne pourrait pas naître à l’existence et se maintenir dans l’existence, la vie par lui-même. [Parce que d’être, exister est un changement, un événement. Selon notre connaissance physique, pour qu’il y ait un événement, fait dans chaque corps, il faut qu’une force fasse une influence externe et que la source de cette force ait existée avant ce corps.] Si quelque puissance ne la faisait pas exister, il resterait toujours en état de non-existence. Il ne serait pas capable de parvenir à l’existence. Puisqu’il ne peut pas se créer lui-même, il ne peut plus créer les autres êtres. Ce qui a créé la créature ne peut être que l’Etre essentiel “Wâdjib-ul-vudjoud”. Les êtres qui sont créés “Munkin-ul-vudjoud” existent, c’est à dire, dire qu’ils sont. Leur existence montre qu’un créateur qui les a sortis du néant existe. On a vu que le seul créateur des êtres créés, qui ne soit pas lui-même créé ou de récente occurrence, est l’Unique Vadjib-ul-vudjoud. Il est éternel, c’est à dire il a toujours été. Vadjib-ul-vudjoud signifie que son existence ne vient pas d’ailleurs mais de lui-même. Il existe toujours par lui-même. Il n’a pas été créé par un autre. Sinon, c’est qu’il est créé et de récente occurence et il a dû être créé par un autre. C’est une conclusion qui contredit la raison. En persan Khudâ signifie le seul qui soit né et existe par lui-même, c’est à dire éternel. (Hudâ est l’un des noms d’Allâhu ta’âlâ.) [A la fin du livre, il y a des renseignements plus détaillés sur ce sujet. Lisez-y s’il vous plaît.]

Nous voyons que les univers sont dans un ordre étonnant. La science découvre chaque année les nouvelles lois de cet ordre. Lui, qui crée les univers, il doit être Hay (vivant), Âlim (omniscient), Quâdýr (tout puissant), Murid (décision et volonté), Semi (capable d’entendre tout), Basîr (capable de voir tout), Mutakallim (capable de dire) et Khâlýq (créateur). Mourir, être ignorant, être sans pouvoir, être en sujétion, être sourd, aveugle et muet, tout cela est imperfection et on doit en avoir honte. Il est impossible qu’il y ait en Lui des attributs aussi imparfaits, Lui qui a créé cet univers, ces êtres vivants tels qu’ils sont et qui les protège de la destruction.

[Tout ce qui existe, de l’atome aux étoiles, a été créé avec un certain dessein et selon une certaine loi. L’ordre, dans les lois qui ont été découvertes, dans les relations en physique, en chimie, en biologie et en astronomie, déroute l’esprit humain. Darwin lui même a été obligé de dire “quand je pense à la structure de l’oeil, à la finesse de sa conception, j’ai l’impression d’être fou.” Est-il possible qu’Il puisse être imparfait. Lui qui a créé toutes les lois, les calculs et formules complexes que l’on enseigne en science].

D’ailleurs, nous pouvons voir les signes de perfection déjà cités chez les êtres vivants. Il les a créés chez Ses créatures. S’ils n’étaient pas chez son propre Etre, comment aurait-Il pu les créer chez Ses créatures.

Nous répétons que c’est en Lui qui a tout créé que sont toutes les marques de perfection et de supériorité et que ne se trouve en Lui aucune marque de déficience, car celui qui est de négligence et d’imperfection ne peut pas être Khuda ou créateur.

Si nous mettons à part toutes ces évidences que la raison nous prouve, les ayâts et les hadiths nous révèlent qu’Allah possède les attributs de la perfection. Pour cela il n’est pas admissible d’en douter. La doute est la cause de l’incroyance. Tous les éléments de la perfection sont en Allâhu ta’âlâ. Il n’y a jamais ni défaut, ni désordre dans Sa personne, Ses attributs et Ses actes. On appelle “Sýfât-ý Thubûtiyya” les huit attributs de perfection cités ci-dessus. C’est à dire Allâhu ta’âlâ a huit sýfât-ý thubûtiyya. Allâhu ta’âlâ a tous les attributs de perfection. Il n’y a aucune faute, complexe et aucun changement en Sa personne, ni dans ses attributs ni dans ses affaires.

 

PRINCIPES DE L’ISLAM

Avec l’aide d’Allâhu ta’âlâ et la force qu’Il nous donne, Lui qui protège toutes les créatures dans leur existence, et qui ne dort jamais un seul moment et qui prodigue toutes les faveurs et les dons, nous allons maintenant commencer à expliquer la sainte parole de Notre Prophète “sallallahu aleihi wa sallam”.

Le saint et grand Hadrat Omar-Ibn-ul Hattab, le valeureux chef des musulmans, l’un des supérieurs d’Ashâb-ý Kirâm, connu de dire toujours la vérité, dit:

“C’était un jour où un petit nombre d’Ashabs (compagnons) était en présence de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) et prêts à le servir”. C”était un jour saint, précieux, comme il est difficile d’en rencontrer. Ce jour-là, il m’échut d’être honoré de le vivre en compagnie de Raçoûlullah près de lui, et de voir son beau visage, ce qui nous est une nourriture spirituelle et qui donne à nos âmes la joie et le réconfort. “Et pour souligner le prix et l’honneur de ce jour, il ajoute: “Si grand était ce jour” Peut-il y avoir un autre jour aussi glorieux et précieux qu’un jour où il vous échoit de voir l’archange Gabriel aleihissalâm, sous forme humain, d’entendre sa voix, d’en recevoir la connaissance que les hommes réclament, tout ceci aussi parfaitement et clairement qu’il est possible, par la sainte bouche du Prophète?

“A cette heure, un homme vint près de nous, pareil à la lune montante. Ses vêtements étaient extremement blancs, sa chevelure très noire. On ne voyait pas sur lui de traces du voyage, telles que poussières et transpiration. Aucun de nous, les compagnons de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) ne le connaissait, je veux dire qu’il n’était pas un de ces hommes que nous avions vus et connus auparavant, Il s’assit en présence de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam). Il mit ses genoux tout contre ceux de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam);” Celui-ci était un ange appelé Gabriel. Quoique cette posture de Gabriel aleihissalâm semble être incompatible avec la bienséance, elle nous montre une chose très importante. C’est que, pour étudier la religion, il ne faut pas avoir honte et ce n’est pas l’orgueil ou l’arrogance que convient au professeur. Hadrat Gabriel montre aux compagnons de Raçoûlullah (Ashâb) que tout le monde doit pouvoir librement et sans avoir honte, demander à ses professeurs ce qu’il dèsire apprendre sur la religion. Il ne peut y avoir de timidité en apprenant la religion ni de gêne en payant, en enseignant et apprenant le droit d’Allâhu ta’âlâ.

“Cette grande personne mit mains sur les genoux de Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam). Il lui demanda: “O Raçoûlullah! Explique-moi l’Islâm et ce que signifie musulman.”

Le sens lexical de l’Islâm, c’est: “Se plier et se soumettre, la soumission”. Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) a expliqué que le mot Islâm était le nom de cinq prescriptions fondamentales dans la religion, et il a ajouté:

1– Raçoûlullah (sallallahu aleihi wa sallam) dit que le premier des cinq principes de l’Islâm est de dire: Achhadu an lâ ilâha illallah wa achhadu anna Mouhammedèn abduhû wa rasûluhû”. Cela signifie qu’une personne saine qui a atteint de la puberté doit dire: “Sur terre ou au ciel il n’est pas d’autre que Lui qui soit digne d’être adoré. Allah est le seul vrai Dieu.” Il est l’être essentiel. Toute supériorité est en Lui. Il n’a aucun défaut. Son nom est Allah. Chacun doit croire à cette certitude de tout son coeur et l’affirmer par la parole. Et de plus, ce haut personnage, au visage rose vif, blanc et rouge, aux sourcils et aux yeux noirs, au front haut, au caractère égal, dont jamais le corps ne fait de l’ombre sur la terre et dont les paroles sont si douces, que l’on appelle Arabe parce qu’il est né à Mecque, en Arabie et enterré à Médine, descendant des Hachimîtes, “nommé Muhammed, fils d’Abdullah, est créature d’Allah, il est Son messager, il est Son Prophète”. Il est le fils de Hadrat Âmina, fille de Wahab. Il naquît à la Mecque [à l’aube de Lundi du 20 Avril en 571]. Quand il fut âgé de quarante ans, à la Mecque, il apprit qu’il était le Prophète. Cette année-là est appelée “l’année Bi’sset”. C’est alors que, pendant treize ans, il appela les habitants de la Mecque à la religion islâmique. Puis il émigra à Médine sur l’ordre d’Allahu ta’âlâ et il répandit l’Islâm partout. Dix ans après, il mourut à Médine en juin 632, le 12 Lundi du mois Rabî’ul avval. [D’après les historiens, quand Raçoûlullah était en train d’immigrer de la Mecque à Médine il entra dans la grotte qui se trouvait à la montagne Sevr vers le soir de 27 jeudi du mois de Safer de l’année 622. Il sortit de la grotte le lundi soir et il mit pied au quartier périphérique appelé Kubâ de la ville de Médine le 7 Septembre du calendrier romain et le 20 Septembre du clandrier européen et le huit Rabî’ul-avval, lundi. Ce jour heureux fut le premier jour de l’année “Hidjrî solaire” des musulmans. L’année hidjrî solaire des chiites commence six mois avant de cette date, c’est à dire, au jour Navruz des zoroastriens, c’est à dire, le 20 Mars. Et le jeudi où le jour et la nuit deviennent égaux, il resta à Kubâ et il partit le vendredi. Le même jour, il arriva à Médine. Le commencement du mois Muharram de cette année-là fut accepté le premier jour de l’année “Hidjrî lunaire”. Le commencement de cette année lunaire était le seize juillet, vendredi. L’année hidjrî solaire où le premier jour d’une année chrétienne tombe, est minus de 622 de cette nouvelle année - là. L’année chrétienne où tombe le commencement d’une année hidjrî solaire est plus de 621 de cette nouvelle année solaire.]

2– La seconde prescription de l’Islâm, c’est “faire la prière rituelle quand l’heure est arrivée”, cinq fois par jour. Il est fard pour chaque musulman de faire les prières de salât à l’heure cinq fois par jour et de savoir qu’il les accomplisse à l’heure.. Il serait un grand péché de les faire avant l’arrivée de leur temps en suivant les horaires des calendriers inexacts préparés par des ignorants et des hérétiques sans madhab, et de plus, ces prières ne seront pas véridiques. Ces calendriers causent l’accomplissement des prières au temps de Karâhat. Les prières rituelles doivent être faites en observant avec attention les règles obligatoires et “sunnats” en se soumettant du fond de son coeur à Allahu ta’âlâ, et avant que l’heure prévue ne soit dépassée. Dans le Qur’ân al-karîm, les prières, pour les anges: demander le pardon d’Allahu ta’âlâ et, pour Allahu ta’âlâ: avoir pitié et miséricorde. En Islâm, salât signifie faire certains actes et réciter certaines paroles que nous enseignent les livres nous apprenant les éléments de la religion. Salât débute par le commencement Tekbîr-i iftitâh, c’est à dire, pour les hommes, lever les mains jusqu’aux oreilles, puis les mettre sous le nombril en disant Allahu Akbar. Il se termine par une salutation en tournant la tête vers les épaules droite et gauche après la dernière posture assise.

3– La troisième prescription de l’Islâm, c’est “donner le zakât des biens”. Le sens lexical de Zakât, c’est la propreté, glorifier, devenir beau et bon. En Islâm, zakât signifie, pour quelqu’un dont les biens atteignent la richesse, répartir un montant d’un sur cinq de ses possessions entre les musulmans nommés dans le Qur’ân al-karîm sans leur en faire honte. Le zakât est donné à sept sortes de gens. Il y a quatre espèces de zakât d’après quatre madhhabs aussi. Le zakât d’or et d’argent, le zakât des animaux domestiques (moutons, chèvres et bovins) qui pâturent dans les champs plus da la moitié de l’année, et le zakât des produits à agricoles de première nécessité. Cette quatrième sorte de zakât est appelée “Uchur”. Uchur, c’est en donner immédiatement après la récolte de la moisson. Les trois autres zakât consistent à donner un an après être parvenu à la richesse.

4– La quatrième des cinq prescriptions de l’Islâm, c’est de “jeûner chaque jour pendant le mois de Ramadân”. Jeûner, c’est appelé “Sawm”. Sawm signifie “protéger quelque chose de quelque chose d’autre”. En Islâm, sawm signifie se protéger soi-même, pendant le mois ramadân, de trois choses; manger, boire et avoir des rapports sexuels. Le mois de Ramadân commence par voir la [nouvelle] lune au ciel. Il ne commence pas par le compte fait auparavant.

5– La cinquième prescription de l’Islâm, c’est “pour celui qui en a la possibilité, de faire le pélerinage une fois dans la vie”. La route doit être sûre et le corps en bonne santé. C’est, pour qui a assez d’argent pour faire l’aller et le retour à la Mecque et, en plus, un revenu suffisant pour subvenir aux besoins de la famille qu’il laisse derrière lui, jusqu’à son retour, un devoir obligatoire d’aller à la Kaaba, de la visiter, de s’arrêter à l’Arafât et de suivre les préceptes.

Cet homme, en entendant les réponses de Raçoûlullah, dit: “Ô Raçoûlullah, ce que tu dis c’est la vérité”. Nous qui écoutions, étions étonnés de ces paroles. Hadrat Omar dit que ceux des compagnons du Prophète qui étaient là étaient étonnés de sa manière d’être. Il pose la question et il confirme que la réponse est juste. Poser une question signifie qu’on ne connaît pas la réponse. Et dire “vous dites la vérité” veut dire qu’on connaît cette réponse.

La principale de cinq prescriptions citées ci-dessus, c’est de réciter “Kalima-i chadâda” profession de foi musulmane et d’en croire au sens. Puis, en second, c’est de faire le “namaz” (la prière rituelle, Salât). Ensuite jeûner, faire le pélérinage, donner le zakât se placent par degré d’importance consécutive. Le “Kalima-i chadâda” est la principale prescription, cela ressort clairement par l’accord des savants à ce sujet. Quant au degré d’importance des quatre autres prescriptions, la plupart des savants sont de l’avis que nous avons exposé plus haut. Le “Kalima-i chahâda” est devenu le premier devoir obligatoire dès le début de l’Islâm. Dire ses prières cinq fois par jour est devenu un précepte religieux la douzième année de bi’sset et une année avant l’Hégire (l’émigration), la nuit du “miradj”. Le jeûne du Ramadân devint un précepte religieux à la 2 ème année de l’Hégire, au mois de Cha’ban, donner le zakât est devenu obligatoire dans la même année que le Ramadân, au mois de Ramadân et le pélerinage dans la 9 ième année de l’Hégire. Ainsi, par ordre d’importance, le zakât est la dernière prescription alors que par ordre de date, c’est le pélerinage qui est le dernier.

Si quelqu’un nie, ne croit pas, refuse ou tourne en ridicule l’une des cinq prescriptions de l’Islâm, ou s’il ne les respecte pas, il devient un infidèle. De même celui qui ne croit pas à ce qui est unanimement connu comme halâl (permis) ou haram (défendu), ou celui qui appelle “permis” ce qui est “défendu” et “défendu” ce qui est permis, celui-là devient un infidèle. Si quelqu’un nie un seul des cinq faits que la religion reconnait comme infaillibles, comme un fait que même un ignorant connaît, il devient un infidèle.

[par exemple, manger du porc, boire des boissons alcolisées, jouer les jeux d’argent, sortir, les femmes et les jeunes filles, sans se couvrir la tête, les bras et les jambes, et, les hommes, sans se couvrir les genoux et au-dessus, tout cela est harâm (défendu). C’est à dire qu’Allâhu ta’âlâ l’a défendu. Les quatre madhabs qui ont communiqué les commandements et les interdictions d’Allâhu ta’âlâ, ont défini différemment la limite des membres du corps, interdits de regarder et de montrer aux autres. Les musulmans doivent se couvrir toutes ces parties du corps, limitées, par la madhab qu’ils suivent. Il est aussi harâm (défendu), pour les autres, de regarder ceux dont ces parties du corps sont ouvertes. D’autre part, il est un péché de mentir, de médire à tort, de calomnier, de voler, de tricher, d’offenser les personnes, de semer la discorde, d’user du bien des gens sans leur permission, de s’opposer à l’autorité, de refuser de payer les impôts, de ne pas payer l’ouvrier, le porteur par exemple, de ne pas se conformer aux lois de l’Etat, de même que le commérage, la déloyauté. Que l’ignorant ne connaisse pas les faits qui ne sont pas essentiels ou réputés connus n’est pas de l’infidélité, c’est un péché. Et il est harâm (défendu) de les faire contre les incrédules dans les pays non musulmans]. Si les ignorants ne connaissent pas ceux qui ne sont pas nécessaires ou connus pour les ignorants, cela ne sera pas de l’infidélité. Cela sera fýsq, c’est à dire, le péché.

 

LES FONDEMENTS DE LA FOI

Ce haut personnage demanda de nouveau à Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam”: “Ô Raçoûlullah! Dis-moi ce que c’est que l’iman” (la foi). Après avoir demandé ce qu’était l’Islâm et avoir reçu la réponse, Hadrat Gabriel (alehisselâm) demanda à Raçoûl-i Akram (sallallahu aleihi wa sallam) d’expliquer l’essence et la nature de l’imân (foi). Imân veut dire reconnaitre qu’une personne est parfaite, (digne d’une entière confiance), qu’elle dit la vérité et croire en elle. Dans la religion, Imân signifie croire que Raçoûl-i Akram (sallallahu aleihi wa sallam) est le Prophète d’Allâhu ta’âlâ, qu’il est le messager choisi par Lui, et l’affirmer de tout son coeur. Et croire succinctement à ce qu’il nous a communiqué de façon succincte de la part d’Allâhu ta’âlâ - croire dans le détail à ce qu’il nous a communiqué d’une façon détaillée de la part d’Allâhu ta’âlâ - et dire le “Kalima-i chahâda, profession de foi musulmane, chaque fois qu’on est capable, que cela est possible. Telle est une forte foi que, de même que nous tenons pour certain que le feu brûle et que le serpent tue par le poison, et que nous nous gardons d’eux, de même nous devons croire en Allâhu ta’âlâ et en Ses hauts attributs, et en être certains, et nous devons nous hâter d’obtenir Son approbation, Son pardon et Sa beauté et nous garder de Sa colère. Nous devons nous graver cette foi dans le coeur comme une inscription dans le marbre.

Iman (foi) et Islâm sont identiques. Dans les deux, il y a la croyance dans la signification du “Kalima-i chahâda”. Quoique leur sens lexical diffère, il n’y a pas de différence entre eux en Islâm.

La foi est-elle une réalité unique ou est-elle compossée de quelques élements? Si elle est composée, l’est-elle de 2 ou 3 parties? Les actes et les cultes sont-ils de la foi? Si oui, sont-ils les principes essentiels de l’imân ou n’en sont-ils considérés que comme des parties? Quand quelqu’un dit qu’il a la foi est-il permissible de dire “inchâ-Allah” (Si Allah le veut). Est-ce qu’elle manque ou excès? Est-ce que l’imân (la foi) est possible? L’îmân est-elle une créature? L’îmân est-elle reçue? Les croyants en Islâm croient-ils de leur propre volonté ou sous la contrainte? Si c’est par force ou contrainte, pourquoi tout le monde a-t-il reçu l’ordre de croire? Ce serait trop long de tout expliquer point par point. On doit seulement savoir ici que selon les sectes Ach’ari et Mu’tazilâ, il n’est pas concevable qu’Allâhu ta’âlâ ordonne quelque chose d’impossible. Et selon Mu’tâzila, il n’est pas concevable d’ordonner quelque chose de possible mais irréalisable par l’homme. Selon Ach’ari c’est admissible. Néanmoins, il ne l’a pas ordonné. Ordonner aux gens de voler dans les airs en est un exemple. Ni à propos de l’imân, ni à propos des actes ou des cultes, Allâhu ta’âlâ n’a pas demandé à Ses créatures des choses qu’elles ne seraient pas capables de faire. C’est pourquoi quelqu’un qui devient fou ou inconscient, qui dort ou qui meurt alors qu’il est musulman, reste musulman, bien qu’il ne soit pas en état de le proclamer.

Nous ne devons pas penser au sens lexical du mot imân dans ce hadîth. Son sens lexical est la confirmation ou croyance. Et, parmi les ignorants arabes, il n’y a personne qui ne connaisse ce sens. Comment serait-il possible qu’Ashâb-ý kirâm (radiallahu taâlâ anhum ajma’în) ignorent ce sens. Jabrail (Gabriel) (aleihissalâm) voulait enseigner ce que signifiait la foi à Ashâb-ý kirâm. C’est pourquoi, il demandait à Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” ce que signifiait la foi (l’imân) en Islâm. Et c’est pour cette raison que Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” a dit tellement que l’imân est de croire en six verités certaines:

1– La première de toutes, c’est de croire en Allâhu ta’âlâ, dit-il. Imân signifie croire sincèrement en six vérités fondées sur la révélation ou la conscience ou l’intelligence ou sur une preuve ou sur la confiance en un message éminent et prouvé et son acceptation et imân signifie dire, prononcer ces vérités.

La première de ces six vérités est qu’Allâhu ta’âlâ est l’Etre essentiel et le vrai Dieu et le créateur de toutes les créatures. On doit considérer comme certain que c’est Allâhu ta’âlâ qui crée toute chose en ce monde et dans l’autre monde, hors de la matière, hors du temps ou de toute réalité semblable [c’est Lui seul qui crée toutes les substances: atomes, molécules, corps simples, corps composés, substance organiques, cellules, la vie, la mort, tous les événements, les réactions, toutes sortes de forces, d’énergie, les mouvements, les lois, les âmes, les anges, tout ce qui est en vie ou sans vie, Lui qui crée tout cela à partir de rien et qui en assure la permanence]. De même qu’IL a créé toutes les créatures dans les univers [aucune d’elles n’existait pas, IL les a créées en un moment], de même (IL les crée toujours les uns des autres. Et quand le jour du Jugement Dernier viendra, dans un moment) Il annihilera tout. Il est le créateur, le Dominant, le maître absolu de toutes les créatures. On doit croire et dire que rien ne Le domine, ne Le commande ou ne Lui est supérieur. Toutes les formes de supériorité, tous les attributs de la perfection appartiennent à Lui seul. IL a le pouvoir de faire ce qu’IL veut. Ce qu’IL a créé n’a pas pour but d’être utile, à Lui ou aux autres. IL ne l’a pas fait pour une récompense. Dans tout ce qu’IL a fait cependant, il y a des sagesses, des causes, des utilités, des bénédictions, des faveurs.

IL n’est pas obligé de faire ce qui est bon et utile pour Ses serviteurs ni de récompenser les uns ou de punir les autres. S’IL faisait entrer tous les pécheurs au Paradis, cela serait à Sa supériorité et à Sa Bonté. Et s’IL envoyait en Enfer tous ceux qui Lui obéissent et L’adorent, cela serait à Sa justice. IL a cependant décrété et proclamé qu’IL ferait entrer les musulmans, ceux qui L’adorent, au Paradis et qu’IL leur accorderait Ses faveurs tandis qu’IL torturait éternellement en Enfer les infidèles. IL ne revient pas sur Sa parole. Il ne Lui serait d’aucune utilité, que toutes les créatures vivantes croient en Lui et l’adorent, il ne Lui serait causé aucun tort si toutes les créatures devenaient infidèles, créatures ou Lui désobéissaient. Si un homme souhaite faire une chose, Allah la suscite s’IL le veut. C’est Lui seul qui détermine tous les actes de ses créatures et toutes choses. Aucune action ne peut se faire qu’IL ne l’ait voulue ou déterminée. S’IL ne le désire pas, personne ne peut devenir un infidèle, personne ne peut se révolter. Bien qu’IL désire l’infidélité et les péchés, IL ne les aime pas. Personne ne peut contrarier Ses oeuvres. Personne n’a la force ni le droit de Lui demander pourquoi IL a fait ceci ou cela, ni de faire des remarques sur ce qu’IL doit faire. IL peut pardonner, s’IL le veut, à quelqu’un qui a commis un péché grave et qui est mort sans repentir, sauf s’il s’agit d’un polythéiste ou d’un infidèle. IL peut le supplicier, s’IL le veut, uniquement pour un petit péché. Il a proclamé qu’IL ne pardonnerait jamais aux infidèles ni aux renégats et qu’IL les supplicierait éternellement.

IL suppliciera en Enfer les musulmans qui l’adorent mais dont la croyance n’est pas compatible avec celle d’ahl-i sunna et les musulmans qui meurent sans repentir. Cependant, tels pratiquants de “bida’t” ne resteront pas en Enfer éternellement.

Il est jâiz de voir Allah de ses yeux dans ce monde. Mais personne ne L’a jamais vu. A l’endroit où se ressembleront les humains, le jour de la résurrection pour être jugés, les infidèles et les musulmans qui ont péché Le verront sévère et courroucé; les pieux musulmans Le verront bon et miséricordieux. Dans le Paradis les croyants Le verront dans toute Sa bienveillance. Les anges et les femmes Le verront aussi. Les infidèles en seront privés. Des indications sérieuses disent que les génies eux aussi en seront privés. Selon plusieurs savants, “les musulmans qu’Allâhu ta’âlâ aime et accepte auront l’honneur de Le voir chaque matin et chaque soir. Les musulmans de moindre valeur Le verront tous les vendredis et les femmes quelques fois par an, par exemple aux fêtes terrestres.”

Hadrat Cheikh Abdulhak-ý Dahlavî[Abdulhak-ý Dahlavî est décédé en 1052 de l’Hégire [en 1642] à Delhî.], dans son livre en persan intitulé “Takmil-ul-imân”, écrit: “Un hadith déclare: (Au jour du Jugement Dernier, vous pourrez voir votre Seigneur, comme vous voyez la pleine lune dans le quatorzième jour du mois). De même qu’on peut savoir Allâhu ta’âlâ, sans compréhension dans ce monde, de même qu’on pourra Le voir dans l’autre sans comprendre. Les grands savants comme Abu’l’ Hasen-i Ach’ari, Imâm-ý Suyutî et Imâm-ý Bayhakî ont communiqué que les anges aussi verraient Allâhu ta’âlâ au Paradis. Imâm-ý a’zam Abu Hanifa et les autres savants ont déclaré que les génies (djinn) ne seraient pas récompensés et n’iraient pas au Paradis, mais seulement ceux qui étaient fidèles entre eux échapperait à L’Enfer. Les femmes verront Allâhu ta’âlâ, quelques fois par an, par exemple aux fêtes terrestres. Les musulmans parfaits Le verront chaque matin et chaque soir. Les autres musulmans Le verront tous les vendredis. A l’avis de ce fakir (pauvre, humble), cette bonne nouvelle comprend aussi les fidèles femmes musulmanes, les anges et les génies. Il sera convenable d’excepter les femmes parfaites et sages comme Fâtýmat-uz-zahrâ et Khadîdjat-ul-Kubrâ et Aicha-i sýddîka et les autres pures épouses de notre Prophète, et Hadrate Marie et Hadrate Asiya, des autres femmes. Imâm-ý Suyutî remarque cela.

On doit croire qu’on verra Allâhu ta’âlâ. Cependant nous ne devons pas chercher à savoir comment cela arrivera. Car, les oeuvres d’Allâhu ta’âlâ ne peuvent pas être comprises par l’intelligence. Elles ne sont pas comme les affaires d’ici bas. On ne peut pas les mesurer avec les sciences physiques ou chimiques. Il n’y a aucune orientation chez Allâhu ta’âlâ, IL ne se tient pas face à nous. Allâhu ta’âlâ est immatériel. IL n’est pas un corps simple. [IL n’est pas un élément. IL n’est pas un alliage ou IL n’est pas limité.] IL n’est pas nombrable. On ne peut pas Le mesurer ni L’évaluer. IL est immuable. IL n’est pas dans un lieu précis. IL n’a pas de passé ou de futur, d’avant ou d’arrière, de bas ou de haut, de droite ou de gauche. Par conséquent, l’esprit humain ne peut Le comprendre en rien, l’intelligence ou la science humaine n’y suffiraient pas. Ainsi l’homme ne peut pas Le comprendre comment IL sera vu. Des mots tels que main, pied, direction, lieu et les autres semblables, qui ne sont pas applicables à Allâhu ta’âlâ, existent dans les versets du Coran et dans les hadîths. Ils ne sont cependant pas utilisés dans le sens que nous connaissons ou que nous apprenons. De tels “âyat” et “hadîth” sont appelés “signes”. Nous devons croire en eux, mais nous ne devons pas essayer d’en comprendre le pourquoi et le comment. Ou bien, ils peuvent être interprétés en quelques mots ou de façon détaillée, c’est à dire qu’on peut leur donner des sens applicables à Allah. Par exemple, le mot “main” peut-être interprété par puissance ou force, énergie.

(Muhammed alehissalâm vit Allâhu ta’âlâ en Mi’radj. Mais il n’eut pas cette vision avec les yeux de la tête comme on voit en ce monde. Si quelqu’un dit que “j’ai vu Allah en ce monde” il devient un infidèle. La vision de l’ “avliyâ” (kaddasallahu taâlâ asrarahum ajma’în) n’est pas comme la vision en ce monde ou la vision dans l’autre monde. En d’autres termes, ce n’est pas voir. Ils voient par le coeur. Certains wâli ont dit qu’il L’avaient vu. Cependant, pendant l’extase, c’est à dire quand ils étaient inconscients, ils se sont imaginés qu’il s’agissait de vision, alors que c’était l’entendement du coeur. Ou bien, leurs paroles sont celles qui doivent être interprétées pour pouvoir être comprises).

Question: On a dit ci-dessus qu’il était admissible de voir Allâhu ta’âlâ avec les yeux en ce monde. Pourquoi une personne qui disait une telle chose qui était jâiz serait-elle infidèle quand cette chose était arrivé? Si celui qui disait que c’était arrivé deviendrait infidèle, comment alors pourrait-on dire que cette chose était jâiz (possible, admissible)?

Réponse: Dans le dictionnaire, le mot jâiz signifie concevable, que cela se fasse ou non. Mais pour la secte Ach’ari[Abul’hasen Alî bin Ismâîl Ach’ari est décédé en 330 de l’Hégire [en 941] à Baghdat.], la possibilité de voir signifie qu’Allah peut créer dans l’homme un pouvoir de vision tout à fait différent dans ce monde, différent de la vision en face ou vis à vis de Lui, différent de la vision selon les lois de physique qu’IL a créées en ce monde. Par exemple, IL peut (c’est tout à fait possible) faire voir un moustique en Espagne à un aveugle qui se trouve en Chine et quelque chose sur la lune ou sur une étoile à un humme sur la terre. Un tel pouvoir est particulier à Allah seul. En outre, dire: “Je L’ai vu en ce monde” est incompatible avec ce qui est dit dans l’âyat et n’est pas en accord avec les paroles des savants. C’est pour cela que celui qui a dit une telle chose est “Hérétique” et “Renégat”. Troisièmement, nous disons que dire qu’il est possible de Le voir en ce monde ne signifie pas qu’il est possible de Le voir sur terre, selon les lois de la physique. Tandis que quelqu’un qui dit: “J’ai vu Allah” veut dire qu’il L’a vu comme il voit autre chose. Cette vision-là n’est pas possible. Quelqu’un qui dit des choses qui ne sont pas possible (dans la religion) est appelé “Héretique” et “renégat” [Aprés ces réponses, Hadrat Mevlânâ Khâlid dit “soyez attentifs”. Ainsi fait-il remarquer que la seconde réponse est plus digne de confiance. L’”Hérétique” ou le “Renégat” disent qu’ils sont eux-mêmes musulmans. L’“Hérétique” cela dit sincèrement. Il se croit musulman et sur la bonne voie. Et le “Renégat” est l’ennemi de l’Islâm. Il se montre musulman pour détruire l’Islâm de l’intérieur et et tromper les musulmans].

Le temps qui s’écoule, le jour et la nuit, n’ont pas de signification pour Allâhu ta’âlâ. Il ne peut y avoir aucun changement en Allâhu ta’âlâ d’aucune façon, on ne peut pas dire qu’IL était ceci dans le passé, qu’IL sera cela dans l’avenir. IL ne s’introduit en rien, ne s’unit avec rien. Allâhu ta’âlâ n’a jamais ni contraire, ni opposé, ni semblable, ni associé ni assistant, ni conseiller. IL n’a ni père, ni mère, ni fils, ni fille, ni femme. IL est toujours présent partout. IL environne tout. IL voit tout. IL est plus près de chacun que sa veine jugulaire. Encore cette présence, Son environnement, Sa proximité ne sont-ils pas ce que nous entendons généralement par ces mots. Sa proximité ne peut pas être comprise au moyen des connaissances des savants, de l’intelligence des hommes de science, par la recherche ou par la compréhension de coeur de l’Awliyâ. L’intelligence humaine ne peut pas comprendre leur signification profonde. Allâhu ta’âlâ est unique dans Sa personne et dans Ses attributs, IL ne peut se produire en Lui et Ses attributs ni changement, ni modification.

Les noms d’Allâhu ta’âlâ sont “Tavkîfî”, c’est à dire qu’il est permis de dire les noms données dans la religion, qu’il n’est pas permis d’en dire d’autres [par exemple, Allâhu ta’âlâ peut être appelé Âlim (omniscient), mais nous ne pouvons pas dire “Fakîh” signifiant aussi savant. L’Islâm n’a pas appelé Allâhu ta’âlâ “Fakîh”. De même on ne peut pas dire Dieu au lieu d’Allah, car Dieu signifie aussi idole. On dit: le dieu des Hindous est le boeuf.” On peut dire “Allah est unique, il n’y a d’autre dieu que Lui.” Et on peut utiliser des mots Dieu (en français), Gott (en allemend), God (en anglais) au sens de dieu, idole, mais jamais pour le nom d’Allah].

Les noms d’Allâhu ta’âlâ sont innombrables. On sait qu’IL a mille et un noms. C’est à dire qu’IL en a communiqué mille et un aux hommes. Dans la religion de Muhammed aleihissalam, il y a quatre vingt dix neuf noms d’Allah, Ils sont appelés “Asmâ-i Husnâ”.

[Allâhu ta’âlâ a six “Sýfât-ý zâtýyya”. Nous les avions cités ci-dessus]. Ses “Sýfât-ý thubûtiyya” sont du nombre de huit selon la madhhab “Mâturidiyya” et de sept selon la madhhab “Ach’yariyya”. Ses attributs sont éternels comme Lui-même, c’est à dire qu’ils n’ont pas de fin. Ils sont sacrés. Ils ne sont pas comme les attributs des créatures. Ils ne peuvent pas être compris par l’intelligence, par l’hypothèse ou par comparaison avec ceux de ce monde. Allâhu ta’âlâ a donné aux humains un exemple de chacun de Ses attributs. En les examinant, les attributs d’Allâhu ta’âlâ peuvent être compris dans une faible mesure. D’ailleurs comme les hommes ne peuvent pas comprendre Allâhu ta’âlâ; on ne peut pas admettre de songer à comprendre Allâhu ta’âlâ. Les huits attributs d’Allâhu ta’âlâ ne sont ni de même ni autrement que Sa personne. Ces huit attributs sont les suivants:

Hayat (l’existence) Ýlm (l’omniscience) Sem’ (l’ouie) Basar (la vue) Kudrat (l’omnipotence) Kalâm (la parole) Irâda (la décision, la volonté) et Takvin (le pouvoir de créer). Pour la secte Ach’ariyya, l’attribut “pouvoir de créer” est le même que l’attribut “puissance”. Et, Méchiyyète, veut dire attribut de “volonté”.

Chacun des huits attributs d’Allâhu ta’âlâ est essentiel et de même valeur. Aucune modification ne survient à aucun d’eux. Qu’un attribut ait un fort lien avec les créatures n’empêche pas qu’il soit essentiel. Ainsi, Allâhu ta’âlâ a créé de très nombreuses espèces de créatures et les protège de l’annihilation. Néanmoins, IL est pourtant unique. Rien ne change jamais en Lui. Toutes les créatures ont besoin de Lui à tous les égards et tout moment. Lui n’a besoin, de rien, de personne.

2– La seconde des six prescriptions de l’imân: c’est croire en Ses Anges (Malâékah). La seconde base essentielle de la croyance c’est de croire en les anges d’Allâhu ta’âlâ. Les anges sont matériels et ils sont purs. Ils sont plus purs que l’état gazeux. Ils sont lumineux. Ils sont vivants. Ils sont raisonnables. Les maux spécifiques aux hommes n’existent pas chez les anges. De même que le gaz qui prennent la forme liquide et la forme solide et quand ils prennent la forme solide prennent toutes les formes, de même les anges peuvent prendre de belles formes. Les anges ne sont pas d’âmes qui se séparent des corps des grands hommes. Les chrétiens supposent que les anges sont pareils à des esprits. Ils ne sont pas immatériels comme l’énergie et la puissance. Quelques uns des anciens philosophes le supposaient ainsi. On les appelle tous “Malâékah”. Ils ne sont ni mâle, ni femelle. Malak (ange) veut dire en arabe envoyé, messager ou puissance. Les anges furent créés les premiers parmi toutes les créatures. Par conséquent il fut proclamé de croire en eux avant de croire en livres sacrés, et les livres viennent avant les prophètes. C’est dans cet ordre que le Qur’ân al-karîm énumère ce que l’on doit croire.

C’est de cette manière qu’on doit avoir foi en les anges: Les anges sont les créatures d’Allâhu ta’âlâ. Ils ne sont pas Ses associés. Ils ne sont pas Ses filles. Les infidèles, les paiens l’ont cru ainsi. Allâhu ta’âlâ aime tous les anges. Ils obéissent aux ordres d’Allah. Ils ne commettent pas de péchés. Ils ne se revoltent pas contre les ordres. Ils n’ont pas de sexe, c’est à dire, ils ne sont ni mâles, ni femelles. Ils ne se marient pas. Ils n’ont pas d’enfants. Ils possèdent la vie, c’est à dire qu’ils sont en vie. Dans quelques écrits d’Hadrat Abdullah bin Mass’ûd, il est dit que certains anges ont des enfants et que le satan et les génies sont des anges. Cependant les réponses détaillées à ce sujet figurent dans les livres. Quand Allâhu ta’âlâ voulut bien proclamer qu’IL allait créer les êtres humains, les anges demandèrent: “O Seigneur, allez vous créer les créatures qui corrompront le monde et qui verseront du sang?” De telles questions appelées “zellé” n’empèchent pas que les anges soient innocents.

De toutes les créatures, les anges sont les plus nombreux. Personne, sauf Allâhu ta’âlâ, ne connaît leur nombre. Il n’y a pas de place vide dans les cieux où les anges ne soient pas en adoration. Toutes les places des cieux sont pleines d’anges en rukû (s’inclinant pendant la prière rituelle) ou en sédjdé (se prosternant). Dans les cieux, sur terre, dans l’herbe, sur les étoiles, dans les créatures vivantes, dans les créatures inanimées, dans les gouttes de pluie, dans les feuilles des arbres, dans chaque molécule, dans chaque atome, dans chaque réaction, dans chaque mouvement et en toutes choses, les anges ont des fonctions. Ils accomplissent les ordres d’Allâhu ta’âlâ en tout lieu. Ils sont des intermédiaires entre Allâhu ta’âlâ et Ses créatures. Certains anges sont les supérieurs. Certains de ceux-ci transmettent des messages des hommes aux prophètes. Certains apportent des pensées généreuses au coeur humain. Ces pensées sont appelées “inspiration”. Certains ignorent les êtres humains et toutes les créatures. Ils en ont perdu conscience en ressentant la beauté d’Allâhu ta’âlâ. Chaque ange a une certaine place qu’il ne quitte pas. Certains ont deux ailes et certains quatre ou davantage. [De même que les ailes d’un oiseau et celles d’un avion sont partie intégrante de leur propre structure et ne se ressemblent pas, de même les ailes des anges sont partie intégrante de leur propre structure. Quand nous entendons le nom d’une chose, nous pensons qu’il s’agit de la même chose que nous connaissons, et ainsi nous sommes dans l’erreur. Les anges ont des ailes, nous leur croyons mais nous ne savons pas comment elles sont faites. Dans les églises et dans quelques revues et films, il y a des images de femmes avec des ailes, considérées commes des anges. Elles sont inventées. Les musulmans ne font pas de choses semblables. Nous ne devons pas croire que ces images dénaturées peintes par des non-musulmans sont vraies. Ainsi ne devons-nous pas nous laisser tromper par nos ennemis]. Les anges du Paradis sont au Paradis. Le nom de leur plus grand est “Rýdvan”. Les anges de l’enfer sont appelés: “Zabani”. En enfer, ils font ce qu’on leur ordonne. Le feu de l’enfer ne leur fait pas mal, de même que la mer n’est pas nuisible au poisson. Les plus importants “Zabani” de l’enfer sont dix-neuf anges. Le plus grand d’eux s’appelle “Mâlik”.

Il y a quatre anges, chargés d’écrire le moindre acte; le bien ou le mal que fait l’homme. Deux d’entre eux viennent la nuit et les deux autres le jour. On les appelle “Kirâman Kâtibin” ou “anges de hafaza”. On dit par ailleurs que les anges de Hafaza sont autres que ceux-ci. L’ange droite est supérieur à celui de gauche et écrit les bonnes actions. Celui de gauche note les mauvaises actions et il suit les ordres de celui de droite. Il y a aussi les anges qui interrogeront les infidèles et les musulmans désobéissants dans leur tombe. Les anges interrogateurs sont appelés “Munkar et Nakîr”. Les anges qui interrogent les musulmans sont appelés “Mubéchir” et “Bachir”.

Les anges sont supérieurs l’un à l’autre. Les plus éminents sont au nombre de quatre. Le premier Archange est Hadrat Gabriel (Djibrâil). Son devoir est de transmettre le Wahy aux prophètes et de leur faire savoir les prescriptions et les interdictions. Le second est Hadrat Ýsrâphîl qui sonnera la trompette appelé “Soûr” au jour final annonçant le kýyaamate. Il en jouera deux fois. A la première sonnerie, chaque être vivant mourra, sauf Allâhu ta’âlâ. A la seconde, tous ressusciteront. Le troisième Archange est Hadrat Mîkâîl. Il est chargé de ravitailler le monde, d’organiser le bon marché, la cherté, la disette et l’abondance et de mettre en mouvement la matière. Le quatrième Archange est Hadrat Azrâîl aleihissalâm. C’est lui qui est chargé de donner la mort aux êtres en leur prenant leurs âmes. Après ces quatre Archanges, il existe quatre classes supérieures d’anges. Les anges appelés Hamala-i Arche sont au nombre de quatre. Ils seront huit à la Résurrection. Les anges de la présence divine sont appelés “Moukarrabin”. Les anges de la peine sont nommés “Karoubiyan”, ceux de la miséricorde “Roûhâniyan”. Tous ceux-ci sont les principaux des anges, c’est à dire les anges supérieurs parmi les anges. Ils sont plus importants que tout le monde sauf les prophètes. Les Musulmans pieux et aimés, les avliyâ sont plus importants que les anges ordinaires et inférieurs. Les anges ordinaires, c’est à dire les inférieurs, sont meilleurs que les musulmans ordinaires, ceux qui désobéissent et qui péchent.

Les infidèles sont inférieurs à toute créature. Dès le premier son de Soûr, tous les anges, sauf “Hamala-i arche” et les quatre archanges seront anéantis. Après eux, Hamala-i Arche et puis les quatre archanges seront anéantis. A la seconde sonnerie, d’abord tous les anges reprendront vie. Hamala-i arche et ces quatre anges ressusciteront avant la seconde sonnerie de Soûr. Cela signifie que tous ces anges seront anéantis après toutes les créatures vivantes de même qu’ils ont été créés avant elles.

3– La troisième prescription de l’imân est de croire aux Livres révélés par Allâhu ta’âlâ. Allâhu ta’âlâ a envoyé ces livres aux oreilles bénies de plusieurs Prophètes par l’intermédiaire des anges préparés à cette tâche. Aux uns, IL a révélé ces livres en les inscrivant sur une table, aux autres en les faisant entendre sans l’aide des Anges. Tous ces livres sont la parole d’Allâhu ta’âlâ. Ils sont éternels et impérissables. Ils ne sont pas créés. Ce ne sont pas de mots inventés par les anges, ni les paroles des prophètes. La parole d’Allâhu ta’âlâ n’est pas comme les mots que nous écrivons et que nous conservons dans l’esprit et les écrits. Elle ne comporte pas de lettres ou de sons. L’homme ne peut pas comprendre comment est Allâhu ta’âlâ et Ses attributs. Mais il peut lire cette parole. Il peut la garder en esprit et la noter. Quand elle est en nous, elle est un fait récent. Ce qui veut dire qu’elle est la parole d’Allâhu ta’âlâ, elle est éternelle.

Tous les livres révélés par Allâhu ta’âlâ sont justes et droits. Il ne peut pas y avoir de mensonge ou de faute. Bien qu’IL dise qu’IL punira et torturera, il est dit aussi qu’il est possible qu’IL pardonne. Cependant, cela dépend de Sa volonté et de ce qu’IL veut. Ou bien il peut arriver qu’IL puisse pardonner la punition que méritent Ses créatures. La parole annonçant punition et torture n’est pas un message. Dès lors pourquoi serait-ce un mensonge quand il y a pardon? Ou bien s’il n’est pas possible qu’IL n’accorde pas les bienfaits qu’IL a promis, Il lui est possible de pardonner les peines. A la fois la raison et les règles de la communication entre les êtres humains et les âyats prouvent la droiture de notre jugement.

Il est indispensable d’expliquer les âyats et les hadiths comme ils doivent être compris, à moins d’empêchement ou d’inconvénient. Il n’est pas admissible de leur donner des significations analogues. [Mais, les mots doivent être utilisés aux sens qu’ils portaient il y a mille quatre cent années à Hedjaz. Il n’est pas juste de faire la traduction avec les sens actuels, parce qu’ils sont changés avec le temps.] Dans les âyats appelés Symboles “Mutéchabihat”, il y a des sens cachés qui ne sont pas compréhensibles. Seul un petit nombre d’hommes supérieurs et distingués à qui la science divine “Ilm-i lédunnî” a été accordé peuvent comprendre ces sens autant que cela leur est permis. Personne d’autre d’ailleurs ne peut les comprendre. C’est pourquoi nous devons croire que les âyats symboliques sont la parole d’Allâhu ta’âlâ et nous ne devons pas chercher à en examiner le sens. Les savants de la secte “Ach’ari” disent qu’il était permis d’interpréter de tels âyats brièvement ou de façon détaillée. Interpréter veut dire, choisir parmi les différents sens d’un mot, celui qui n’est pas connu. Par exemple, l’ayat “La main d’Allah est supérieure à celles des autres”, dans la sourate Isrâ, est la parole même d’Allâhu ta’âlâ. Nous devons dire: “Je crois à ce qu’Allâhu ta’âlâ veut dire par ceci”. C’est la meilleure façon de dire: “Je ne peux pas en comprendre la signification, Allâhu ta’âlâ seul sait” ou de dire “la connaissance d’Allâhu ta’âlâ est différente de la notre. Sa volonté ne ressemble pas à notre volonté. Donc la main d’Allâhu ta’âlâ n’est pas comme la main de Ses serviteurs.”

Dans les livres qu’Allâhu ta’âlâ a révélés, seules les interprétations de quelques âyats ou leur sens ou les deux à la fois ont été “modifiés” par Allâhu ta’âlâ. Le Qur’ân al-karîm abolit tous les livres et supprima la validité de leurs règles. Il n’y a pas d’imperfections, ni de manques dans le Qur’ân al-karîm, jusqu’à le résurrection. Toutes les connaissances passées et futures sont dans le Qur’ân al-karîm. C’est pourquoi, il est plus important et plus précieux que tous les livres. Le plus grand moudjiza (miracle) de Raçoûl-i akram (sallallahu aleihi wa sallam) est le Qur’ân al-karîm. Si tous les êtres humains et les génies s’assemblaient et essayaient d’exprimer quelque chose de semblable au plus court âyat du Qur’ân al-karîm, ils n’en seraient pas capables. Les poètes éloquents, littérateurs persuasifs de l’Arabie se sont réunis, ils ont fait de durs efforts, cependant ils ne purent pas exprimer quelque chose de comparable à trois courts âyats. Ils ne purent pas se dresser face au Qur’ân al-karîm. Ils se trouvèrent désorientés. Allâhu ta’âlâ rend les ennemis de l’Islâm incapables et battus face au Qur’ân al-karîm. L’éloquence du Qur’ân al-karîm est au-dessus des possibilités humaines. Les êtres humains sont incapables de s’exprimer comme il s’exprime. Les âyats du Qur’ân al-karîm ne sont pas comme la poésie ou la prose sans métrique ou les paroles rimées des humains. Néanmoins il s’exprime par les mêmes lettres qui sont les pierres constructrices des mots utilisés par les littéraires et les orateurs de l’Arabie.

Les livres célestes nous communiqués sont cent quatre. Parmi eux, on sait que dix pages furent envoyés à Hadrat adam, cinquante pages à Hadrat Þist (Chit), trente pages à Hadrat Idris, dix pages à Hadrat Abraham, “Tawrat” (La Torah) fut révélé à Hadrat Mouça (Moïse) et Zabûr à Hadrat Dâwoûd (David) et “l’Evangile” à Hadrat Isâ (Jesûs). Et le Coran (Qur’ân al-karîm) a été révélé à Hadrat Muhammed (aleihissalatu wassalam).

Si quelqu’un veut ordonner, interdire, questionner, renseigner, en premier lieu, il y pense et le prépare. Les significations qui se trouvent dans sa pensée sont appelées “kalâm-i nefsi”. On ne peut pas dire que ces significations soient arabes, persans ou turques. Le fait qu’elles soient exprimées dans des langues diverses ne leur donne pas différents sens. Les mots exprimant ces sens sont appelés “Kalâm-ý lâfzý”, peut être exprimé en différentes langues. Cela montre que Kalâm-ý nefsî est, chez celui qui possède la parole, un attribut essentiel, immuable, distinct en propre comme d’autres attributs tels que le savoir, la volonté, la vue etc. Quant à Kalam-i Lâfzî, c’est un groupe de lettres qui sort de la bouche de la personne qui les prononce et qui arrive à l’oreille, exprimant Kalâm-i nefsî. Ainsi la parole d’Allâhu ta’âlâ est un éternel discours qui dure comme IL dure Lui-même. Elle n’est pas une créature. C’est un attribut autonome distinct de Son siffât-i zâtiyya et de Ses attributs tels que science, volonté et autres.

L’attribut “parole” est également essentiel. Cet attribut est permanent. Il n’a pas de lettres, il n’a pas de sons, ne peut pas être modifié ou classé dans les groupes comme commandement, interdiction, ou dans les groupes comme Arabe, Persan, Hebreu, Turc ou Syriaque. La parole ne prend pas de telles formes. Elle ne peut s’écrire. Elle n’a pas besoin d’intermédiaires tels que l’intelligence, l’oreille ou la langue. Cela revient à dire qu’elle peut être comprise, parmi les attributs, comme un attribut distinct des autres. Elle peut être exprimée en toute langue par laquelle on veut l’exprimer. Ainsi, si elle est entendue en arabe, on l’appelle Le Qu’ân al-karîm, en juif, c’est le Tawrât (la Torah), en syriaque c’est l’Indjil (l’Evangile). Le livre “Cherh-ul-makâsid”[Cher-ul-makâsid fut écrit par Sa’duddîn Taftâzânî, décédé en 792 de l’Hégire [en 1389] à Samarkand.] dit que si elle est entendue en grec, c’est l’Indjil et en syriaque c’est le Zabur.

Kalâm-i ilâhi (la parole divine) raconte des faits variés. Si elle relate, raconte des événements des récits, on dit “Informations”. Sinon, on dit “Inchâ”. Si elle designe des choses à faire, c’est un “commandement”. Si elle désigne des interdictions, on l’appelle “Nahy”: Il ne survient cependant ni modification ni extention dans Kalâm-i ilâhî. Chaque livre ou chaque feuillet révélé est une page de l’attribut de la parole d’Allâhu ta’âlâ, c’est à dire, fait partie de Son Kalâm-i nafsî. Quand c’est en arabe, on l’appelle le Qur’ân al-karîm. Le Wahy révélé sous forme de poésie que peut être dite, entendue, conservée en pensée, est appelé “Kalâm-i Lafzî” et “Qur’ân al-karîm”. Comme Kalâm-i lafzî signifie Kalâm-i nafsî on peut l’appeler Kalâm-i ilâhî ou attribut Divin. Quoique cette parole soit unique, on peut la diviser et la présenter selon le point de vue de quelqu’un. De même que l’ensemble est appelé le (Qur’ân al-karîm) de même les parties sont appelées le Coran.

Les savants qui suivent la voie droite disent unanimement que le Kalâm-i nafsî n’est pas création, mais qu’au contraire il est éternel. Il n’y a pas d’unanimité sur le point de savoir si Kalâm-i lafzî est création ou s’il est éternel. Il y a des savants pour dire qu’il est éternel aussi bien qu’il en est d’autres pour dire qu’il est création. Certains savants disent que kalâm-i lafzî était création. Cependant ils disent aussi qu’on ne peut pas l’appeler création. Ils disent que si on l’appelait création, cela pourrait être mal compris et on pourrait croire que Kalâm-i nafsî est création. C’est ce qu’on peut dire de mieux à ce sujet. Lorsqu’on entend ce qui désigne une chose l’esprit humain se souvient immédiatement de la chose elle-même. Si certains savants qui suivent la voie droite disent que le Coran est une création, par cela même ils veulent dire que les sons et les mots que nous lisons avec la bouche sont une création. Ces savants Ahl-i sunna (rahima humullahu taâlâ) disent unanimement que Kalâm-i nefsî et Kalâm-i lafzî sont tous les deux la parole d’Allâhu ta’âlâ. Certains savants ont recours à la métaphore à ce sujet. Il y a cependant accord sur le fait que c’est la parole Divine. Dire que Kalâm-i nefsî est la parole d’Allâhu ta’âlâ veut dire que c’est l’attribut de la parole d’Allah. Et dire que Kalâm-i lafzî est la parole d’Allah veut dire qu’Allahu ta’âlâ est son créateur.

Question: D’après ce qui est dit ci-dessus, on comprend que la parole éternelle d’Allahu ta’âlâ ne peut pas être entendue. Dire “j’endends la parole d’Allah” veut dire “j’entends les sons et les mots prononcés.” Ou bien cela signifie: “j’ai compris l’éternel Kalâm-i nefsî à travers ces mots”. Tous les Prophètes, tout le monde même peut entendre de l’une et de l’autre manière. Pour quelle raison distingue-t-on Hadrat Moûça (Moïse) comme étant “Kalîmullah”?

Réponse: Hadrat Moûça (Moïse) aleihissalam entendit la parole divine autrement que la loi divine, sans lettres ni sons. Il l’entendit d’une manière qu’on ne peut pas expliquer, incompréhensible ou inexplicable. Personne d’autre n’entendit de cette manière. Ou encore, il entendit la parole d’Allah au moyen de sons, mais pas seulement par l’oreille, toutes les molécules de son corps l’entendirent comme si elle venait de toutes les directions. Ou bien il l’entendit venant de la direction de l’arbre. Mais ce n’était pas par des sons, il n’entendit pas par la vibration de l’air ou par toute autre circonstance. C’est parce qu’il entendit dans l’une de ces trois circonstances qu’il fut honoré du nom de Kalîmullah. Muhammed aleihissalatu wassalam aussi entendit la parole divine de cette manière dans la nuit du Miradj, de même que l’entendit Hadrat Gabriel lorsqu’il prit le Wahy.

4– La quatrième croyance de six conditions aux quelles il faut croire, c’est croire en Prophètes d’Allâhu ta’âlâ. Ils ont été envoyés pour inviter les êtres humains à suivre la voie qu’Allah aime et pour les guider sur le droit chemin. Raçoul signifie les Messagers. Dans le dictionnaire, ce mot signifie l’envoyé, le messager. Dans la religion, “Raçoûl” signifie une personne de grande valeur, respectée, dont la nature, la disposition, la science et l’intelligence sont au-dessus de tous les gens de son époque. Elle n’est pas de trait de mauvais caractère, de manières détestables. Les prophètes ont l’attribut des “Issmet”, c’est à dire qu’ils ne commettent aucun péché, gros ou petit, avant ou après la révélation de leur condition de prophète. [Les infidèles qui veulent démolir l’Islâm de l’intérieur, disent: Avant de devenir prophète, Hadrat Muhammad sacrifiait des victimes devant des statues. Et ils citent comme documents les livres écrits par des sans madhabs. D’après les lignes ci-dessus, on peut comprendre que ces basses calomnies sont des mensonges.] Après avoir été avisés de leur état de prophète, ils n’avaient pas de défauts tels que la cécité, la surdité et autres semblables jusqu’à ce que leur qualité de prophète soit connue et répandue. On doit croire que chaque prophète a sept particularités: Amânat (être digne de confiance), Sidq (la loyauté), Teblîgh (la faculté de communiquer), Adâlat (la justice), Issmet (l’innocence), Fatânat l’intelligence) et Amn-ul-azl (ils ne sont jamais démis de leur qualité de prophète). Fatânat signifie très intelligent et très compréhensif.

Un Prophète envoyé avec une nouvelle religion est appelé “Raçoûl” (messager). Les prophètes qui ne viennent pas avec une nouvelle religion et qui invitent les serviteurs humains à la religion précédente sont appelés “Nabî”. Il n’y a pas de différence entre Raçoûl et Nabî en ce que concerne l’enseignement des ordres et des préceptes qu’ils reçoivent d’Allâhu ta’âlâ et l’appel aux êtres humains pour suivre la religion d’Allâhu ta’âlâ. Avoir la croyance aux Prophètes signifie avoir la foi qu’ils sont tous fidèles et qu’ils ont dit toujours la vérité et qu’il n’y a aucune différence entre eux. Celui qui ne croit pas à un d’eux est considéré comme ne pas croire à aucun.

Ce n’est pas en travaillant durement, en souffrant de faim ou d’inconfort ou en priant que l’on peut devenir prophète, mais seulement par la faveur et le choix d’Allâhu ta’âlâ. Les religions ont été révelées et transmises par l’entremise des Prophètes pour que les intérêts de chacun puissent être réglés de façon honnête et salutaire en ce monde et dans l’autre monde, et pour détourner les gens d’actes irréfléchis et pernicieux et leur permettre d’atteindre le salut, la voie de l’Islâm, la tranquilité et le bonheur. Si nombreux que fussent leurs ennemis, qui les raillaient et les affligeaient, les prophètes n’en avaient pas peur et ils ne sourcillaient pas en transmettant les ordres d’Allâhu ta’âlâ sur ce qu’il faut croire et faire. Allah fortifiait ses prophètes avec les “moûdjizas” pour montrer qu’ils étaient fidèles et disaient la vérité. Personne n’était capable de tenir tête à ces “moûdjizas”. Quelqu’un qui accepte le prophète et la foi en lui est appelé son “Ummat” (peuple, disciple). Au jour du Jugement Dernier, les Prophètes seront autorisés à intercéder en faveur de leurs disciples qui auront beaucoup de péchés, et leur intercession sera reçue. Parmi leurs disciples, les savants, les pieux et les avliyâ seront autorisés par Allâhu ta’âlâ à intercéder et leur intercession sera reçue. Les Prophètes sont en vie dans leur tombe, d’une vie que nous ne connaissons pas. Leur corps béni ne pourrit pas dans la terre et ils ne sont pas dévorés par les microbes. C’est pourquoi, il est dit dans le hadîth: “Les Prophètes s’acquittent de leurs prières rituelles et font le pélerinage dans leur tombe.”

[Aujourd’hui, en Arabie, il y a des gens appelés Wahhâbî (wahhabites). Ils ne croient pas à ces hadiths. Ils appellent les musulmans qui croient en ces hadîths comme infidèles. Ils commentent faussement les versets du Coran de sens non nets mais ambigues, ainsi ils ne deviennent pas des infidèles mais innovateurs (Ahl-i bida’t). Ils corrompent beaucoup les Musulmans. Le wahhabisme a pris naissance dans les idées aberrantes d’Ibni Teymiyya[Ahmad Ibn Teymiyya est mort en 728 de l’Hégire [en 1328] à Damas.]. Il s’est développé chez les turcs et en tous lieux par les livres d’un égyptien nommé Abdouh[Muhammad Abdouh est mort en 1323 de l’Hégire [en 1905] en Egypte.]. Les savants en Islâm ont montré dans des centaines de livres que le wahhabisme n’était pas une cinquième madhab mais un groupe d’hommes qui essayaient de détruire l’Islâm. Nous aussi, nous avons longuement exposé la même chose, dans nos livres. Puisse Allâhu ta’âlâ protéger les jeunes musulmans de glisser dans le malheur de wahhabisme et puisse-t-Il ne pas les éloigner du droit chemin des savants Ahl-i Sunna dont on fait un grand éloge dans des hadîths. Âmîn].

Quand les yeux bénis des Prophètes (aleihimussalam) dorment, leur coeur ne dort pas. Tous les Prophètes sont égaux dans l’accomplissement de leur fonction de Prophète et dans leur prééminence en tant que Prophète. Chacun d’eux possède les sept particularités décrites ci-dessus. Il n’y a aucune différence entre eux. Ils ne sont jamais mis à l’écart de leur état de Prophète. Tandis que les walî’s (awliyâ’s) peuvent être dépossédés de leur rang d’avliyâ. Les Prophètes sont des êtres humains. Les anges et les génies ne peuvent pas atteindre le rang de Prophète. Les anges et les génies ne peuvent pas être les Prophètes pour les hommes. Les Prophètes ont l’un sur l’autre prééminence et plus grands honneurs. Par exemple, leurs disciples peuvent être plus nombreux, le pays sur lequel ils exercent leur influence plus grande, leur savoir et leurs aptitudes peuvent s’étendre dans plusieurs endroits, leurs miracles peuvent être plus constants, il peut avoir pour eux davantage de bénédiction et de considération, leur religion peut être plus répandu sur la terre et durer plus longtemps. Au point de vue de supériorité, le Prophète le plus récent, le Prophète des derniers temps du monde, Muhammed aleihissalam est plus grand que tous les Prophètes. Les très hauts prophètes “Ulul’azm” sont supérieurs à ceux qui ne le sont pas. Les Raçoûls sont plus grands que les Nabîs non raçoûl.

Le nombre des Prophètes n’est pas connu. On sait qu’ils sont plus de cent vingt quatre mille. Parmi ceux-ci trois cent treize ou trois cent quinze sont Raçoûls. Et parmi eux, il y en a six qui sont plus grands que les autres. Ils sont appelés les très hauts Prophètes “Ulul’azm”. Ces Prophètes sont: Âdem (Adam), Nûh (Nouh, Noé), Ýbrahim (Abraham), Moûça (Moïse), Îsâ (Jésus) et Hatrat Muhammed Mustafa (aleihimussalâtu wassalam).

Trente trois parmi les Prophètes sont célèbres. ce sont: Âdam, Idrîss, Shite (ou Shice), Nouh (Noé), Houde, Saléh, Ibrâhim (Abraham), Loûte (Luth), Ismaa’il (Samuel), Isshaq, Yacoûb (Jacob), Yousouf (Joseph), Ayyoûb, Shoaib, Moûça (Moïse), Haaroun, Hýdýr, Youshaa bin Nûn, Ilyaas, Alyasaa, Zulkifl, Sham’un, Ishmoil, Younos bin Metâ, Daoud (David), Solaiman (Salamon), Lokmân, Zakaria, Yahyia, Uzayr, Îsâ bin Mariam, Zulkarnayn et Muhammed aleihi wa aleihimussalâtu wassalam.

De ces Prophètes, seulement les noms de vingt huit d’entre eux sont mentionnés dans le Qur’ân al-karîm. Il n’est pas très claire si Zulkarnayn et Lokmân et Uzayr et Hýdýr sont prophètes ou non. Le second nom de Zulkifl est Harkýl. Il y en a ceux qui disent pour lui qu’il est Ýlyas, Ýdrîss, ou Zakaria, qu’il est l’un de ces trois derniers.

Hadrat Ibrahim est Khalîlullah parce qu’il n’y avait en son coeur l’amour d’un être créé que l’amour d’Allâhu ta’âlâ. Hadrat Mouça était Kalimullah parce qu’il parlait avec Allâhu ta’âlâ. Hadrat Jésus était Kalimatullah parce qu’il n’avait pas de père. Il a été conçu seulement grâce à la divine parole (Soit). En outre, il prêcha les paroles d’Allâhu ta’âlâ qui étaient remplies des principes fondamentaux divins aux peuples.

Muhammed, aleihissalam, qui est à l’origine de la création de créatures, le plus grand, le plus précieux, le plus honorable du genre humain est Habîbullah (favori d’Allah). Il y a beaucoup de preuves de sa grandeur, de sa supériorité et de ce qu’il est Habîbullah. C’est pourquoi des paroles telles que “être vaincu” ou “être en déroute” ne peuvent pas être dites à son sujet. A la Résurrection, il se lèvera de sa tombe avant tout le monde. Il ira le premier au lieu du Jugement Dernier. Il entrera au Paradis avant tout le monde. On ne peut pas compter les très beaux traits de son caractère, l’énergie humaine n’y suffirait. Notons quelques uns.

L’un de ses miracles est l’ascension au ciel (Mi’radj). Alors qu’il avait été réveillé, il a été emmené avec son corps béni de la ville de la Mecque à Masdjid-al aqsâ à Jérusalem, et de là aux cieux, et, après le septième ciel, à la place voulue par Allâhu ta’âlâ. C’est ainsi que nous devons croire au Mi’radj. [Ceux qui sont sur la voie aberrante d’Ismâîlî et les ennemis de religion déguisés en savants islamiques essayent de tromper la jeunesse en écrivant et en disant que le Mi’radj était une condition mentale et qu’il n’avait été fait qu’en esprit. Nous ne devons pas acheter de tels livres corrompus et nous ne devons pas nous laisser tromper par eux.] On a écrit en détail dans de nombreux livres de grande valeur, particulièrement dans le livre “Chifâ-i chérif”[Iyâd Mâliki, l’auteur du livre Chifá-i chérif est décédé en 544 de l’Hégire [en 1150] à Marakuche.], comment se passa le Mi’radj. De la Mecque à “Sidra’tul’muntahâ”, il chemina avec Hadrat Gabriel. Sidra’tul’muntahâ est un arbre situé au sixième et au septième ciel. Aucune science, aucune ascension ne peuvent aller plus loin que là. Dans le Sidra, Raçoul-i Akram “sallallahu aleihi wa sallam” vit Hadrat Gabriel (Jabraïl aleihissalam) sous son aspect personnel avec ses six cent ailes. Hadrat Gabriel resta au Sidra. De la Mècque à Jérusalem (Kuddus) ou au septième ciel, il chemina sur le bourak. Le “Burak” est un animal du Paradis, de couleur blanche, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne. Ce n’est pas un animal terrestre. Il n’a pas de sexe. Il allait très vite. Il pouvait parcourir la distance la plus éloigné que l’oeil peut atteindre. A “Masjid-al aqsâ”, Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam) devint le guide des Prophètes pour la prière de la nuit ou du matin. Les âmes des Prophètes étaient là sous leur propre apparence humaine. De “Jérusalem” en montant au septième ciel, il s’éleva au moyen d’une échelle inconnue appelée “Mi’radj”. Sur le chemin, les anges alignés à gauche et à droite glorifiaient Raçoûlullâh et chantaient ses louanges. A l’arrivée à chaque ciel, Jabraïl aleihissalâm annonçait et donnait la bonne nouvelle de l’arrivée de Raçoûlullâh. A chaque étape il vit un prophète et le salua. A “Sidra”, il vit de nombreuses choses étonnantes. Il vit les grâces du Paradis et les tortures de l’Enfer. Il ne regarda aucune des grâces du Paradis en raison du désir ardent de voir la béatitude d’Allâhu ta’âlâ. Au delà de Sidra, il fit route seul parmi des auréoles.. Il entendit le bruissement des plumes des anges. Il passa parmi soixante dix mille rideaux. L’espace compris entre deux rideaux était semblable à celui d’une route de cinq cent années. Puis, il passa par Kursî sur un lit nommé “Refref”, plus lumineux que le soleil. Il sortit d’Arche, hors du temsp de l’espace et du monde de la matière. Il arriva à la présence à entendre la parole d’Allâhu ta’âlâ.

Il vit Allâhu ta’âlâ d’une manière qu’on ne peut pas comprendre ou expliquer, comme Il sera vu dans le monde futur, hors du temps et de l’espace. Il Lui parla sans lettres ni sons. Il glorifia et récita les louanges d’Allâhu ta’âlâ. Il reçut d’innombrables dons et honneurs. On lui assigna, à lui et à ses disciples, de célébrer cinquante fois les prières rituelles. Cela fut cependant progressivement réduit à cinq fois par jour sur un signe de Moûçâ aleihissalam. Avant cela les prières rituelles étaient célébrées seulement le matin et l’après midi ou la nuit. Après un si long voyage, ayant obtenu dons et bénédictions et ayant vu et entendu tant de choses, il revint à son lit. Sa place n’était pas encore devenue froide. Une partie de ce que nous disons a été connue par les âyats, une autre par les hadiths. Il n’est pas vadjib (indispensable) de tout croire. Cependant depuis que les savants d’ahl-i sunna ont attiré l’attention sur toutes ces choses, ceux qui nient ces faits seront séparés d’ahl-i sunna. Et celui qui ne croit pas l’ayât ou le hadîth devient infidèle.

Il y a d’innombrables preuves que Hadrat Muhammed “aleihissalâm” est Sayyid-ul-anbiyâ. C’est à dire, le plus grand, le supérieur des Prophètes “aleihimussalawatu wattaslimat”. Citons-en quelques unes:

Au jour du Jugement Dernier tous les Prophètes s’abriteront à l’ombre de son drapeau. Allâhu ta’âlâ ordonna à chaque Prophète: [Si vous vivez au temps de Hadrat Muhammed (alehissalâm), qui est, entre toutes les créatures, mon bien-aimé, croyez en lui et aidez lui.] C’est bien ce que tous les prophètes ont ordonné à leurs disciples dans leurs dernières volontés.

Muhammed “aleihissalâm” est le dernier prophète (Khâtam-ul anbiyâ). Il n’y en aura pas d’autre après lui. Il a été créé avant tous les Prophètes. C’est à lui que la dignité de prophète a été accordée en premier. Avec lui s’achève l’état de prophète. Aucun Prophète ne viendra après lui. Vers la fin du monde, pendant le temps de Mahdî, Hadrat Î’sâ (Jésus) “aleihissalâm” descendra à Damas. Cependant, il répandra la religion de Muhammed aleihissalâm. Il sera de son ummat.

[Les aberrants “Kâdiyânî”, organisés par les Anglais en Inde en 1296 de l’Hégire de l’année Hijrî lunaire (en 1880), disent de laids mensonges pour Hadrat Î’sâ aleihissalâm (Jésus). Bien qu’ils prétendent qu’ils sont eux-mêmes des musulmans, ils détruisent l’Islâm de l’intérieur. Sur ceux-ci, il y a une sentence (fatwa) communiquant qu’ils n’étaient pas musulmans. Ceux-ci sont appelés aussi “Ahmadî”].

Hadrat Muhammed aleihissalâm est le plus grand des Prophètes et il représente la pitié d’Allâhu ta’âlâ pour toutes les créatures. Dix-huit mille univers profitent de son immense miséricorde. A l’unanimité des savants, il est le Prophète de tous les êtres humains et des génies le plupart dit qu’il était le prophète des anges, des plantes, des animaux et de toutes les substances. Tandis que d’autres prophètes ont été envoyés à des groupes déterminés de diverses régions déterminées. Raçoûl-i Akram “sallallahu aleihi wa sallam” est le Prophète du monde entier et de toutes les créatures vivantes et mortes. Allâhu ta’âlâ a appelé les autres Prophètes par leurs noms. En ce qui concerne Muhammed aleihissalâm, IL lui a montré sa faveur en l’appelant: “Ô mon Messager, Ô mon Prophète”. Un miracle analouge à chaque miracle accordé à chaque Prophète lui a été accordé. Allah lui a donné davantage de miracles qu’il n’en a accordé à aucun de Ses autres Prophètes. Il a été placé au sommet de tous les prophètes grâce aux bénédictions ci-après qu’il a reçues. La lune était séparée en deux parties quand il a fait un signe de son doigt béni. Les pierres qu’il prenait dans la paume de sa main mentionnaient le nom d’Allah. Les arbres le saluaient en appelant “Ô Raçoul-Allah”. Le tronçon de bois sec appelé “Hannâné”, sanglotait parce que Raçoûlullâh s’éloignait et le laissait seul. L’eau pure s’écoulait de ses doigts bénis. Dans l’autre monde lui seront données les degrés nommés “Makâm-i Mahmûd”, “Chafâ’at-i Kûbrâ” (très grande intercession), “le bassin du Kawsar”, “Wessîla” et “Fadîla”. Il eut l’honneur de voir la beauté d’Allah avant d’entrer au Paradis. Et il eut des privilèges sans limites et la prééminence dans le monde, comme par exemple d’avoir les plus hautes qualités morales, de posséder la science, la douceur, la patience, la reconnaissance, la droiture, la munificence, la bravoure, la modestie, la sagesse divine, de très belles manières, la miséricorde, la sollicitude. Personne sauf Allâhu ta’âlâ ne connaît le nombre des miracles qui lui furent accordés. Sa religion abrogea toutes les autres religions. Sa religion est la meilleure et supérieure à toutes les religions. Son peuple est plus grand que tous les autres peuples. L’awliyâ de son peuple est au dessus de l’awliyâ des autres peuples.

Parmi les awliyâ du peuple de Muhammed aleihissalâm, Hadrat Abu Bakr-ý Sýddîk a mérité d’être son premier calife. Il était plus digne du califat que les autres. Il est l’aimé des imams, des avliyâs. Après les Prophètes, il est le plus grand et le plus favorable de tous les gens passés ou à venir. Grâce à la bonté d’Allâhu ta’âlâ, il n’a pas adoré les idoles avant l’apparition de l’Islâm. Il a été protégé du mal de l’infidélité et de l’aberration [on peut comprendre maintenant le malheur, la pauvreté et l’ignorance et ceux qui disent que Raçoûlullâh adorait les idoles avant d’accéder à l’état de prophète (nubuvva)].

Après lui, les plus grand des êtres humains est le second calife, Fâruk-i a’zam, Omar bin Hattâb “radiallahu taâlâ anh” qu’Allâhu ta’âlâ choisit comme ami pour Son prophète bien-aimé.

Après lui, le plus grand des étres humains est le troisième calife de Raçoûlullâh, Osman bin Affân “radiallahu taâlâ anh”, trésor de faveurs et de bénédictions, de la foi et de la connaissance sprituelle.

Après lui, le plus favorable des êtres humains est le quatrième calife de Raçoûlullâh Ali bin Abû Tâlib “radiallahu taâlâ anh”, le lion d’Allâhu ta’âlâ, qui possède beaucoup d’étonnantes supériorités.

Hadrat Hasan devint calife après lui. Le califat de trente années sur lequel le hadîth a attiré l’attention s’achevait avec lui[Hasen bin Ali est décédé empoisonné en 49 de l’Hégire [en 669] à Médine.]. Après lui, l’être humain le plus grand est Hadrat Huseyn bin Ali “radiallahu taâlâ anhum”, la lumière des yeux de Raçoûlullâh.

Voici ce que sont ces supériorités: faire davantage de bonnes actions, quitter leur pays pour l’amour de l’Islâm, devenir musulman avant les autres, se conformer eux-mêmes au maximum à Raçoûlullâh, se consacrer à son sunnat (mode de vie), lutter pour la propagation de sa religion, renforcer la religion islamique, s’opposer à l’incrédulité, à la discorde et à la corruption.

Bien que Hadrat Ali “radiallahu anh” devienne musulman avant tout le monde, il était encore enfant et il n’avait alors aucune richesse. Il était dans la maison de Raçoûlullâh, à son service. Cependant le fait qu’il devint un musulman n’entraîna pas les autres à croire, à en tirer la leçon, ni ne causa la déroute des infidèles, alors que la conversion des trois autres califes affermit l’Islâm. Hadrat Ali et ses enfants étaient les parents les plus proches de Raçoûlullâh et ils étaient de son sang sacré. Par conséquent, on peut dire qu’ils sont plus grands que Abu Bakr et hadrat Omar. Encore cette supériorité n’est-elle pas une supériorité sous tous les rapports. Elle ne les assure pas d’être plus en avant que ces grands hommes dans toutes les voies. C’est comme Hadrat Hýdýr qui enseigna quelques choses à Hadrat Moûçâ aleihissalâm. [Si la parenté de sang était une mesure pour la supériorité, Hadrat Abbas aurait été supérieur à Hadrat Ali. De plus, chez Abu Talib et Abu Leheb, les plus proches à l’égard du sang, il n’y a aucun signe d’honneur et de supériorité que les plus inférieurs des musulmans en ont.] C’est pour cela que Hadrat Fâtýma est plus supérieure que Hadrat Hadîdja et Hadrat Aicha “radiallahu anhunna’ parce qu’elle est proche du Prophète à l’égard du sang. Encore cette sorte de supériorité n’est-elle pas une supériorité à tous points de vue. Il n’y a pas accord des savants sur la plus grande des trois. D’après ce qu’on connait par les hadîths, ces trois plus, Hadrat Meryem (Hadrat Marie) et Hadrat Âsiyya, l’épouse du pharaon, sont les plus grandes de toutes les femmes au monde. Dans le hadîth, il est dit: “Fâtýma est supérieure à toutes les femmes du paradis et Hasan et Huseyn sont les plus grands jeunes du paradis.” C’est une supériorité d’un seul point de vue.

Après ceux-ci, les principaux compagnons (Ashâb-ý kirâm) sont de “Achara-i mubachchara”, c’est à dire des dix personnes placées sous la bénédiction du Paradis. Après eux, les plus grands musulmans sont trois cent treize Ashâb (Compagnons de Raçoûlullâh) qui ont participé à la guerre sainte de Bedr. Puis, les sept cent Ashâb qui ont participé à la guerre sainte de Uhud; suivent “Biât-ur-rýdwân”, c’est à dire les mille quatre cent Ashâbs qui se sont engagés envers Raçoûlullâh sous l’arbre.

Les compagnons de Raçoûl-i akram ont sacrifié leur vie et leur métier à la cause de Raçoûlullâh et l’ont aidé. Il est de notre devoir de mentionner leurs noms avec vénération et amour. Il n’est jamais admissible de prononcer des paroles ne convenant pas à leur grandeur. C’est une aberration et un grave péché de mentionner leurs noms irrespectueusement.

Quelqu’un qui aime Raçoûlullâh doit aimer tous ses compagnons. Car, dans un hadîth, il est dit: “Celui qui aime mes compagnons les aime parce qu’il m’aime. Celui qui ne les aime pas ne m’aime pas. Celui qui les blesse, me blesse et celui qui me blesse, blesse Allâhu ta’âlâ. Celui qui blesse Allâhu ta’âlâ, sera certainement torturé”. Dans un autre hadîth, il est dit: “Quand Allâhu ta’âlâ veut faire une faveur à quelqu’un de mon peuple (ummât), IL met en son coeur l’amour de mes compagnons. Il les aime tous tendrement.”

Pour cela, on ne peut pas penser que les compagnons de Raçoûlullâh combattaient l’un contre l’autre pour de mauvaises causes, pour obtenir la présidence ou pour satisfaire leurs désirs sensuels et passionnés. Penser cela ou les attaquer avec présomption en dehors de cette pensée est de l’hypocrisie et doit conduire à un désastre. Car, par suite de se trouver en présence de Raçoûlullâh, d’écouter ses précieuses paroles, le fanatisme (c’est à dire l’obstination, la jalousie) et le désir d’une situation et l’attachement aux choses de ce monde avaient été nettoyés de leurs coeurs. Ils étaient exempts d’ambition (de cupidité, de passion), de rancune et de mauvais caractère. Quelqu’un qui reste quelques jours avec l’un des avliyâ du peuple de ce si grand prophète obtient une part de ses très belles facultés et devient pur. Il se détache des ambitions terrestres. C’est comme pour les compagnons de Raçoûlullâh: Ils ont aimé Muhammad aleihissalâm plus que toute autre chose. Ils ont sacrifié pour lui leurs biens et leur vie. Pour lui, ils ont quitté leur pays. Ils aimaient sa compagnie qui était une nourriture pour l’esprit. Comment pourrait-on jamais croire qu’ils n’étaient pas exempts de mauvaises habitudes, qu’ils n’étaient pas eux-mêmes purs, qu’ils combattaient pour la charogne de ce monde provisioire? Ces grands hommes sont certainement plus purs que tout le monde. On ne peut pas simplement comparer les désaccords et les luttes entre eux à nos hommes malveillants ou dire qu’ils combattent pour satisfaire leurs désirs sensuels. Il n’est pas permis d’avoir de telles pensées sur Ashâb-ý kirâm. Pour celui qui dit cela, n’a-t-il jamais pensé qu’être hostile à Ashâb-ý kirâm, c’est être hostile à Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam) qui les a éduqués et instruits? Parler mal d’eux, c’est parler mal de Raçoûlullâh. C’est pourquoi les grands religieux disent: “Quiconque qui ne considère pas Ashâb-ý kirâm (Compagnons) comme grands et qui ne les respecte pas aura refusé de croire à Raçoûlullâh”. Les combats de “Chameau” et de Sýffîn” ne peuvent pas être motifs à les calomnier. Dans ces guerres, tous ceux qui se sont dressés contre Hadrat Ali n’étaient pas mauvais, au contraire, ils ont mérité d’être récompensés au jour du Jugement Dernier, en vue de certaines raisons religieuses. Dans le hadîth, il est dit. “Une récompense (thawâb) doit être donnée au mudjtehid qui fait faute et deux ou dix à celui qui se rend compte de ce qui est droit. Une des deux récompenses est pour l’Idjtihad. L’autre est pour la découverte de la vérité.” Les désaccords et les luttes entre ces grands hommes n’étaient pas issus de l’entêtement ou de l’hostilité. Ils avaient eu lieu à cause de l’Idjtihad. Ils étaient issus de leur désir d’exécuter les commandements de l’Islâm. Tous les compagnons de Muhammed aleihissalâm étaient des mudjtéhids. [Par exemple, dans un hadith cité à la 198. ième page du livre “Hadîkâ”, on communique qu’Amr Ibn Âs “radiallahu anh” était mudjtehid.]

Il est fard pour chaque mudjtehid d’agir en accord avec la connaissance qu’il acquiert et qu’il reçoit pendant son idjtihad. Son idjtihad n’est pas conforme à celui d’un mudjtehid qui est au-dessus de lui. Cependant il doit encore suivre son idjtihad propre. Il n’est pas admissible de suivre d’autres idjtihads. Abu Yûsuf et Mohammad Chéybânî étaient des élèves du grand Imâm Abû Hanifa[Abû Hanîfa Nu’man bin Thâbit est décédé en 150 de l’Hégire [en 767] à Baghdad.], et Abu Sewr et Ismâ’il Muzanî étaient des élèves d’Imâm-ý Muhammad Châfî[Muhammad bin Idrîs Châfî’î est décédé en 204 de l’Hégire [en 820] en Egypte.]. Ils étaient en désaccord avec leurs maîtres sur de nombreux points. Les choses que leurs maîtres appelaient “défendues”, eux les disaient permises, et les choses que leurs maîtres appelaient “permises”, eux les disaient défendues. On ne peut pas les appeler pécheurs ou mauvais à cause de cela. Personne ne l’a dit, car ils étaient mudjtehid comme leurs maîtres.

Oui, Hadrat Ali “radiallahu anh” était de plus haut rang et il en savait plus que Muâviyya et Amr Ibni Âs “radiallahu anhuma”. Il avait de nombreuses qualités supérieures qui le distinguait d’eux. Son idjtihad aussi était plus fort et plus vif que celui des deux autres. D’ailleurs tous les compagnons (Sâhâba-i kirâm) étaient mudjtehids et il ne leur était pas permis à eux deux de suivre l’idjtihad de ce grand Imâm. Il leur était indispensable d’agir selon leur idjtihad.

Question: Dans les combats de Djemel et de Sýffîn, un grand nombre de muhâdjir et d’ansâr prirent le parti d’Ali. Ils étaient tous mudjtéhid et ils les considéraient indispensable de suivre Ýmâm-ý Ali. Quoique leur Ýdjtihad n’était pas identique au sien, il était indispensable de le suivre. ceci montre que pour les mudjtehid aussi, il est indispensable de suivre Imâm-ý Ali, Alors?

Réponse: Ceux qui suivirent Hadrat Ali “radýyallahü taâlâ anh” et combattirent avec lui ne se joignirent pas à lui parce qu’ils suivaient son idjtihad. Ils coopéraient avec lui parce que leur idjtihad était conforme au sien. Leur idjtihad leur montrait qu’il était indispensable de suivre Imâm-ý Ali. De plus, l’idjtihad de plusieurs Ashâbs n’était pas conforme à celui de Hadrat Ali. Il devint nécessaire de combattre ce grand îmâm. L’idjtihad d’Ashâb-ý kirâm se divisa de trois façons. Les uns comprirent qu’Hadrat Ali avait droit et il leur devint indispensable de le suivre. D’autres pensèrent que c’était l’idjtihad de ceux qui combattirent contre Ali “radiallahu anh” avait droit et il leur devint indispensable (vajib) de suivre ceux qui combattirent contre lui et ils le combattirent. Les troisièmes dirent qu’il n’était pas indispensable de suivre l’un ou l’autre côté. Leur idjtihad leur disait de ne pas intervenir dans la guerre. Toutes ces trois façons de voir étaient certainement droites et ils méritaient d’être récompensés dans l’autre monde.

Question: Ce qui est écrit ci-dessus montre que ceux qui combattirent avec Hadrat Ali, avaient droit, alors que les savants ahl-i sunna nous communiquent que Hadrat Ali avait droit et ses adversaires dans l’erreur mais qu’on leur pardonnait parce qu’ils avaient une excuse et de ce fait ils méritaient une récompense. Que peut-on dire à ce sujet?

Réponse: Le grand Ýmâm Châfi’î et Omar bin Abd’ul’aziz, les grands hommes de religion disent qu’on ne peut pas utiliser le mot “erreur” pour l’un quelconque d’Ashâb-ý kirâm. C’est pourquoi on a dit: “Il est mal de dire que les Grands ont fait erreur”. Au sujet des Grands, il n’est pas admissible pour les inférieurs de dire des paroles telles que “il fit bien” “il fit mal” “nous aimons” “nous n’aimons pas”. De même qu’Allah ne macula pas nos mains du sang de ces grands hommes, de même nous empêcherons notre bouche de prononcer des paroles telles que “bien” ou “mal”. Des savants profondément instruits disent qu’Hadrat Ali a eu droit et ses opposants dans l’erreur. Par ces paroles cependant, ils veulent dire que (si Hadrat Ali “radiallahu anh” leur avait parlé, il aurait pu par lui-même leur faire avoir le même idjtihad que lui). En réalité, Hadrat Zubèyr bin Avvâm était parmi ceux qui organisèrent le combat du Chameau contre Hadrat Ali. Mais, plus tard, quand il approfondit davantage la question, son idjtihad changea. Il abondonna le combat. On peut ainsi comprendre les paroles des savants ahl-i sunna qui considèrent l’erreur comme possible. Il n’est pas possible de dire qu’Hadrat Ali et ceux qui le suivaient étaient dans la voie droite et que les autres compagnons du Prophète qui étaient dans l’autre camp avec Âicha-i Sýddýka étaient dans la voie de l’erreur.

Ces combats entre Ashâb-ý kirâm provenaient de différences dans l’idjtihad qui est une des branches subsidiaires de la loi de l’Islâm. Ils n’avaient aucun désaccord sur les principes de base de l’Islâm. Aujourd’hui certains attaquent présomptueusement les grands hommes de religion comme Hadrat Mouâviya et Amr-ibni Âs “radiallahu anhuma” et ils leur manquent de respect. Ils ne peuvent pas comprendre nettement qu’en blessant Ashab-ý kirâm, ils blessent et méconnaissent Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam). Il est écrit dans Chifâ-i Chérif que Mâlik bin Anas, le grand savant a dit: “Quelqu’un qui maudit et calomnie Amr-Ibni Âs et Mouâviya “radiallahu anhuma”[Muawiya bin Abu Sufyan est décédé en 60 de l’Hégire [en 680] à Damas. Amr Ibn Âs est décédé en 43 de l’Hégire [en 663] en Egypte.] mérite les paroles qu’il prononce sur eux. Il est indispensable de punir sévèrement ceux qui sont insolents envers eux.” Puisse Allah emplir nos coeurs de l’amour des compagnons de Son Bien-aimé. Les musulmans pieux et ceux qui craignent les péchés aiment ces grands hommes. Les hypoctrites et les infidèles ne les aiment pas.

[Ceux qui conçoivent nettement la valeur et la grandeur des compagnons de Raçoûlullâh (sallallahü aleihi wa sallam) et les aiment, respectent et les suivent sont appelés Ahl-i Sunna. Ceux qui disent “nous aimons les uns, nous n’aimons pas les autres” et qui parlent mal du plus grand nombre et qui ne suivent pas tellement le chemin d’aucun d’eux sont appelé Chi’î (Chi’îtes et Râfidî). Il y a beaucoup de Chi’îtes en Iran, en Inde et en Iraq. Il n’y en a pas en Turquie. Ceux-ci s’appellent eux-mêmes “Alevî” pour tromper les Alévis musulmans et purs, dans notre pays. Cependant, Alévi signifie le musulman qui aime Hadrat Ali. Pour aimer quelqu’un, il faut le suivre et ceux qu’il aimait. S’ils aimaient Hadrat Ali, ils le suivraient. Hadrat Ali aimait tous les Compagnons de Raçoûlullâh. Il était un conseiller et un compagnon de souffrance du calife Hadrat Omar “radiallahu anhuma”. Il donna en mariage à Hadrat Omar sa fille Umm-i Gulsum née de Hadrat Fâtima “radiallahu anha”. Pendant le houtba il dit au sujet de Hadrat Mouâviya “Nos frères étaient en désaccord avec nous. Cependant ils ne sont ni infidèles ni pécheurs. Leur idjtihad était ainsi fait.” Quand Hadrat Talha, qui le combattait, était martyrisé, il nettoya la poussière de son visage. Il dirigea lui-même l’office de prière fait pour lui. Dans le dernier âyat du Soûra da Fath Allâhu ta’âlâ nous dit que “Ashâb-i kirâm aimaient les uns les autres”. IL déclare aussi dans le Qur’ân al-karîm que “les croyants sont des frères”. C’est être infidèle au Coran de ne pas aimer un des compagnons du Prophète et d’engager les hostilités contre lui. Les savants Ahl-i sunna ont si bien compris la grandeur, la supériorité d’Ashâb-ý kirâm “radiallahu taâlâ anhum ajma’în”. Ils nous ordonnaient de les aimer tous, ils ont sauvé les musulmans de grandes calamités.

Ceux qui n’aiment pas Hadrat Ali et ses fils et ses descendants, et ceux qui engagent les hostilités contre cette grande famille qui est comme la prunelle des yeux d’Ahl-i sunna, sont appelés “Hâridjî”. Aujourdhui, les Hâridjî sont appelés “Y’ezîdî”. Leur croyance est si corrompue qu’ils n’ont aucun rapport avec l’Islâm.

Les “Wahhabites” sont ceux qui disent qu’ils aiment tous les compagnons de Raçoûlullâh (Ashab-i kirâm), mais qui ne les suivent pas et ceux qui appellent leurs idées corrompues comme de la voie d’Ashâb-ý kirâm. Ces hommes ne comprennent pas la grandeur et la supériorité de chacun des compagnons de Raçoûlullâh et des savants ahl-i sunna. Ils n’aiment pas leurs paroles et leurs actes. Les wahhâbites n’aiment pas les savants ahl-i sunna et les grands de sofisme et les Chiîtes et ils les calomnient tous. Ils croient seulement eux-mêmes comme musulmans. Ils appelent les ahl-i sunna des infidèles. Ils disent qu’ôter la vie et la propriété d’Ahli-sunna est autorisé aux wahhâbites. Ainsi deviennent-ils “Ibâhî”. Ils tirent du Coran et des hadiths des sens faux et aberrants et pensent que l’Islâm ne consiste qu’en ces sens. Ils nient beaucoup de hadith. Les sâvants ahl-i sunna et les personnalités des quatre madhhabs ont prouvé, documents à l’appui, dans de nombreux livres que les wahhâbites étaient égarés et dissidents de l’Islâm. Pour en avoir une connaissance plus détaillée, veuillez lire nos livres “Minhatul Wahbiyya”, “Et-tewessulu bin-nebi wa bis-Sâlihîn”, “Sébil-un-nedjât” (en arabe) et “Sayf-ul-abrâr” (en persan). Ces livres cités ci-dessus et les autres livres précieux écrits sur ce sujet ont été publiés par “Hakikat Kitabevi” à Istanbul. Dans le troisième volume d’Ibni Abidin[Muhammad Amîn Ibn Äbidîn est décédé en 1252 de l’Hégire [en 1836] à Damas.], qui explique les “Baghis” et dans le livre “Nimet-i Islâm” (en turc) au chapitre des contrats de mariage, il est clairement écrit que les Wahhabites sont ibâhî. Dans les livres, “Mir’at-ul harameyn” et “l’Histoire des Wahhâbites” d’Ayyûb Sabri Pacha[Ayyub Sabri Pacha, décédé en 1308 de l’Hégire [en 1890].], l’un des amiraux du Sultan Abdulhamid Khân, et, dans le septième tome de l’Histoire d’Ahmed Djevdet Pacha, il est écrit en détail que les Wahabites ont dévié de l’Islâm et leurs torts et leurs trahisons sont décrits. Le livre de Yusuf Nebhânî, intitulé, “Chéwâhid-ul-haq” et édité en arabe, en Egypte, répond longuement aux Wahhâbites et à Ibni Teymiyyé. Cinquante pages de ce livre cité ci-dessus existent dans le livre en arabe intitulé “Les savants d’Islâm et les Wahhabites”, publié à Istanbul.

Ayyûb Sabri Pacha “rahima-hullahu taâlâ” dit que:

(Les Wahhabites se lancèrent sur la péninsule d’Arabie en l’année 1205 de l’Hégire [1791], au cours d’une rébellion sanglante, plein de tortures). Mouhammed Abdouh, un Egyptien, est l’un des hommes qui essayèrent d’étendre le wahabisme à travers le monde par leurs livres. A l’époque du Parti de l’Union, les livres d’Abdouh étaient traduits en turc et publiés à l’intention de la jeunesse avec des phrases telles que “l’oeuvre d’Abdouh, le grand savant islamique, un homme aux idées éclairées, un réformiste précieux”, alors qu’Abdouh avait franchement écrit qu’il admirait Djémaleddin-i Afgânî[Djémaleddin Afgânî, décédé en 1314 de l’Hégire [en 1897].], qui était franc-maçon et le président de la Loge maçonnique du Caire. Les ennemis de l’Islâm au moyen de livres faussement embellis et qui incitaient incidieusement à cette tentative. Abdouh était porté aux nues. On disait que les grands savants Ahl-i sunna, les Imâms de madhhab étaient ignorants. Leurs noms n’étaient pas plus longtemps mentionnés. Mais les purs et nobles descendants de nos ancêtres qui avaient sacrifié leurs vies pour la cause de Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam), les fils des honorables martyrs, ne se laissèrent pas prendre à cette propagande et à cette publicité pour laquelle des millions de dollars avaient été dépensés. Ils n’avaient même pas entendu parler de ces pseudo-héros de la religion, ni ne les avaient connus. Allâhu ta’âlâ protégea les enfants des martyrs contre ces attaques. Aujourd’hui, les livres des gens tels que Mavdoûdî[Mavdoûdî, fondateur de “Jamaat-ul Islamiyye” en Inde est mort en 1399.], Sayyid Kutb[Sayyid Kutb a été exécuté en 1386 [en 1966] en Egypte.] et Hamîdoullah ont été traduits et publiés à l’intention de la jeunesse. Dans ces traductions exaltées par une gigantesque publicité, nous voyons des pensées aberrantes, en désaccord avec ce que les savants Ahl-i sunna dirent. L’eau peut dormir, les ennemis jamais. Puisse Allâhu ta’âlâ réveiller les musulmans du sommeil de l’ignorance, pour la cause de son Prophète bien-aimé Hadrat Muhammad “aleihissalâm”. Puisse-t-IL nous empêcher de nous laisser prendre aux mensonges et calomnies de nos ennemis. Travailler sans suivre la voie, prier sans travailler serait demander des miracles à Allâhu ta’âlâ. Nous devons d’abord suivre la voie, ensuite prier. Le premier moyen d’éviter l’incroyance, c’est d’apprendre et d’enseigner l’Islâm. En outre, il est obligatoire pour chacun, homme ou femme, d’apprendre la foi Ahl-i sunna, les commandements et les interdictions. C’est le premier devoir.

Ceux qui n’apprennent pas la croyance Ahl-i sunna et les éléments de la religion, et qui ne les enseignent pas à leurs enfants sont en danger de déviation de l’Islâm et de tomber dans le fossé de l’incroyance. Les prières de tels gens ne sont pas reconnues. Comment peuvent-ils alors s’échapper de l’incroyance? Raçoûlullâh (sallallahu aleihi wa sallam) a dit: “Il y a l’Islâm là où il y a la connaissance et la science. Il n’y a pas l’Islâm là où il n’y a pas de connaissance, de science”. De même qu’il est nécessaire de manger et de boire pour ne pas mourir, de même, il est nécessaire d’apprendre sa religion pour ne pas être trompé par les infidèles. Nos ancêtres s’assemblaient souvent et lisaient les livres enseignant les éléments de la religion. C’est seulement ainsi qu’ils restaient musulmans et étaient heureux de l’être. Ils nous communiquaient exactement cette lumière de bonheur extrême. Pour rester musulman et de peur que nos enfants soient attirés par les ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur, le premier remède est d’enseigner d’abord tous les livres écrits par les savants ahl-i sunna. Les parents qui veulent que leurs enfants soient musulmans doivent les envoyer à un maître et être sûrs qu’il leur apprendra à lire le Coran. Lisons, apprenons et enseignons à nos enfants et à ceux qui sont sous nos ordres, tant que nous en avons l’occasion. La difficulté viendra pour eux quand ils commenceront à aller à l’école. Ensuite, c’est impossible. Il est inutile de se lamenter quand le malheur est arrivé. Nous ne devons pas nous laisser surprendre par les ennemis de l’Islâm, par les renégats, par leur douceur, par leurs livres faussement embellis, leurs journaux, leurs magazines, leur télévision, leur radio et leur cinéma. Nous devons faire très bien connaître l’ami et l’ennemi. Ainsi, nous ne serons pas surpris par la flatterie et l’aide de l’ennemi et nous ne tomberons pas dans son piège. Ibni Abidin “rahima-hullahu taâlâ”, dans la troisième volume de son livre déclare que: “Les infidèles incidieux qui travaillent à faire abjurer les musulmans de l’Islâm en enseignant les choses qui causent l’infidélité comme si elles sont Islâm, qui se présentent musulmans, bien qu’ils ne croient en aucune religion, sont appelés “Renégats”.

Question: Quelqu’un qui a lu les articles et les traductions des livres par des sans madhhabs dit: “Nous devons lire des interprétations du Coran. Charger les savants en religion de comprendre notre religion et le Coran est une pensée dangereuse et affreuse. Le Coran ne dit pas: “Ô savants en religion!” il emploie des termes comme “Ô croyants!”, “Ô hommes!”. C’est pourquoi tous les musulmans devront comprendre le Coran eux-mêmes sans charger personne d’autre de ce travail.”

Il désire que tout le monde lise les interprétations et les hadîths. Il ne nous recommande pas de lire les livres de Kalâm, de fýkh, d’ilmihâl des savants d’Islâm, des grands d’Ahl-i sunna. Et le livre intitulé “I’Unité en Islâm et les madhhabs fýqh”, écrit par Rachid Rýza[Rachid Rýza, était un disciple de M. Abdouh. Il est mort en 1354 [en 1935].] et, publié par la présidence des affaires religieuses (publication no: 157, en 1394 de l’Hégire, [1974] a étonné tout à fait les lecteurs. Aux plusieurs pages, particulièrement, dans le sixième discours de ce livre, c’est dit:

“Ils exaltèrent les imâms mudjtehids au degré des prophètes. Même, ils préférènt la parole d’un mudjtehid, qui ne s’accordait pas avec le hadith du Hadrat le Prophète, et ils quittèrent le hadith. Ils dirent qu’il était probable que ce hadîth soit annulé ou puisse se trouver un autre hadith auprès de notre Ýmam.

“Ces imitateurs (ceux qui suivent l’une de quatre madhhabs) abandonnent aussi la vie à suivre des mudjtehids, en agissant avec la parole de ceux qui peuvent faire l’erreur dans leur jugement et il est possible qu’ils n’ont pas de connaissance sur ce sujet. Même, ils abandonnent le hadith de Hadrat le Prophète qui est loin de faire l’erreur. En faisant cela, ils ne s’accordent pas non plus avec le Coran. Ils disent que personne, autre que les mujtehids, ne peut pas comprendre le Coran. Ces paroles des hommes de fýqh et des autres muqallids (imitateurs) montrent qu’elles ont été adaptées des Juifs et des Chrétiens. Cependant, il est plus facile de comprendre le Coran et le hadith que les livres écrits par les hommes de fýqh. Ceux qui ont bien appris les mots et les styles grammaticaux arabes n’auraient aucune difficulté de comprendre le Coran et le hadith. Qui peut nier le fait qu’Allah est capable d’expliquer clairement Sa propre religion? Qui déniera le fait que Raçoûlullâh était plus capable que tout le monde de comprendre ce qu’Allah voulait dire et de l’expliquer mieux que les autres? De dire que les explications du Prophète sont insuffisantes pour les musulmans, c’est prétendre qu’il n’est pas capable d’accomplir exactement le devoir de tebligh (communication). Si la majorité des hommes n’était pas capable de comprendre le Coran et le Sunnat, Allah ne voudrait pas charger tous les hommes de règles dans le Livre et Sunna. On doit savoir avec les documents ce que l’on croit. Allah désapprouve faire le taqlid (imitation) et imiter les pères et les grands-pères. Les âyats montrent que le taqlid n’est jamais approuvé par Allah. Il est plus facile de comprendre la partie de la religion concernant le furû (Sur le fýqh) des documents que comprendre la partie qui concerne la foi. Puisqu’il est chargé de ce qui est difficile, ne devra-t-Il pas charger de facile? Bien qu’il soit difficile de tirer les jugements de certaines matières, faits rares, cela sera considéré commune excuse de ne pas les faire et de ne pas les savoir. Les hommes de fýqh inventèrent un nombre de problèmes. Ils produirent des règles pour ceux-ci. Ils essayèrent d’introduire les choses comme re’y, kýyas-ý djéli et kýyas-ý khafi comme documents auprès de ceux-ci. Ceux-ci ont été faits déborder aux champs des prières sur lesquelles il est impossible d’acquérir la connaissance au moyen de la raison. Ainsi étendirent-ils la religion, en la dévéloppant. Ils infoncèrent les musulmans dans la peine. Je ne nie pas le qýyas. Je dis qu’il n’y a pas de qiyâs dans le domaine de prière. Les croyances et les prières ont été complétées à l’époque de Hadrat le Prophète. Personne ne peut rien y ajouter. Les imâms mujtéhids prohibèrent l’imitation (taqlid) aux hommes et rendirent harâm (défendu) d’imiter.”

Les citations extraites de ce livre cité ci-dessus interdisent suivre les Ýmâms de quatre madhhabs comme tous les livres des sans-madhhabs. Ils ordonnent à tout le monde d’apprendre l’interprétation (tafsîr) et le hadith. Que peut-on répondre à cela?

Réponse: Quand on lit attentivement les écritures rédigées par les sans-madhhabs, on verra aussitôt qu’ils travaillent à tromper les musulmans en embellissant leurs pensées aberrantes et leur vue séparatrice avec les séries de logique. Les ignorants croient que ces écritures sont basées sur la connaissance dans le cadre de logique et de la raison, et ils s’y attachent. Mais les savants de ceux qui ont la vue ardente ne tombent jamais dans leur piège.

Les savants islamiques rahima-humullahu ta’âlâ ont écrit de milliers de livres précieux depuis quatorze siècles, dans le but d’avertir les jeunes contre le danger des sans madhhabs qui entrainent les musulmans, au malheur éternel. Nous avons estimé bien convenable de traduire quelques passages à partir de la page 771 du livre “Hudjjat-ullahi alel’âlemin” de Yusuf Nebhanî[Yusûf Nabhânî est décédé en 1350 de l’Hégire [en 1932] à Beyrouth.] comme réponse pour la question citée ci-dessus:

“Tout le monde ne peut pas tirer ahqâm (règles, conclusions) du Qur’ân al-karîm. Les imams mujtehids mêmes ne pourraient pas être capable de tirer les règles dans le Qur’ân al-karîm, pour cela, Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam” a expliqué les règles du Qur’ân al-karîm au moyen de ses hadiths. Comme le Qur’ân al-karîm a été expliqué seulement par Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam”, les hadiths aussi ont été conçus et expliqués seulement par Ses compagnons et par les imâms mudjtehids.

Allâhu ta’âlâ a doté Ses imâms mujtehids de connaissances scientifiques et religieuses, de compréhension profonde, d’esprit vif, de plusieurs supériorités, pour qu’ils les comprennent. Le principal de ces supériorités est le taqwa. Puis, vient la Lumière divine dans leurs coeurs. Avec l’aide de ces supériorités, nos Imâms mudjtehids ont compris ce qu’Allâhu ta’âlâ et Raçoûlullâh ont déclaré dans leurs paroles, et, quant à ce qu’ils n’ont pas pu comprendre, ils l’ont expliqué au moyen de “qýyas”. Chacun des imâms de quatre madhhabs a indiqué qu’il n’a pas parlé de son propre opinion et a dit à ses disciples: “Si vous trouvez un hadith vrai (sahih), laissez ma parole à part, suivez le hadith de Raçoûlullâh”. Nos imâms de madhhab ont dit cela aux savants profonds qui sont des mujtehids comme eux. Ces savants sont des mudjtehids de terdjih (habileté de distinguer) et qui savent les documents de quatre madhhabs. Ils étudient les documents et les transmissions de hadith sur lequel l’imâm de madhhab a basé son idjtihad et ceux de vrai hadith appris récemment et ils examinent lequel est daté postérieur et plusieurs autres conditions, ainsi comprennent-ils lequel sera préféré. Ou bien, l’imâm mujtehid a résolu un problème au moyen de qýyas parce qu’il ne savait pas le hadith qui serait son document. Et les disciples, en apprenant un tel hadith, ont décidé différemment. Mais, ses disciples ne vont pas au-delà des règles d’imâm de madhhab, tant qu’ils emploient un tel idjtihad.. Les muftîs mudjtehids aussi qui ont succédé, donnèrent de sentence (fatwâ) dans la même manière. Comme on comprend de tous ceux qui sont écrits ci-dessus, les musulmans qui suivent les imâms de quatre madhhabs et les mudjtehids qui se sont élevés dans leur madhhab, suivent les règles d’Allâhu ta’âlâ et de Son messager. Ces mudjtehids ont compris les règles (jugements, sentences) du Qur’ân al-karîm et des hadiths que tout le monde ne pourrait pas comprendre et ils ont communiqué ce qu’ils ont compris. Et les musulmans ont imité ceux que ces mujtehids avaient conçus et communiqués du Coran et de sunnat. Parce que la signification du quarante troisième âyat (verset) de soura de Nahl est comme ceci: “Si vous ne savez pas, demandez à ceux qui savent.”

Cet âyat montre que tout le monde ne peut pas comprendre correctement le Livre et la Sunna et il y aura aussi de ceux qui ne peuvent pas les comprendre, de ne pas essayer personnellement d’apprendre du Qur’ân al-karîm et des hadiths mais de les apprendre en demandant à ceux qui ont compris. Si tout le monde avait pu comprendre correctement les sens du Qur’ân al-karîm et des hadiths, les soixante douze groupes déviés n’auraient pas apparu. Tous ceux qui ont produit ces groupes étaient tous des savants profonds. Mais aucun d’eux n’a pu comprendre correctement les sens du Coran et des hadiths. Ayant mal compris, ils se sont égarés du droit chemin et ils causèrent de s’entrainer des millions de musulmans vers le malheur, la calamité. Ils furent si excessifs en donnant de faux sens aux âyats et aux hadiths autant qu’ils devinrent aberrants en appelant les musulmans de la bonne voie des infidèles ou polythéistes. Dans leur livre “Kechf-uch-chubuhât”, traduit en turc et infiltré secrètement en Turquie, ils disent qu’il est mubah (permis) de tuer les musulmans qui ont la croyance ahl-i sunna et de piller leurs bien.

Allâhu ta’âlâ a accordé seulement la grâce pour le peuple de Son Prophète bien-aimé “sallallahu aleihi wa sallam” que les imâms de madhhab accomplissent l’djtihad, établissent leur madhhab et que tous les musulmans se réunissent dans ces madhhabs. Allâhu ta’âlâ a créé d’un part les imâms d’itiqad (croyance) et a empeché les hérétiques, les renégats, les mulhids et les humains diaboliques de corrompre les connaissances de foi et d’itiqad et IL a protégé Sa religion d’être corrompu en créant les Imâms de madhhab. Comme ce bien n’existe pas dans la religion chrétienne et juive, ces religions ont été corrompues et modifiées en jouet.

Les savants islamiques ont communiqué unanimement qu’il n’y aurait pas de savants profonds capable de faire l’idjtihad, après quatre cent années de la mort de Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam”. Aujourd’hui, quelqu’un qui dit qu’il faut faire l’idjtihad est certainement fou ou ignorant de religion. Le grand savant Djélaleddin-i Suyûtî “rahima-hullahu taâlâ”[Suyûtî Abdurrahman, est décédé en 911 [en 1505] en Egypte.] avait dit qu’il était élevé au degré de l’idjtihad. Et les autres savants de son époque lui avaient posé une question dont elle avait deux réponses différentes, données par lui, et ils lui avaient demandé qu’il y ait expliqué laquelle de deux réponses était plus juste. Il n’a pas pu la répondre. Il a dit qu’il avait beaucoup de travail et qu’il n’avait pas de temps à répondre. Tandis qu’on lui avait demandé qu’il fasse l’idjtihad sur le fatwa qui était le plus bas des degrés d’idjtihad. Puisqu’un savant éminent comme Suyûtî qui s’est abstenu de faire l’idjtihad sur le fatwâ, comment devront s’appeller ceux qui forcent les hommes à faire l’idjtihad absolu, s’ils ne s’appellent pas foux ou ignorants de religion? Imâm-i Ghazzali[Imâm-ý Muhammad Ghazali est décédé en 505 de l’Hégire [en 1111] à Tûs.] a clairement marqué dans son livre “Ihyâ-ul-ulûm” qu’il n’y avait aucun mudjtéhid à son époque.

Si un musulman qui n’est pas mudjtehid apprend un vrai (sahih) hadith et s’il est difficile pour lui d’accomplir une règle d’imâm de madhhab, qui ne s’accorde pas avec le hadith, il devra rechercher et suivre, parmi quatre madhhabs, un mudjtéhid dont l’idjtihad est basé sur le hadith et faire son affaire-ci en suivant la madhhab de ce dernier mudjtéhid. Le grand savant imâm-ý Nawâwî “rahima-hullahu taâlâ”[Yahyâ Nawawî est décédé en 676 [en 1277] à Damas.] explique cela en détail dans son livre “Rawdat-ut-tâlibîn”. Car, il n’est pas permissible pour ceux qui ne sont pas élevés au niveau d’idjtihad de tirer des règles du Livre et de Sunna. Aujourd’hui quelques ignorants disent qu’ils sont élevés au niveau d’idjtihad absolu, qu’ils peuvent tirer de règle de Livre et de Sunna et qu’ils n’ont pas besoin de suivre l’une de quatre madhhabs. Ils abandonnent la madhhab qu’ils ont suivi depuis des années. Ils essayent de réfuter les madhhabs avec leur pensée erronée. Ils disent ces pareilles paroles suivantes si ignorantes, si imbéciles comme: “Nous ne suivons pas l’opinion des hommes de religion qui sont comme nous.” Trompés par le satan et provoqué par leurs passions sensuelles, ils prétendent la supériorité. Ils ne peuvent pas comprendre, en disant cela, qu’ils relèvent ainsi leur bêtise et leur bassesse, non leur supériorité. Parmi ceux-ci, nous voyons aussi des ignorants et des aberrants qui ont dit et écrit qu’il fallait que tout le monde ait lu l’interprétation (tafsir) et ait dérivé, les règles des livres d’interprétation et de Buhârî. Ô mon frère musulman! évite trop de faire l’amitié avec ces pareils imbéciles ou de les considérer comme les hommes de religion; Attache-toi entièrement à la madhhab de ton Imâm! Tu es libre de choisir celle que tu souhaites parmi les quatre madhhabs. Mais, il n’est pas permis (djaiz) de rechercher les facilités des madhhabs, c’est à dire faire le “Telfýq” (unification) des madhhabs. [Telfiq (unifications des madhhabs) signifie l’accomplissement d’un acte en unifiant ou en mêlant les moyens faciles des madhhab, qui n’est pas compatible avec aucune de quatre madhhabs. Quand on accomplit un acte, on suit l’une de quatre madhhabs, c’est à dire, s’il est juste (sahih) dans cette madhhab-là et si on suit aussi, dans la mesure du possible, les choses nécessaires pour que cet acte soit aussi valide et admissible dans les quatre autres madhhabs, il sera appelé “Taqwâ” et cela sera très digne de récompense.]

Un musulman qui lit et qui peut comprendre bien les hadiths doit apprendre les documents de sa propre madhhab, faire les actions louées par les hadiths, se garder de ceux qu’il a fait peur, apprendre la grandeur et la valeur de la religion Islâm, les perfections des noms et des attributs d’Allâhu ta’âlâ, la vie, les vertues et les miracles de Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam” l’ordre de ce monde et de l’autre, de la Resurrection, de jour du Jugement Dernier, du Paradis, de l’Enfer et les anges, les génies, les peuples anciens, les prophètes et leurs livres et la supériorité de Raçoûlullâh et du Qur’ân al-karîm, les vies et les conduites de son haut personnage, de ses Compagnons et les signes du jour du Jugement Dernier et plusieurs connaissances qui contiennent ce monde et l’autre. Toutes les connaissances de ce monde et de l’autre existent dans les hadiths de Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam”.

Quand ceux que nous avons écrit ici ont été bien compris, il sera évident que, ceux qui disent que ces règles de l’Islâm qui ne sont pas dérivées des hadiths sont inutiles, sont si ignorants. Parmi les innombrables connaissances des hadiths, le nombre des hadiths qui ont communiqué les prières (ibadat) et muâ’malât est très peu. Selon certains savants, ce sont environ de cinq cent. [Ils ne dépassent pas trois milles, y compris les répétés]. Il n’est pas possible qu’aucun imâm de quatre madhhabs n’ait pu entendre un hadith sahih parmi ces hadiths si peu. Au moins, l’un des imâms de quatre madhhabs a utilisé les hadiths sahih comme documents. Un musulman qui voit que quelques affaires ne sont pas convenables à aucun sahih hadith (authentique, veridique) dans sa propre madhhab, il doit faire cette affaire en suivant une autre madhhab qui faisait l’idjtihad sur ce hadith. L’imâm de sa propre madhhab aussi a entendu peut-être ce hadith, mais en suivant un autre hadith qu’il a compris qu’il était plus sahih et qui avait annulé le premier, ou pour aussi les autres raisons que les mudjtehids savaient, il n’a pas pris le premier hadith comme document. Parce que l’imâm de cette deuxième madhhab qui sait les documents des règles (ahqâm) que l’autre ne savait pas, a aperçu qu’il n’y a rien à empêcher de s’agir selon cet hadîth. Néanmoins, il est permis aussi pour lui d’accomplir cette affaire en suivant sa propre madhhab. Parce que l’idjtihad d’imâm de sa propre madhhab est fondé sur un document sûrement sain. L’Islâm estime excusable, pour un muqallid (imitateur), de ne pas savoir ce document. Parce qu’aucun des imâms de quatre madhhab n’a pas excédé le Livre et Sunna dans son idjtihad. Leur madhhab est les explications du Livre et des Sunna. Ils ont expliqué les sens et les règles du Livre et de Sunna aux musulmans. Ils les ont expliqués de façon que les musulmans puissent les comprendre et ils les ont écrit entièrement dans leurs livres. Ces travaux des imâms de madhhabs sont si grands services à Islâm que la puissance humaine ne pourrait pas suffire pour faire cela, si Allâhu ta’âlâ ne les avait pas aidés. L’existence de ces madhhabs est l’un des documents, des évidences les plus parfaits, qui montrent que Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam” est le vrai Prophète, l’Islâm est la vraie religion.

La différence entre les idjtihads de nos imâms de religion est seulement sur les sujets contenant les règles de l’Islâm. Ils n’ont aucun désaccord sur usul-i din, sur les connaissances d’itiqad et de foi. Ils n’ont non plus aucun désaccord sur les connaissances religieuses, prises des hadiths dont les documents sont communiqués par la narration, ou connus nécessairement dans la religion. Seulement, ils se séparent les uns des autres sur quelques connaissances religieuses. La différence de comprendre les authenticités des documents de ces connaissances a causé cette séparation. Et ces petites différences entre eux sont une compassion d’Allâhu ta’âlâ pour cet ummat. Il est permis, pour les musulmans, de suivre une madhhab qu’ils voudront choisir et estimeront facile. Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam” avait prédit cette diférence comme une bonne nouvelle et il est arrivé comme il avait prédit.

Il n’est pas permis (djaïz) de faire l’idjtihad sur les connaissances d’itiqâd (croyance), c’est à dire, dans les actions, faits à croire. Il causera de déviation et d’hérésie. Cela sera un grand péché. Il y a une seule voie droite sur les sujets qui contiennent les connaissances d’itiqâd (croyance). Et cela est la madhhab “Ahl-i sunnat wa djama’at”. La différence déclarée comme compassion d’Allâhu ta’âlâ dans le hadith est celle qui est sur les règles religieuses.

Sur un sujet sur lequel les jugements de quatre madhhabs se diffèrent seulement l’un de ces jugements est vrai. Pour ceux qui imitent ce jugement juste, il y a deux récompenses (sawab). Et il y a une récompense pour ceux qui imitent les jugements qui ne sont pas corrects. Le fait que les madhhabs sont la compassion d’Allâhu ta’âlâ montre qu’il sera permis d’imiter une autre madhhab sur une matière. Mais il n’est pas permis de suivre les autres outre que les quatre et même de suivre Ashâb-ý kirâm (Compagnons). Parce que leurs madhhabs ne sont pas enregistrées sur les livres et elles ont été oubliées. Il n’y a pas eu la possibilité, pour aujourd’hui, de suivre une autre madhhab outre que les quatre madhhabs connues. Imâm-ý Abu Bakr-i Râzi “rahima-hullahu taâlâ”[Abu Bakr Ahmad Râzî est décédé en 370 de l’Hégire [en 980].] aussi a dit qu’il a été déclaré unanimement par les savants islamiques qu’il n’était pas permis de suivre Ashâb-ý kirâm à ce sujet. Nous recommandons à ceux qui voudront comprendre bien la supériorité des madhhabs, des mudjtehids, surtout des imâms de madhhab, le fait que leurs madhhabs n’ont pas excédé le Livre et le Sunna et que les règles, les jugements communiqués au moyen d’idjma et de qýyas, n’étaient pas leurs opinions propres à eux-mêmes, mais tirées du Livre et de sunna, de lire les livres “Mizan-ul-qubrâ” et “Mizan-ul-Khýdriyé” d’Abdulwahhâb-ý Chârânî “rahima-humullahu taâlâ”. La traduction faite du livre “Hudjjat-ullahi alel-âlemin” s’achève ici. Il n’y a aucun mot ajouté par le traducteur aux passages écrits ci-dessus. Tous ont été traduits de sa version originale arabe. Comme nous avons fait dans tous nos livres, nous avons utilisé ici aussi les crochets pour les passages extraits des autres livres et ainsi on s’est abstenu d’être confondus des passages du livre avec des extraits. L’original arabe des passages ci-dessus du livre “Hudjjat-ullahi alel-âlemin” a été imprimé par offset en 1394 de Hégire (1974) à Ýstanbul.

Il n’est pas juste de dire qu’on ne mentionne jamais les savants religieux dans le Coran. Plusieurs ayats louent et approuvent les savants et la science. Hadrat Abdulganî Nablusî écrit dans son livre “Hadîka” que:

L’interprétation littérale du septième ayat de sourate Anbiyâ (les Prophètes), c’est: “Demandez donc aux gens du Rappel (aux hommes de dhikr), ce que vous ne savez pas”. Dhikr signifie la connaissance. Cet âyat ordonne à ceux qui ne savent pas de rechercher des savants et d’apprendre en demandant à eux. L’interprétation du septième âyat de sourate Al-Imrân, c’est: “C’est seulement les savants bien enracinés en science qui comprennent les significations des âyats renforcés” et celle de dix huitième âyat, c’est: “... Les doués de science attestent qu’il n’y a point de Dieu, que Lui, en vérité, le mainteneur de la justice. Point de Dieu, que Lui, le puissant, le sage!”, et l’interprétation de l’âyat quatre-vingt et un de soûra de Kasas est comme le suivant: “Tandis que ceux à qui science avait été donnée dirent: Malheur à vous! La récompense d’Allâhu ta’âlâ est meilleure, pour celui qui croit et fait le bien.” “Mais cela n’est inculqué qu’à ceux qui endurent avec constance”, et l’interprétation de cinquante sixième âyat de sourâ Rum, c’est: “Ceux à qui science et foi furent données diront: “Très certainement vous avez demeuré, au livre d’Allah, jusqu’au jour de la résurrection, –or voilà le jour de la résurrection, –mais vous ne saviez pas!” et celle de cent huitième ayât de sourâ Isrâ est littéralement: “Ceux à qui science a été donnée avant cela, lorsqu’on leur a récité le Qur’ân, ou, font la prosternation, et disent: “Pureté à notre Seigneur! Certes, la promesse de notre Seigneur demeure exécutoire!”; l’intérprétation littéraire de cinquante quatrième âyat (verset) de sourate-al-Hadj (Pélerinage) est: “Ceux à qui science a été donnée savent en effet la Vérité, le Qur’ân, la parole divine...”; et l’intérprétation littéraire de cinquante-sixième ayât de sourâ Ankebût: “Qur’ân al-karîm est placé dans les coeurs de ceux à qui a été donné la science”; le sixième ayât de soura de Saba: “Et ceux à qui science a été donnée voient que ce qu’ont t’a fait descendre de la parte de ton Seigneur est vérité et guide au chemin du Puissant, du Digne de louange”; l’onzième ayât de soura de Mujadala (la plaideuse): “Allâhu ta’âlâ élèvera en grade dans son paradis parmi vous ceux à qui science a été apportée”; le vingt-septième âyat de sourâ de Fâtýr, littéralement: “Parmi Ses esclaves, ceux qui savent craignent d’Allâhu ta’âlâ”; et le quatorzième ayât de sourat-al-Hudjurât, littéralement: “Le plus noble parmi vous, auprès d’Allâhu ta’âlâ, c’est le plus pieux des votres.”

Les hadiths à la page trois cent soixante-cinq cités dans le livre “Hadikâ” communiquent: “Allâhu ta’âlâ, les anges et tous les êtres vivants prient en faveur de celui qui enseigne les connaissances utiles aux gens”; “Au Jour du jugement dernier, d’abord les prophètes, ensuite les savants puis les martyrs intercéderont.” “Ô êtres humains! Sachez que la science s’apprend en écoutant les savants.” “Apprenez la science! Apprendre est une prière, un culte. Qui enseigne ou apprend sera récompensé de djihâd. Enseigner est comparable à faire l’aumône. Acquérir la science d’un savant est comme faire la prière de tahadjdjud.” Dans le livre de fatvâ (sentence juridique donnée par un Mufti) intitulé “Khulâsa”, écrit par Tâhir Buhâri “rahima-hullahu taâlâ”[Tâhir Bukhârî est décédé en 542 [en 1147].] il est dit: “Lire les livres de Fýqh est une meilleure oeuvre pieuse que de faire les prières de nuit”. Car, il est fard d’apprendre les fards et les harams [des savants de leurs livres]. Lire les livres de “fýqh” pour pratiquer soi-même ce qui y est écrit et pour l’enseigner aux autres est meilleure oeuvre pieuse que faire les prières de tesbîh. Dans les hadîths, il est dit: “Etudier la science est plus estimable que tous les cultes nafila. Car elle est utile à l’enseignant et à la fois aux apprenants”, et “Celui qui apprend pour enseigner aux autres sera récompensé comme les sýddîk.” Les connaissances de l’Islâm n’apprennent que par les maîtres et les livres. Ceux qui disent qu’on n’a pas besoin de livres islâmiques et de guide-spirituel sont des menteurs et dégénérés. Ils trompent les musulmans et les entraînent vers le malheur. Les connaissances incluses dans les livres religieux sont tirés du Coran et des hadiths. La traduction faite du Hadîka[l’auteur du livre Hadîqa, Abdulganî Nablusî est décédé en 1143 [en 1731].] se termine ici.

Allâhu ta’âlâ a envoyé Son Raçoûl (Messager) pour transmettre et pour enseigner le Qur’ân, Ashâb-ý kirâm ont acquis les connaissances du Qur’ân al-karîm par Raçoûlullâh. Et les savants en religion les ont apprises par Ashâb-ý kirâm. Et tous les musulmans les ont apprises par les savants en religion et leurs livres. Dans le Hadîth, il est dit: “La science est un trésor. Son clef est de l’acquérir en demandant”; “Apprenez et enseignez la science!”; “Tout a une source. La source du taqwâ (dévotion) est le coeur des sages”: “Enseigner la science est l’expiation des péchés.”

Le grand savant Imâm-i Rabbânî “rahmatullahi aleih” écrit dans la cent quatre vingt treizième lettre du premier volume de son livre “Maktûbat”:

“Une personne obligée, c’est à dire une personne saine qui a atteint l’âge de la puberté doit d’abord corriger sa foi et sa croyance. C’est à dire, il faut apprendre bien les fondements de l’Islâm, écrits par les savants Ahl-i sunna et croire convenablement à ces principes. Puisse Allâhu ta’âlâ accorde abondamment des récompenses à ces travaux de ces grands savants! Amîn. Echapper à la torture de la Géhenne (Enfer) à la Résurrection dépend de croire à ceux qu’ils ont communiqués. Ceux qui seront sauvés de l’Enfer, ce sont seulement ceux qui les suivent. [Ceux qui sont dans la voie qu’ils ont montrée sont appelés “Sunnî”.] Ce sont seulement ceux-ci qui suivent la voie de Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam” et de son Ashâb “rýdvanullahi aleihim ajma’âin”. Parmi les connaissances tirées du livre (du Qur’ân al-karîm) et de Sunna (des hadiths), seulement celles qui ont été communiquées par ces grand savants qui les ont comprises sont véridiques. Car, tous les hérétiques, tous les réformistes et tous les “aberrants” prétendent qu’ils ont tiré du Coran et de sunna ses idées aberrantes avec leur courte intelligence. Ils essaient d’abaisser et de tacher les savants Ahl-i sunna. Donc, il ne faut pas estimer comme correcte toutes les paroles, tous les écrits proposés comme s’ils ont été pris du Livre ou de sunna et il ne faut pas se tromper par leurs propagandes dorées.

Le livre intitulé “Al-mutamad”, écrit en persan par le grand savant Tur Puchetî pour expliquer la croyance droite communiquée par les savants Ahl-i sunna wal jamâ’at est très précieux et il a été écrit d’une façon très claire. Il est facilement compréhensible. Il a été publié par “Hakikat Kitâbevi”, en 1410 de l’Hégire [en 1989]. [Fadlullah bin Hasen Turpuchetî est un savant en fýqh de la madhab Hanéfite. Il est décédé en 661 de l’Hégire [en 1263].]

Après avoir corrigé notre connaissance à ce qu’il faut croire, nous devons apprendre par les livres fýqh écrits par les savants ahl-i sunna “Halal”, “Harâm”, “Fard”, “Vadjib”, “Sunna”, “Mendub” et “Makrûh”, c’est à dire ce qui est défendu par Allâhu ta’âlâ, ce qu’Allâhu ta’âlâ a clairement ordonné dans le Coran, ce qu’il est douteux de savoir si Allah l’a ordonné ou non, ce que le Prophète a ordonné, ce qui n’est ni ordonné ni interdit et ce que le Prophète n’aime pas. Nous ne devons pas lire les livres erronés écrits par l’ignorant qui ne comprend pas les grands savants ahl-i sunna. En ce qui concerne ce que l’on doit croire, les musulmans dont la foi n’est pas en corformité avec la madhhab ahl-i sunna iront en Enfer dans l’autre monde. Il n’y a pas d’issue. Puisse Allah nous protéger! Si un musulman est négligent sans le culte, il peut être pardonné, même s’il ne se repent pas. Même s’il n’était pas pardonné, il sera sauvé de l’Enfer après avoir été supplicié: Le principal est de corriger sa foi. Hâdjé Ubaydoullah-i Ahrâr “kaddesallahu taâlâ sirre’hul’aziz”[Ubeydoullâh-i Ahrâr est décédé en 895 [en 1490] à Samarkand.] dit: “Si l’on me donnait la faculté de comprendre par le coeur et tous les karamats (choses surnaturelles) si cependant on me privait de la foi ahl-i sunna, je me considérerai moi-même perdu. Si je n’avais pas la faculté de comprendre par le coeur et si je n’avais pas de karamats et si j’avais beaucoup de fautes, si cependant on m’accordait la croyance d’ahl-i sunna, je ne me sentirai pas désolé”.

Aujourd’hui, les musulmans de l’Inde ont été laissés dans le dénuement. Les ennemis de la religion attaquent dans toutes les directions. Un livre donné pour servir l’Islâm aujord’hui est plus précieux que des milliers de livres donnés à un autre moment. Le plus grand service à rendre à l’Islâm est de se procurer les livres ahl-i sunna et les livres sur l’Islam et la foi islamique, et de les distribuer aux villageois et aux jeunes gens. Que celui à qui ce destin a été accordé soit satisfait, il est si heureux, si fortuné! Il doit remercier Allah de son sort. Servir l’Islâm est toujours une bonne action. Mais à un moment comme celui-ci, quand l’Islâm est faible, quand de nombreux efforts sont faits pour le démolir par des mensonges et des calomnies, c’est une bien meilleure action de s’efforcer de répandre la foi de l’Islâm. Raçoûlullâh “sallallahu aleihi wa sallam” dit face à ses compagnons: “Vous vivez dans un temps tel que si vous vous conformez aux neuf sur dix des commandements et des prohibitions d’Allâhu ta’âlâ mais vous n’obéissez pas à un sur dix de ces règles, vous seriez perdus et subiriez des peines! Il arrivera un temps après vous où celui qui n’obéit qu’un sur dix des commandements et des prohibitions sera sauvé.” [ce hadith existe aussi dans le livre “Mishkât-ul-mesabîh”, V. 1. ch: 179 et dans “Kitâb-ul-fîten” de Týrmîzî, ch. 79]. Nous sommes à cette époque annoncée dans le hadith ci-dessus. Il est indispensable de lutter contre les infidèles, de connaitre ceux qui attaquent l’Islâm et de ne pas les aimer. [Le devoir de faire le djihâd (guerre sainte) est à l’Etat, à son armée. Le djihâd des musulmans signifie exécuter les commandements du gouvernement en service militaire. Il est écrit aussi dans la soixante cinquième lettre que le djihâd-ý kawlî (guerre faite au moyen de parole, conseil) est plus utile que le djihâd-ý katlî (guerre faite en se servant des armes).] Il n’est pas nécessaire d’être à même de réaliser des miracles ou d’être un érudit pour enseigner et répandre les livres et les paroles des savants ahl-i sunna. Chaque musulman doit le faire. Il ne doit pas manquer l’occasion. Au jour du Jugement Dernier, tous les musulmans seront interrogés à ce sujet et on leur demandera pourquoi ils n’ont pas servi l’Islâm. Ceux qui ne s’efforcent pas de répandre les livres enseignant l’Islâm et ceux qui ne viennent pas en aide aux personnes et aux établissements diffusant la connaissance religeuse seront extremêment suppliciés; ni excuse, ni prétexte ne seront admis. Les Prophètes étaient les plus grands et les plus précieux des êtres humains, mais ils n’ont jamais cherché leur confort. En propageant la religion, la voie d’une béatitude sans fin, ils luttèrent jour et nuit. A ceux qui leur demandaient des miracles, ils dirent: “Allâhu ta’âlâ crée les miracles. Mon devoir est de communiquer la religion d’Allâhu ta’âlâ”. Pendant qu’ils travaillaient dans ce but, Allâhu ta’âlâ les aidait et créait les miracles. Nous, également, nous devons répandre les livres et les paroles des savants ahl-i sunna et informer les jeunes gens et nos amis de la bassesse des infidèles et des mensonges des ennemis et de ceux qui calomnient et torturent les musulmans. [Cela ne sera pas de cancan de les communiquer. Cela sera d’al-amru bi’l-marûf.] Ceux qui ne travaillent pas dans ce but en se servant de leur richesse, de leur puissance ou de leur profession, n’échapperont pas au supplice. Quand on travaille dans ce but, quand on souffre, la détresse et la torture doivent être considérés comme un grand bonheur et un grand avantage. Les prophètes, tandis qu’ils transmettaient les ordres d’Allah aux peuples subirent les attaques des ignorants et des dégénérés. Ils souffrirent beaucoup. Hadrat Muhammed aleihissalâm, le préféré d’Allâhu ta’âlâ, dit: “Aucun Prophète n’a tant souffert que moi.” La traduction faite de Maktûbât s’achève ici.

[Tous les musulmans doivent apprendre la foi ahl-i sunna et l’enseigner aux gens qu’ils peuvent influencer. On doit trouver et acheter les livres, les magazines et les journaux relatant les paroles des savants ahl-i sunna et les envoyer aux jeunes gens et personnes de connaissance. Nous devons nous efforcer pour qu’ils les lisent. On doit répandre aussi les livres qui exposent les secrets des ennemis de l’Islâm].

Ce sont quatre grands hommes qui ont montré la voie droite à tous les musulmans sur la Terre et qui nous ont conduits à apprendre la religion de Muhammed aleihissalâm sans aucune modification ni altération. Le premier de ceux-ci est le grand savant en religion Abû Hanifa Nu’man bin Thâbit “rahima-hullahu ta’âlâ”. Il est le plus grand des savants islamiques. Il est le chef d’Ahl-i sunna. Dans notre livre “la voie d’ahl-i sunna”, on en a parlé en détail. Il naquit à Kûf’a en 80 de l’Hégire (699) et il mourut à Baghdad en 150 [en 767].

Le second est le grand savant Mâliq bin Anas “rahima-hullahu ta’âlâ”. Il est né à Médine en 90 [795] et il y mourut en 179 [en 795]. Il est écrit dans le livre d’Ibn-i Âbidîn qu’il a vécu 89 ans. Son grand-père était Mâlik bin Abî Âmir.

Le troisième est le grand savant Muhammad bin Idris Châfi’i “rahima-hullahu ta’âlâ”, né en 150 [et 767] à Gazza en Palestin et décédé en Egypte en 204 [en 820].

Le quatrième est le grand savant Ahmad bin Hanbal “rahima-hullahu ta’âlâ”, qui était né à Baghdad en 164 [en 780] et y mourut en 241 [en 855].

Aujourd’hui, celui qui ne suit pas l’un de ces grands Ýmâms est en grand danger. Il s’égarera du droit chemin. A part eux, il y avait aussi d’autres Imâms religieux. Ces Ýmâms avaient des madhhabs qui étaient dans la bonne voie. Mais dans le cours du temps, leurs madhhabs furent obliées. Elles ne furent pas inscrites dans les livres. Par exemple on trouve parmi ceux-ci les sept grands savants, à Médine, appelés “Fukahâ-i sab’a” et des hommes tels que Omar bin Abdul’aziz, Sufyân bin Ouyayna[Sufyân bin Uyayna est décédé en 198 [en 813] à Mecque.], Ishak bin Rahawiyya, Dâvûd-i Tai, Âmir bin Cherâhîl, Cha’bî, Leys bin Sa’d, A’meche, Muhammad bin Djarir Tabarî, Sufyân-i Savrî[Sufyân-ý Sawrî est décédé en 161 [en 778] à Bassra.], Abdurrahman Awzâî.

Tous les Compagnons de Raçoûlullâh (Sahâba-i kirâm) “radiallahu ta’âlâ anhum ajma’în” étaient légitimement des étoiles-guides du droit chemin. Chacun d’eux suffirait à amener tout le monde au droit chemin. Ils étaient mudjthahides; chacun faisait partie de sa propre madhhab. La madhhab de plusieurs parmi eux était toute semblable. Mais, comme ces madhhabs n’étaient pas réunies, il ne nous était pas possible de les suivre. Ceux que les Ýmâms de quatre madhhabs nous ont transmis au sujet de leur madhhab, c’est à dire ce à quoi il faut croire et ce qu’il faut faire, ont été rassemblés et expliqués par les élèves des Ýmâms. Cela fut transcrit dans les livres. A présent chaque musulman doit suivre la madhhab de l’un des quatre Ýmâms et vivre et pratiquer le culte conformément à la madhhab qu’il suit. [Quelqu’un qui ne veut suivre aucune de ces quatre madhhabs, n’est pas d’Ahl-i sunnat.” Voir page.]

Deux des élèves de ces quatre Imâms avaient une connaissance de foi très supérieure. Ils développèrent donc deux madhhabs de la foi. La foi qu’ils nous ont communiquée est la foi juste qui est en conformité avec le Qur’ân al-karîm et les hadiths. Ce sont ces deux qui ont répandu sur la terre la connaissance de la foi ahl-i sunna. L’un de ceux-ci est “Abu’l-hasen Alî Ach’arî”, né à Basra en 266 de l’Hégire (879) et mort à Baghdad en 330 (941). L’autre est “Abû Mansûr-i Mâturidî”. Il mourut à Samarkand en 333 (944). Chaque musulman doit suivre l’un de ces deux grand Ýmâms au sujet de la foi.

Les voies de l’awliyâ sont droites. Elles n’ont pas même une petite incompatibilité avec l’Islâm. [A chaque époque, il y avait des menteurs et des déviés qui faisaient la religion un moyen pour leurs profits mondains et qui se sont montrés comme wali, murchid et autorités religeux pour obtenir le bien, fortune et le poste. Aujourd’hui aussi, il y a des malfaiteurs dans chaque établissement, chaque profession et dans chaque mandat. En voyant ceux qui cherchent leurs profits et les plaisirs dans les dommages des autres, cela sera injuste et ignorance de souiller tous les fonctionnaires lesquels ils sont mêlés. En même temps, cela signifiera aider les ennemis et défaitistes. Pour cette raison, l’existence des hommes de religion égarés, des hommes ignorants et faux de “tarikat” ne doit pas causer de médire les savants islamiques, de grands hommes de Tasawwuf et des murchid-i kâmil (précepteurs spirituels) dont les services ont rempli l’histoire avec les pages honorables. On devrait comprendre que ceux qui les médisent sont injustes.] L’awliyâ a des karamat. Tous leurs karamats sont vrais et justes. Imâm-i Yâfi’î[Abdullah Yâfi’î est décédé en 768 [en 1367] à Mecque.], le grand savant, dit: “Les miracles d’Abdulkâdir Gailâni, ghawth-uth-theqaleyn Mawlâna[Abdulkâdir Gaiylanî est décédé en 561 [en 1161] à Baghdad.], étaient si largement répandus qu’il était impossible de ne pas croire. Car, la narration signife un document.”

Il n’est permis d’appeler infidèle quelqu’un qui pratique les prières rituelles, à moins que nous ne l’entendions prononcer une parole ou qu’il se serve de quelque chose qui le fasse devenir infidèle, à moins qu’il ne soit connu de façon certaine qu’il mourut sans foi. C’est pourquoi il est préférable de ne pas maudire Yazîd.

5– La cinquième de six prescriptions fondamentales auxquelles il faut croire c’est: “Croire à l’autre monde et au jour du Jugement Dernier.” Le début de l’autre monde est le jour de notre mort. Il durera jusqu’à la fin de “la fin du monde”. On l’appelle le dernier jour parce qu’après, il n’y a plus de nuit, ou parce qu’il se situe après la vie terrestre. Le jour dont parle ce hadith n’est pas comme le jour ou la nuit que nous connaissons. Cela ne signifie pas le jour dans ce sens. Cela signifie une certaine époque, une certaine durée de temps. L’époque où la fin du monde arrivera ne nous a pas été révélée. Personne ne pourrait prévoir ce moment. Cependant notre Prophète (sallallahu aleihi wa sallam) a attiré notre attention sur un grand nombre d’indices et sur ses débuts. Hadrat Mahdî viendra, Hadrat Î’sâ (Jésus) “aleihissalâm” descendra du ciel à Damas. Le Dedjdjal apparaîtra. Des gens appelés Ya’djoudj et ma’djoudj (Voir glossaire) agiteront le monde; le soleil se lèvera à l’ouest; de grands séismes se produiront; les connaissances religieuses seront oubliées, le vice et la mauvaise volonté accrus; les gens irreligieux, immoraux, malhonnêtes seront en évidence, se placeront à la tête des affaires. Les commandements d’Allâhu ta’âlâ ne se pratiqueront pas. Les péchés qu’Allâhu ta’âlâ a défendus seront commis en tous lieux. Le feu se déclarera dans le Yemen. Les mers et les montagnes seront déchiquetées; le soleil et la lune s’obscurciront; les mers se mêleront l’une à l’autre, elles bouilliront et s’assècheront.

Les musulmans qui agissent mal sont appelés fâsýq (pécheurs, rompus). Les corrompus et tous les infidèles subiront des supplices dans leur tombe. On doit le croire de façon certaine. Une personne décédée, après avoir été mise au tombeau, commencera à vivre d’une vie inconnue. Cette vie sera ou une vie de bien-être, ou une vie de supplice. Les hadiths déclarent clairement que deux anges nommés “Munkar” et “Nakîr” en deux personnages inconnus viendront au tombeau et l’interrogeront. Selon certains savants, les questions tombales seront sur quelques parties de la foi et selon l’accordance des autres, elles seront entièrement sur la foi. [Pour cette raison, nous devons enseigner à nos enfants les réponses de ces questions. Les questions tombales qui lui seront posées sont: “Qui est ton Seigneur? Tu es de quelle religion? De quel peuple, c’est à dire, quelle réunion d’hommes qui ont une même religion faites-vous partie? Quel est ton livre sacré? Où est ton kýbla? Quelle est ta madhhab dans l’imân et dans le culte? Il est écrit dans le livre “Tazkira-i Kurtubî”[Muhammad Kurtubî mâlikî, l’auteur du livre. Tazkirâ-i Kurtubî est décédé en 671 [en 1272].] que ceux qui ne sont pas d’ahl-i sunna ne pourront pas répondre correctement à ces questions.] Les tombes de celles qui donnent des réponses exactes seront élargies. Une fenêtre s’ouvrira en direction du Paradis. Tous les matins et tous les soirs elles verront leur place au Paradis. Les anges les combleront de bienfaits et leur donneront de bonnes nouvelles. Celle qui n’aura pas pu répondre bien sera battue avec des maillets de fer si sévèrement que toutes les créatures, sauf les hommes et les génies, les entendront pousser des cris. Sa tombe sera si resserrée, qu’il aura la sentation que ses os s’entrecroisent. Une ouverture sera faite en direction de l’Enfer. Le matin et le soir il verra sa place en Enfer. Il sera torturé dans sa tombe jusqu’à la Résurrection.

Il est nécessaire de croire à ressusciter après la mort. Après que les chairs et les os seront pourris et seront réduits en poussière et en gaz, ils se rassembleront et s’amalgameront de nouveau, les âmes réintégreront leur propre corps et tout le monde surgira de sa tombe. Pour cela, ce temps est appelé le “jour du Jugement Dernier”.

[Les plantes puisent de l’acide carbonique à partir de l’air et de l’eau et des sels à partir de la terre et les amalgament l’un à l’autre. Les substances organiques à partir de la matière sont constitutives de nos membres. On sait aujourd’hui qu’une réaction chimique durant des années survient immédiatement, en moins d’une seconde, quand on a utilisé un catalyseur. Ainsi, Allah amalgamera des substances telles que l’eau, l’acide carbonique et la terre dans nos tombes et créera ainsi en un moment des substances organiques et des membres vivants. Mouhbir-i sâdýk (Raçoûlullâh) a révélé que nous reviendrions à la vie de cette manière. Et la science voit que cela se passe ainsi dans le monde].

Tout le monde ira à l’emplacement du Jugement Dernier (Mahchar). Les livres des actions s’élanceront vers leurs propriétaires et viendront en volant se remettre à eux. Allâhu ta’âlâ, le Créateur de la terre, des cieux, des atomes et des étoiles, fera tout cela. Le messager d’Allâhu ta’âlâ nous a révélé que tout cela arriverait. Il est tout à fait certain que tout ce qu’il dit est vrai. Tout cela arrivera certainement et auquel on doit croire.

Les livres d’actions des pieux, des bons leur seront remis par leur droite, ceux des corrompus, des méchants leur seront remis par derrière ou de leur gauche. Toutes les actions, bonnes ou mauvaises, grandes ou petites, faites en secret ou ouvertement seront inscrites dans ce livre. Même les actions inconnues par les anges appelés “Kirâmen Kâtibîn” seront révélées par les organes et par Allâhu ta’âlâ qui sait tout et ils seront questionnés sur chaque action. Pendant la Résurrection chaque action secrète sera révélée si Allah le veut. Les anges seront interrogés sur ce qu’ils ont fait sur terre et dans les cieux, les prophètes sur la façon d’annoncer aux hommes les commandements d’Allâhu ta’âlâ et Sa religion, et les hommes sur leur adaptation personnelle aux prophètes, sur leur obéissance aux commandements et du respect aux droits des uns des autres. Pendant le Jugement Dernier, ceux qui ont la foi et dont les actions et les coutumes sont belles seront récompensés et bénis et les gens de mauvaise humeure et de mauvaise conduite et les infidèles seront sévèrement punis.

Avec Sa grâce et Sa justice, Allâhu ta’âlâ suppliciera certains musulmans pour de petits péchés et avec Sa supériorité, IL pardonnera les gros et les petits péchés de certains autres, s’IL le veut ainsi. A l’exception du chirk (supposer et admettre que Allah a un égal ou un associé), de l’infidélité, IL pardonnera tous les péches s’IL le veut et IL nous suppliciera pour un petit péché s’IL le veut. IL proclame qu’IL ne pardonnera jamais l’infidélité et le chirk. Les infidèles, avec livres sacrés ou sans livres, c’est à dire ceux qui n’ont pas cru qu’Hadrat Muhammed était le Prophète de tous les êtres humains créés, et ceux qui n’aiment pas une seule des règles révélées (commandements et interdictions) seront certainements mis en Enfer, et y seront suppliciés pour toujours.

Il y a un “mizân” (balance) pour peser les actes et les actions au jour du Jugement Dernier. Selon la majorité des savants, il a deux plateaux, un bras et un index. La terre et le ciel peuvent être contenus dans un plateau. Le plateau de bonnes actions est lumineux et situé à la droite d’Arche, où est le Paradis, et le plateau pour les mauvaises actions est sombre et à la gauche d’Arche, là où il y a l’Enfer. Les actes accomplis, les paroles dites, les idées, les regards adressés avec ou sans intention, en ce bas monde prendront des formes là. Les bontés paraîtront brillantes, les méchancetés paraîtront obscures et rebutantes, elles seront pesées dans cette balance. Ce mizân n’est pas comme les mizâns de ce monde. Le plus lourd des plateaux monte et le plus léger descend. C’est ce qui est dit. Selon nombreux savants, il y aura de nombreuses balances. Et beaucoup d’autres ont dit qu’il n’a pas été indiqué dans la religion comment elles seraient et il vaudrait mieux de ne pas y penser.”

Il y a un “Pont de Sýrât”. Sur l’ordre d’Allah, le pont de Sýrât sera construit au-dessus de l’Enfer. On ordonnera à tout le monde de franchir ce pont. Ce jour-là tous les prophètes solliciteront et diront: “Ô Seigneur! donne nous le salut”. Ceux à qui est donné le Paradis entreront dans le Paradis après avoir franchi facilement le pont. Certains le franchiront à la vitesse de l’éclair, quelques autres à la vitesse du vent, et les autres comme un cheval au galop. Le pont de Sirât est plus fin qu’un poile et plus tranchant qu’un glaive. C’est comme suivre et pratiquer l’Islâm en ce monde. Se conformer soi-même de façon précise à l’Islâm, c’est comme franchir le pont de Sýrât. Ceux qui acceptent ici bas les difficultés de la lutte contre leurs désirs sensuels (nafs) franchiront facilement le pont de Sýrât. Ceux qui ne suivent pas l’Islâm par suite de leurs inclination matérielles et sensuelles passeront le Sirât avec difficulté. C’est pourquoi Allâhu ta’âlâ a donné le nom “Sýrât-ý mustakim” à la voie droite qu’indiquait l’Islâm. Cette similitude dans les noms nous montre que se trouver sur la voie de l’Islâm c’est comme franchir le pont de Sirât. Ceux qui méritent l’Enfer seront incapables de la franchir et ils tomberont en Enfer.

Il y a un “Bassin du Kawsar” (nectar) réservé à notre maitre Mouhammed Moustafa (sallallahu aleihi wa sallam). Il est aussi vaste qu’un mois de route. Son eau est plus blanche que du lait épais et son odeur est plus agréable que le misk. Les coupes et les verres aux alentours affluent davantage que les étoiles. Une fois qu’une personne a bu de ce bassin, il n’a plus jamais soif, même s’il était en Enfer.

“Chafâ’a(t)” “l’intercession” aura lieu et elle est vraie. Pour la grâce des gros et de petits pétits péchés des musulmans qui meurent sans s’être repentis, les prophètes, les wâlis, les pieux, les anges et les personnes authorisées intercéderont et leur chafâ’at sera acceptée. Pendant Le Jugement Dernier la chafâ’at sera de cinq sortes:

Premièrement: au jour de Jugement Dernier, les pécheurs devenus las à cause de la foule et d’une trop longue attente, gémiront et demandront que le Jugement soit rendu aussitôt que possible. Pour eux, il y aura de chafâ’at.

Deuxièmement: il y aura de Chafâ’at pour les interrogatoires faciles et rapides.

Troisièmement: il y aura de chafâ’at pour les pécheurs musulmans afin qu’ils puissent être sauvés de supplice et qu’ils ne tombent pas du sýrât en Enfer.

Quatrièmement: il y aura de Chafâ’at pour faire sortir de l’Enfer les musulmans dont les péchés sont nombreux.

Cinquièmement: il y aura d’innombrables faveurs au Paradis et il sera éternel. Cependant les places seront en proportion du niveau de foi et des actions. Il y aura de Chafâ’at pour la promotion des musulmans au Paradis à un rang plus élevé.

Les Paradis et l’Enfer existent maintenant. Le Paradis est au-dessus des sept cieux. L’Enfer est au-dessous de tout. Il y a huit Paradis et sept Enfers. Le Paradis est plus grand que la terre, que le soleil et que les cieux. Et l’Enfer est plus grand que le soleil.

6– La sixième prescription fondamentale de l’iman (de la foi) est de “Croire au destin et que le bien et le mal sont créés par Allâhu ta’âlâ”. Le bien et le mal, l’avantage et le tort, le profit et la perte qui surviennent aux hommes leur arrivent par la prédestination d’Allah de toute éternité. “Qadar” signifie mesurer une quantité, commander et ordonner. Cela signifie aussi l’abondance et la grandeur. La volonté d’Allâhu ta’âlâ pour l’existence de quoi ce soit est appelé Qadar. L’existence de Qadar, c’est à dire, de ce qui est prédestiné est appelé “Qadâ”. Les mots Qadâ et Qadar sont aussi utilisés l’’un pour l’autre. En conséquence, Qadâ est la prédestination d’Allah pour les choses qui ont été et seront créées, de l’éternel passé à l’éternel futur. La création de toutes ces choses compatibles avec Qadâ, ni en plus, ni en moins, est appelée qadar. De toute éternité, Allah connut d’avance tout ce qui allait arriver. Cette connaissance qu’Il avait est appelée qadâ. Les anciens philosophes grecs ont appelé cela “grace éternelle”. Toutes ces créatures ont été créées au moyen de ce qadâ. L’existence des choses en conformité avec cette connaissance est appelée qadar. La croyance au qadar signifie aussi la croyance au qadâ. En croyant dans le qadar, nous devons tenir pour certain et croire que si Allâhu ta’âlâ a voulu créer quelque chose dans l’éternité, cette chose devait exister telle qu’Il l’a voulu, ni en plus, ni en moins. Il est impossible que les choses dont Il a voulu la non-existence puissent exister.

Le fait d’être ou de ne pas être de tous le animaux, de toutes plantes, de tous les êtres inanimés [les mouvements, les phénomènes physiques, les réactions chimiques, les réactions nucléaires, les rapports d’énergie de tous les solides, de tous les liquides, des gaz, de toutes les étoiles, de toutes les molécules, de tous les atomes, de tous les électrons, de toutes les ondes électromagnétiques, en bref de tout être, les activités physiologiques chez les êtres vivants], les bons ou mauvais conduites des créatures humaines, leurs punitions en ce monde ou dans l’autre monde et toutes choses étaient connues par Allâhu ta’âlâ de toute éternité. Les choses qui arriveront de l’éternel passé à l’eternel futur, leurs particularités, leurs mouvements et tous les phénomènes, IL les crée en conformité de ce qu’IL connut de toute éternité. Toutes les bonnes et mauvaises actions des êtres humains, s’ils sont musulmans ou infidèles, toutes leurs actions, faites de bon coeur ou à contre coeur, Allah en est le créateur. C’est Lui seul qui donne l’existence, qui crée. C’est Lui qui crée toutes choses produites par l’intermédiaire de certaines voies. Sa mânière d’agir est de tout créer par certaines intermédiaires.

Le feu, par exemple, c’est un brûleur. Mais celui qui crée l’action de brûler, c’est Allâhu ta’âlâ. Le feu n’a rien d’autre à faire qu’à brûler. Mais sa manière d’agir est telle qu’à moins que le feu ne touche quelque chose, Il ne produit pas d’incendie. [Le feu ne fait rien, excepté s’il est porté à une température d’ignition. Ce n’est pas le feu qui unit le carbone et l’hydrogène avec l’oxygène ou qui produit des relations électroniques qui brûlent ou produisent la réaction de brûlage. C’est Allâhu ta’âlâ seulement qui produit le brûlage. Il a créé tout cela comme causes pour que le brûlage se fasse. Quelqu’un qui manque de compréhension croit que le feu brûle. Quelqu’un qui a terminé l’école primaire n’aime pas l’expression “le feu brûle’. Au lieu de cela, il dit “l’air brûle”. Un junior de l’école secondaire ne l’accepte pas. Il dit: “l’oxygène de l’air brûle”. Celui qui termine l’école secondaire dit que la qualité de brûlage n’est pas particulière à l’oxygène. Tout élément attirant un électron est un brûleur. Un étudiant de l’université prend en considération aussi bien l’énergie que la matière. On voit ainsi que plus on approfondit l’intérieur de la matière; plus on comprend qu’il y a de nombreuses causes derrière ce que l’on considérait comme les causes. Les prophètes “aleihimussalâm” qui sont au plus haut degré de la connaissance et de la science et qui voient les vérités d’une façon complète et les savants “rahima-hullahu taâlâ” qui, suivant leur voie, ont atteint les gouttes le l’océan de leur connaissance, montrent que tout ce que l’on croit comme brûleur un engendreur, aujourd’hui, n’est qu’une pauvre et incapable création placée comme intermédiaire par le vrai Créateur]. Seul Allâhu ta’âlâ est le brûleur. Il peut aussi brûler sans feu. Mais Sa manière d’agir est de brûler avec le feu. S’Il veut ne pas brûler, Il peut ne pas brûler dans le feu non plus. Il ne brûla pas Hadrat Ibrahim (Abraham) dans le feu parce qu’IL l’aimait beaucoup. Il modifia Sa manière d’agir [En effet, IL créa les substances pour empêcher le brûlage du feu. Peu à peu les chimistes découvrent ces substances].

Allah Le Tout-Puissant pouvait tout créer sans moyens s’IL le voulait. IL pouvait nous brûler sans feu. Il pouvait nous nourrir sans que nous mangions. IL pouvait nous faire voler sans avion. IL pouvait nous faire entendre à longues distance sans radio. IL fit cependant aux hommes la faveur de tout créer par des intermédiaires. Il a voulu créer certaines choses par certains intermédiaires. IL a dissimulé Son pouvoir sous des intermédiaires. Celui qui veut qu’IL crée quelque chose s’en tient aux moyens à utiliser et l’obtient. [Celui qui veut allumer une lampe emploie des allumettes. Celui qui veut extraire l’huile de l’olive emploie des instruments concasseurs. Celui qui a mal à la tête se sert d’aspirine. Celui qui veut aller au Paradis et obtenir d’innombrables faveurs se conforme à l’Islâm. Celui qui se tire dessus avec un pistolet meurt. Celui qui prend du poison, meurt. Celui qui boit de l’eau quand il est en transpiration tombe malade. Celui qui commet des péchés et provoque la disparition de sa foi va en Enfer. Celui qui s’adresse à un intermédiaire ce que cet intermédiaire a les moyens d’obtenir. Celui qui lit les livres islamiques apprend l’Islâm tel qu’il est, il l’aime et devient musulman. Celui qui vit parmi les irréligieux et écoute ce qu’ils disent devient ignorant de la religion. La plupart des ignorants de la religion deviennent infidèles. L’on va à l’endroit vers lequel l’on prend le véhicule.]

Si Allâh, Le Très-Haut, n’avait pas créé Son oeuvre par des intermédiaires, personne ne recourrait à quoi que ce soit, à qui que ce soit, personne n’aurait eu besoin l’un de l’autre. Tout le monde aurait tout démandé directement à Lui et elle n’aurait eu recours à rien. Par suite, il n’y aurait pas de relations humaines entre des gens tels que chefs, fonctionnaires, employés, artistes, élèves, maîtres et ainsi de suite. Ainsi l’ordre de ce monde et le l’autre monde seraient altérés. Il n’y aurait aucune différence entre beau et vilain, bien et mal, obéissant et désobéissant.

Allâhu ta’âlâ pouvait créer Ses lois dans une autre direction s’IL l’avait voulu. IL pouvait tout créer en accord avec ces lois. Par exemple, IL pouvait mettre les infidèles au Paradis, ceux qui se sont abandonnés au plaisir, ceux qui offensent les autres, et les fourbres, s’IL le voulait. Et IL pouvait mettre en Enfer ceux qui croient en Lui et L’adorent et Lui rendent grâces. Mais les âyats et les hadîths prouvent qu’IL ne l’a pas voulu ainsi.

C’est Lui qui crée tous les actes, tous les mouvements volontaires ou involontaires des êtres humains. IL a fait en sorte que ses sujets veuillent eux aussi employer leur “volonté” (irâda) et leur “choix” (ikhtiyâr) pour réaliser leurs mouvements et leurs actes et s’adressent à Lui à ce sujet, ce qui constituerait pour le Tout-Puissant une raison pour créer les mouvements facultatifs c’est à dire volontaires et les actes de ses sujets. Quand un homme veut faire quelque chose, Allâhu ta’âlâ crée cette action s’IL le veut aussi. De même, si un homme ne la veut pas, Allâhu ta’âlâ ne la crée pas s’IL ne la veut non plus. Cette chose n’est pas créée seulement sur la demande d’un homme. Si Allâhu ta’âlâ la veut aussi, IL la crée. Sa façon de créer les actes volontaires de ses sujets, c’est comme lorsque le feu touche quelque chose. IL crée en cette chose le brûlage, et si le feu ne le touche pas, IL ne crée pas le brûlage. Quand le couteau touche quelque chose, IL crée le coupage, ce n’est pas le couteau mais c’est Lui qui coupe. IL a fait en sorte que le couteau ait les moyens de couper. Cela veut dire qu’IL crée les actions facultatives des hommes parce qu’ils le veulent et le désirent. Mais les mouvements de la nature ne dépendent pas de choix des hommes. Ils sont créés seulement par la volonté d’Allâhu ta’âlâ. C’est Lui seul qui crée tous les déplacements dans le soleil, dans les particules, dans les gouttes, dans les cellules, dans les germes, dans les atomes, qui crée leurs substances et leurs particularité. Il n’y a pas de créateur outre que Lui. Cependant il y a une différence entre les mouvements des subtances inanimées et les actions facultatives des hommes et des animaux. Il crée quand l’homme le veut, alors que pour ce qui est sans vie, il n’y a pas d’option ou de choix. [Chaque action de l’homme résulte des innombrables faits physiques et chimiques.] IL crée le brûlage quand le feu touche quelque chose, et ce n’est pas par le choix du feu.

[Allah, le Tout Puissant, désire et crée les demandes vertueuses et utiles de Ses serviteurs qu’IL aime et dont IL a pitié. Il ne crée pas leurs demandes déplacées et nuisibles. IL ne les veut pas et ne les crée pas. De ces sujets qu’IL aime et dont IL a pitié proviennent toujours de bonnes et utiles actions. Ceux-ci, sont attristés de constater que beaucoup de leurs affaires ne se réalisent pas. S’ils savaient, s’ils pensaient, s’ils comprenaient qu’elles n’étaient pas créées parce qu’elles seraient nuisibles, ils ne s’attristeraient nullement. Au contraire ils s’en réjouiraient grâce à Allah. Allah, Le Très-Haut, a de toute éternité émis sa suivante volonté: IL a voulu que les demandes facultatives de ses sujets soient créées après que ceux-ci auraient formulé celles-ci. Si Allâhu ta’âlâ, de toute éternité, n’en avait pas décidé ainsi, IL aurait créé par force, sans que nous le voulions, les agissements désirés en nôtre interieur. S’IL crée nos demandes après que nous les avons formulées, c’est qu’IL en a décidé ainsi de toute éternité. Donc, nos demandes facultatives sont créées par Sa volonté de toute éternité et c’est seulement Sa volonté qui règne.]

Les actions facultatives de l’homme sont produites par deux causes. Premièrement par la volonté et le pouvoir de l’homme. C’est pourquoi les actions de l’homme sont appelées “Acquis”. L’acquis est l’attribut de l’homme. Deuxièmement par la création d’Allah, par son rendre existant. Les commandements d’Allah, les interdits, les récompenses et les supplices, tout cela est en fonction de l’acquise. Dans le quatre vingt seizième âyat du sourâ “Sâffât”, il est dit littéralement: “C’est Allâhu ta’âlâ qui vous créés, vous et ce que vous oeuvrez”. Cet âyat montre à la fois qu’il y a une “Volonté partielle” (irada-i djuziyya) dans l’homme en prouvant indiscutablement qu’il n’y a pas contrainte et indique que chaque chose est créée avec qadâ et qadar. C’est pourquoi, il est dit: “Les actions des hommes”. Par exemple, nous disons: Ali frappa, cassa. De plus, cela prouve que tout est créé avec qadâ et qadar.

En ce qui concerne la création de ses actions, l’homme doit vouloir cette action. Ceci est appelé “acquis” (kesb). Le défunt Âmidî dit que l’acquis provoque et influence la création des actions. Et il n’est pas faux de dire que cet acquis n’influence pas la création des actions facultatives car l’action créée et l’action facultative ne sont pas différentes l’une de l’autre. Cela veut dire que l’homme ne peut pas faire tout ce qu’il désire. Des choses qu’il ne désire pas peuvent arriver quand même. Si un homme fait tout ce qu’il désire et si ce qu’il ne souhaite pas ne se produit pas, c’est que cela n’est pas, l’état d’être un serviteur humain. Cela serait supposer qu’il était grand, qu’il essayait de se diviniser. Allah a pitié et donne Ses faveurs à Ses créatures humaines, et leur donne autant d’énergie qu’ils en ont besoin pour exécuter Ses commandements et Ses interdictions. Par exemple, quelqu’un qui a assez de santé et d’argent peut faire le pélerinage une fois dans sa vie. Il peut jeûner pendant le mois de Ramadân, quand il voit, chaque année, la lune de Ramadân dans le ciel. Il peut pratiquer les prières rituelles, le farz, cinq fois en vingt quatre heures. Celui qui a autant d’argent et de biens qu’il en faut pour être riche peut mettre à côté un quarantième en or et en argent de son avoir, au bout d’une année hégire, et le donner aux musulmans en tant que zakât. On a compris que l’homme fait ses actions facultatives s’il le désire et ne les fait pas s’il ne le désire pas. La grandeur d’Allâhu ta’âlâ se comprend par cela aussi. Parce que les ignorants et les imbéciles ne peuvent pas comprendre la connaissance de qadâ et de qadar, ils ne croient pas ce que les savants ahl-i sunna disent. Ils doutent du pouvoir et de la liberté de choix de l’homme. Ils pensent que l’homme est incapable et contraint dans ses actions facultatives. En voyant que, dans certains cas, les hommes n’ont pas le choix, ils attaquent présomptueusement les ahl-i sunna. Ces paroles erronées d’eux montrent qu’ils ont de choix et de volonté.

La possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose est appelée “pouvoir”. L’intention de faire ou de ne pas faire quelque chose est appelée “Volonté”. Admettre quelque chose et n’y pas faire d’objections est appelé “satisfaction” ou aimer. Quand il y a à la fois pouvoir et volonté, à condition que la volonté exerce une influence sur l’acte, la “création” a lieu. S’ils coexistent sans l’influence, on dit “choix”. Tous ceux qui ont le choix ne sont pas nécessairement créateurs. De plus la satisfaction de tout ce qui est voulu n’est pas indispensable. Choix et acquis peuvent aller ensemble. Choix peut aussi aller avec création. C’est pourquoi Allâhu ta’âlâ est appelé créateur et autonome. A son serviteur, on dit acquéreur et autonome.

Allâhu ta’âlâ veut et crée les cultes et les péchés de Ses serviteurs. Cependant IL aime l’obéissance, IL n’aime pas les péchés. Toute chose naît par Sa volonté et Sa création. Dans le cent deuxième âyat de sourâ An’âm, Il dit: “IL n’y a de Dieu que Lui, créateur de tout.”

Le groupe “Moû’tazila”, incapable de voir les différences entre volonté et satisfaction était en pleine confusion. Ils disaient: “L’homme crée sa propre action facultative”. Et ils nient le destin. Et le groupe “Djébriya” était tout à fait dans la confusion. Ils ne pouvaient pas comprendre qu’il pouvait y avoir choix sans création. Pensant qu’il n’y avait pas de choix dans l’homme, ils l’assimilaient à la pierre et au bois. Ils disaient: “les hommes ne sont pas pécheurs, c’est Allah qui fait commettre tous les péchés”. S’il n’y avait pas de volonté et de choix chez les hommes, comme l’ont dit les membres du Djébriya et si les hommes commettaient les péchés par contrainte d’Allah, il n’y aurait aucune différence entre les actions d’un homme dont les pieds et les mains liés et jeté d’une montagne et celle d’un homme qui descend en faisant attention tout autour de lui. Le roulage du premier est par contrainte et la descente du second se fait avec volonté et choix. Ceux qui ne peuvent pas voir la différence entre eux sont de courte vue. En plus, il refusent de croire les âyats. Cela signifie considérer les commandements et les prohibitions d’Allâhu ta’âlâ inutiles et hors de propos. Prétendre que l’homme peut créer lui-même ce qu’il souhaite, comme le disent les gens appelés Moû’tazila ou Qaderiya, c’est refuser de croire l’âyat: “C’est Allâhu ta’âlâ qui crée tout”, et c’est aussi rendre les gens confrères d’Allâhu ta’âlâ.

Aujourd’hui, les gens appelés Chi’ites disent, comme les Moû’tazila, l’homme crée lui-même ce qu’il veut et ils en donnent pour preuve que l’âne malgré qu’il reçoit des coups ne traverse pas le ruisselet bien que ce soit peu de chose. Ils ne pensent jamais que si l’homme veut faire quelque chose et si Allâhu ta’âlâ ne le veut pas, ces deux actions sont contradictoires. Si ce qu’Allâhu ta’âlâ veut est arrivé, alors on doit comprendre que ce que dit Moû’tazilâ est faux, c’est à dire qu’un homme ne peut pas faire ou créer tout ce qu’il veut. Si tout ce que veut l’homme arrive, comme ils le prétendent, alors, on doit comprendre qu’Allâhu ta’âlâ soit incapable. Allâhu ta’âlâ est loin d’être incapable. IL est pur et sans tache. N’arrive que ce qu’IL veut. Lui seul crée, fait tout. C’est la nature d’Allâhu ta’âlâ. Il est tout à fait écoeurant d’écrire et de lire des paroles comme “l’homme crée ceci, nous créons cela, ils créent cela”. C’est un acte abominable contre Allâh, Le Tout-Puissant. Cela provoque l’infidélité.

[Les actions volontaires de l’homme résultent des innombrables événements physiques, chimiques et physiologiques, qui ne dépendent pas de leur volonté et qu’ils n’en ont même pas de conscience. Un scientifique raisonnable qui a compris cette subtilité aura honte de dire “j’ai créé” pour ses actions volontaires. Il aura peur d’être honteux envers Allâhu ta’âlâ. Cependant, quelqu’un qui a peu de connaissance, peu de compréhension et peu de modestie, n’a pas de honte de dire tout partout].

Allâhu ta’âlâ a pitié de tous les êtres humains qui sont sur cette terre. IL crée toutes choses utiles et nous les remet à tous. IL communique clairement tout ce qu’il faut faire afin que Ses serviteurs vivent dans la sécurité, la paix et dans le bonheur au monde et qu’ils atteignent la félicité éternelle dans l’autre. Parmi ceux qui se sont égarés du droit chemin en se trompant par leurs désirs sensuels, par de mauvais amis, par des livres nuisibles ou par les radios, IL accorde la voie de salut à celui qu’IL choisit. IL les emmène au droit chemin. Mais IL n’accorde pas ce bienfait aux gens qui sont cruels et agresseurs. IL les maintient dans le marécage de déni où ils sont tombés et qu’ils apprécient et désirent.]

La traduction du livre “I’tikadnâma” s’achève ici. Hadji Fayzullah Effendi, le traducteur, est de région de Kamâh d’Erzincan. Il était professeur, au médéressa, à Söke. Il mourut en 1323 de l’Hégire [en 1905]. L’auteur de ce livre, Hadrat Mavlâna hâlid-i Baghdâdî Osmânî “kuddisa sirruh” était né en 1192 de l’Hégire dans la ville shehrezour, au nord de Baghdad, et il mourut en 1242 [en 1826] à Damas. Comme il était un descendant de Osmân-ý Zinnûreyn (le troisième calife de Raçoûlullâh), on l’appela Osmânî. Pendant qu’il faisait lire à son frère Mavlânâ Mahmûd Sahib, dans le livre de “Imâm-ý Navavî” intitulé “Hadith-i Arbain”, le second Hadîth qui est célèbre sous le nom de “Hadith-i djibril”, Mavlânâ Sâhib demanda à son frère aîné d’écrire ce hadîth en l’expliquant. Hadrat Mavlânâ Hâlid-i Baghdâdî “rahmatullahi aleih” pour satisfaire son frère, homme de grande élévation d’âme, accepta cette proposition et commenta ce hadîth en persan. Cette commentation a été publiée sous le nom d’ “I’tikâdnâma”.

 

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